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Fig. 556.
Le circuit PSL vient aboutir à ce rail : aucun courant ne peut s’y établir puisque le rail est isolé et que le circuit n’est pas fermé. Mais quand vient à passer un wagon ou un train, le circuit se complète par les roues et les essieux et va se fermer sur l’autre rail qui communique à la terre, le courant passe alors et les appareils placés dans le circuit entrent en action.
Il n’y a, on le voit, aucune pièce susceptible de dérangement,
d’une part; d’autre part, le fonctionnement paraît assuré car quelque soit l’état du rail le passage des roues d’iïne locomotive établit un excellent contact métallique.
En réalité, l’isolement n’est jamais parfait et un courant faible traverse toujours le circuit; mais son intensité n’est pas comparable à celle qu’il atteint quand le contact métallique se produit. Il faut donc seulement régler les appareils de telle sorte qu’ils ne fonctionnent pas sous l’influence d’un faible courant.
Cette disposition fort ingénieuse paraît susceptible de donner la solution d’un grand nombre de problèmes qui intéressent l’exploi-
tation des chemins de fer. Une expérience prolongée peut seule renseigner sur les inconvénients qu’elle pourrait présenter.
681. Controleur de rondes. — Il est souvent intéressant d’avoir une preuve matérielle que les rondes de surveillance instituées dans un établissement ont été fidèlement exécutées et de savoir à quelles heures elles ont eu lieu : de nombreux appareils ont été imaginés pour avoir un contrôle effectif, et notamment dans plusieurs on a fait usage de l’électricité : nous indiquerons le principe du contrôleur de rondes de M. Napoli.
Les stations sont constituées par de simples boutons de sonnerie qui sont montés en dérivation sur un circuit comprenant une pile P
INDICATEURS, ENREGISTREURS, RÉGULATEURS
(fig. 557) et un électro-aimant N : les fils de ces boutons aboutissent à des ressorts qui viennent s’appuyer sur une barrette en fer E. Cette barrette est dirigée suivant l’un des rayons d’un disque isolant A dont l’axe métallique est relié à l’électro-aimant : elle se prolonge au delà du disque et son extrémité F vient buter contre un doigt H qui s’oppose à la rotation que tend à lui communiquer un rouage d’horlogerie; derrière ce disque se trouvent espacés d’angles égaux des rayons métalliques aboutissant à l’axe et terminés à leur extrémité opposée par un bouton qui traverse le disque et fait saillie^ sur la face antérieure. A la circonférence se trouve une dent rigide D en face de chaque rayon; ces rayons ont des longueurs différentes et telles que les boutons qui les terminent se trouvent respectivement en face de chacun des ressorts frotteurs.
Au disque est lié un cylindre B monté sur le même axe et portant en relief des lettres ou des numéros correspondant aux lettres ou aux numéros qui désignent chaque bouton; ces caractères sont distribués en hélice sur le cylindre de telle sorte que chaque caractère se trouve au point le plus bas quand le bouton correspondant sur le disque se trouve au point le plus haut, en contact avec le frotteur.
Sous le cylindre se meut une bande de papier PP qui se déroule uniformément sous l’influence d’un mouvement d’horlogerie; elle porte des divisions et des indications d’heure. Elle passe sur un cylindre excentrique G qui, lorsqu’il n’est pas enclenché par une roue à rochet M fait un tour, presse le papier contre le cylindre et imprime le caractère situé au point le plus bas; la roue à rochet est commandée par un levier L lié à la palette de l’électro-aimant.
Au repos, la barrette est verticale en contact avec tous les frotteurs, quand on presse sur un des boutons le courant s’établit, l’électroaimant attire la palette, l’extrémité de la barrette est dégagée, le disque commence à tourner, le courant cesse aussitôt; mais la rotation continuant, l’un des boutons du disque vient à passer sous le frotteur qui est relié au bouton sur lequel on presse, le courant s’établit de nouveau, la palette de l’électro-aimant est attirée, son levier bascule, le doigt qui le termine s’abaisse et vient buter contre une dent du disque qui est arrêté. A ce moment, le cylindre excentrique tourne et l’impression se fait indiquant par sa place sur le papier, l’heure à laquelle elle s’est produite.
Quand on cesse d’appuyer sur le bouton d’appel le courant cesse, la palette retombe, dégage le disque qui continue à tourner jusqu’à ce que son extrémité rencontre le prolongement de la barrette et
arrête le mouvement; tout est ramené à la situation primitive et disposé pour une nouvelle opération.
682. Casse-fils électriques. — Nous donnerons encore un exemple de l’emploi de l’électricité pour une application spéciale; c’est la disposition dite casse-fil à l’aide de laquelle on est averti lorsque dans un métier à bonneterie, par exemple, le fil vient à casser ou qu’il se présente des rugosités trop considérables : l’appareil peut même être installé de manière que, à ce moment, le métier «►cesse de fonctionner. Nous nous bornerons à indiquer le principe du casse-fil de M. Richard.
Le fil qui se déroule de la bobine A (fig. 558) passe sur divers guides B, D, E et poulies FG avant le point où il doit être utilisé entre les points D et E il supporte un cavalier constitué par un fil
de platine courbé I; ce cavalier est ainsi suspendu au-dessus d’une auge en verre à deux compartiments K et K' contenant du mercure. Ces compartiments correspondent l’un à la pile, l’autre à la sonnerie qui avertit ou. mieux, à l’appareil qui produit l’embrayage sous l’influence du courant. Tant que le métier marche régulièrement, le courant ne passe pas; mais si le fil casse, le cavalier de platine tombe, réunit les deux compartiments et le courant s’établit provoquant ainsi la sonnerie ou l’arrêt du métier par l’embrayage.
Le fil passe en C à travers une plaque métallique percée d’un trou assez fin; s’il présente une augmentation notable de diamètre, il casse et le résultat est le même que précédemment.
Nous passons sous silence divers détails qui sont sans utilité pour comprendre d’une manière générale le fonctionnement du système.