Des commutateurs. — Les commutateurs sont destinés â
Fig, 426. Câble seus-marin.
établir ou à interrompre à volonté la communication entre deux parties d’un même conducteur ou entre deux conducteurs différents qui doivent être parcourus par un courant; les commutateurs employés en télégraphie diffèrent de ceux dont on se sert dans les laboratoires en ce qu’ils n’ont pas, en général, comme ces derniers à changer le sens du courant. Mais, d’autre part, il faut pouvoir relier entre eux de toutes les manières possibles des séries de conducteurs dont le nombre peut être considérable.
Nous signalerons les modèles les plus usités.
Lorsque l’on doit pouvoir relier successivement un même conducteur à plusieurs lignes différentes, on peut employer le commutateur rond (fig. 427); cet appareil est constitué par un disque en matière isolante portant au centre un axe métallique qui est en communication métallique avec le conducteur D; sur cet axe est
montée une lame en laiton faisant ressort l et qui se termine d’autre part par une manivelle en bois P. Dans sa rotation, le ressort peut venir rencontrer successivement divers pièces de laiton formant contact et auxquelles aboutissent les différentes lignes; en mettant le
Fig. 427. — Commutateur rond.
contact sur l’une ou l’autre de ces pièces, on pourra donc faire communiquer D à volonté avec l’une ou l’autre de ces lignes. Si on tourne la manivelle de manière que le ressort ne touche aucune pièce métallique, toutes les communications sont interrompues.
On peut employer des modèles se rapportant plus ou moins
Fig. 428. — Commutateur bavarois.
directement au système dit bavarois (fig. 428). Sur une plaque isolante en bois ou en ébonite, on fixe des plaques métalliques T, L1, L2 laissant entre elles de minces intervalles à bords parallèles; l’une de ces pièces par exemple est allongée et est mise en relation avec
SYSTÈMES TÉLÉGRAPHIQUES ET TÉLÉPHONIQUES
le conducteur T; les autres communiquent respectivement avec les lignes L1, L2, elles sont placées en face d’un des longs côtés de la pièce rectangulaire précédente. Ces diverses pièces sont entaillées légèrement en regard et dans les échancrures ainsi obtenues on peut introduire une fiche métallique B dont la tête est en ébonite; l’introduction de cette pièce établit la communication entre les fils qui aboutissent aux plaques qu’elles touchent.
On peut généraliser cette disposition et, à l’aide de pièces de formes variées et en nombre convenable, arriver à établir et à changer aisément les communications entre diverses lignes ainsi qu’il est aisé de le concevoir.