FONDERIE AU FOURNEAU A LA WILKINSON
Causes d’insalubrité. — Danger d’incendie.
Causes d’incommodité. — Noirels s’échappant de la machine.
— Fumée abondante.
— Odeur de goudron se répandant très-loin.
Prescriptions. — Surmonter le cubilot de fonderie d’une cheminée de quinze mètres au moins à partir du sol, fermée à la partie supérieure, ouverte sur les parties latérales, afin de retenir dans la cheminée les poussiers venant du cubilot.
— Ve pratiquer le goudronnage que pendant la nuit, dans une chambre close, munie d’une cheminée d’aérage partant du plafond. (Voir, au mol Résineuses (Matières ), l’article Chaînes, Câbles goudronnés.)
Fonderie nu fourneau iV In Wilkinson (3* classe). — 9 février 1823.
Ces fourneaux sont habituellement établis dans les grandes fonderies de fer et là où l’on a besoin d’une élévation considérable de la température. Ils sont presque toujours accompagnés d’une étuve pour le séchage et le flambage des moules. 3Iais ces diverses parties sont étudiées à l’article Fonderie de fer , Fonderie de bronze.
Causes d’insalubrité. — Vapeurs souvent nuisibles, provenant de la décomposition des métaux dans lesquels il entre souvent de l’arsenic (pyrites arsenicales).
Causes d’incommodité. — Fumée.
Bruit des soufflets.
Danger d’incendie par les flammèches ou petites escarbilles incandescentes qui s’échappent de la cheminée, qui a toujours besoin d’un très-fort tirage.
Prescriptions. — Isoler les fourneaux des murs mitoyens par un espace de trente-cinq centimètres au moins.
Placer les fourneaux sous une hotte assez large pour que les manipulations des bains métalliques puissent être exécutées au-dessous d’elle.
Surmonter cette hotte d’une cheminée spéciale, toute en maçonnerie, ou la faire communiquer avec une cheminée dont la section minimum soit au moins de un quart de mètre carré
FElî.
(vingt-cinq centimètres sur vingt-cinq centimètres), et qui s’élève à une hauteur qui dépasse de deux mètres au moins le faîtage des maisons voisines dans un rayon de cinquante mètres.
Disposer dans l’intérieur de la cheminée une voûte ou des plaques de fonte destinées à arrêter les ilammèches.
Quand l’établissement est isolé, ne donner à la cheminée qu’une hauteur modérée, afin que les escarbilles incandescentes tombent dans l’intérieur même de l’usine.
Ne laisser aucune matière susceptible de s’entlammer au pourtour de ces fours.
Avoir un appareil soufflant qui fasse peu de bruit.
Couvrir l’atelier où sont les fourneaux.
Indiquer toujours dans les autorisations le nombre des fourneaux et la nature du combustible employé.
Consulter, s’il y a lieu, l’instruction sur les fonderies enfer et sur les cas où elles sont soumises à la loi du 21 avril 1 810, sur les mines.
(Voir Fonderie de fer pour le moulage, Yéluve et le coulage.)
Cubilots (Tours û la Wilkinson) (2' classe). — 9 février 1823.
Détail des opérations. — Pour obtenir de la fonte dite de seconde fusion , qui est beaucoup plus homogène, on refond la fonte de première dans de grands cubilots en briques réfractaires de trois à quatre mètres de hauteur, maintenues par des plaques en fonte qui leur donnent la forme de prismes octogonaux ; une couche de sable ou de scories de forge concassées sépare les briques des plaques de fonte. Ce fourneau, dit à la Wilkinson, est posé sur une maçonnerie et sur une plaque de fonte qui lui sert de fond, maintient le revêtement latéral et la maçonnerie à la partie supérieure. Cette plaque est recouverte de deux ou trois rangs de briques et d’une couche d’argile en pente qui correspond au creuset du haut fourneau. A l’aide de deux tuyères on peut porter la température à un degré aussi élevé que le commande la fonte; on allume avec du charbon de bois embrasé, on jette peu à peu du coke, et on donne le vent. Quand la combustion est en bon train, on charge des