INCENDIES SPONTANÉS
Les conseils d’hygiène sont souvent saisis de la question de l’incendie spontané d’un certain nombre de substances, et chargés de déterminer dans ces cas si le feu a pu se déclarer seul, et quelles sont les prescriptions à imposer aux détenteurs de ces matières.
Le fait de l’incendie spontané de plusieurs substances est incontestable ; ce sont surtout des matières très-oxydables ; je puis citer le fer en limaille et le soufre mélangés, — les pyrites sulfureuses et arsenicales, certaines houilles contenant des sulfures de fer qui deviennent sulfates, — l’alun préparé avec les pyrites, etc., etc. Ces substances jouissent de la propriété d’absorber l’oxygène de l’air et de l'eau. Réduites en poudre, entassées dans un lieu humide, elles s’échauffent et s’enflamment spontanément. — Les dépôts de ces matières doivent donc être surveillés, et on doit : 1° Limiter à une faible quantité la masse
EXTRACTION DE l’iODE. 09
des substances de cette nature ; 2° ne point les déposer dans un lieu humide.
INDIGOTERIES (Extraction de l’indigo, dd tolygonum tinctorium) (2e classe). — 14 janvier 1815.
Cet art, autrefois essayé en France, ne se pratique plus.
IODE ET BROME (Extraction de i.’). Voir, au mol Acides, l’article Annexe, produits chimiques., t. I, p. 176.
Extraction de l'iode.
Détail des opérations. — L’iode se retire des eaux mères des sels provenant de l’incinération des varechs qui ne veulent plus cristalliser. Il est à l’état d’iodure de potassium ; on le trouve répandu dans un grand nombre de plantes marines ; dans quelques sources naturelles, dans certaines roches (à Saxon, en Suisse), et à l’état d’iodure d’argent cristallisé; certaines liouillesdonnenL dans les usines à gaz des eaux contenant de l’iode. C’est un corps cristallisé en paillettes, près de cinq fois plus pesant que l’eau, presque insoluble dans l’eau ; on l’emploie dans l’industrie à faire de l’iodure de potassium et à différents usages en photographie. 11 se colore en bleu au contact de l’amidon hydraté.
Le brome a la même origine, il est en bien moindre proportion dans les eaux mères des varechs ; il est liquide, rougebrun, trois fois plus dense que l’eau, peu soluble dans l’eau, mais soluble, comme l'iode, dans l’alcool cl l’éther.
Les sels provenant de l’incinération des varechs ou goémons sont mis à cristalliser ; on en retire par différentes cristallisations et refroidissements convenables le sulfate de potasse, le chlorure de sodium cl le chlorure de potassium qui y sont contenus.
Quand les eaux mères sont concentrées à cinquante-cinq degrés, on les salure par l’acide sulfurique, qui décompose le car-