‹ Traité pratique d'ophthalmoscopie et d'optométrie (volume 2)Chapitre 12 sur 24 · PLANCHE XII · texte numérisé non relu

PLANCHE XII

Figure 1.

Choroïdite chronique. - Atrophie papillaire. La papille paraît d'un bleu assez fonce : sa surlace est couverte de unes stries blanches rayonnées. — Le système vasculaire rétinien est atrophié. - La choroïde présente sous diverses formes les altérations de la choroïdite, à savoir : le pourtour de la papille est occupé par un disque d'atrophie sur lequel se voient quelques débris vasculaires ; la région de la tache jaune est envahie par un épanchement sanguin en voie de résorption; le caillot réduit à sa portion la plus épaisse est entouré d'une plaque atrophique circonscrite : sur divers autres points se voient, soit de l'atrophie, soit de petites exsudations accompagnées de dépôts pigmentaires.

Perle absolue de la vision depuis six années. — Affection développée sans signes apparents, sans cause appréciable chez un vieillard de CG ans. — L'autre œil, sain jusqu'à ces derniers temps, est envahi à son tour, et l'acuité visuelle abaissée à — .

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Fig. 2.

Choroïdite syphilitique circonscrite. — On voit au delà de la tache jaune des masses jaunâtres agglomérées et entremêlées de dépôts pigmentaires. La tache jaune est trèsfortement accusée, le réseau rétinien vivement injecté, ce qui permet de suivre de petits vaisseaux de second ordre jusqu'au niveau de la macula.— La choroïde elle-même, par sa teinte rouge foncée, parait aussi congestionnée.

Sujet atteint de syphilis depuis vingt-cinq ans. — Durant cette longue période, des manifestations diverses n'ont cessé de se succéder. Malgré l'intervention de traitements renouvelés pendantplus de cinq ans, le malade, au moment de notre examen, porte à la marge de l'anus des tubercules ulcérés manifestement syphilitiques. — L'angle nasal est aboli, il est occupé par une large tache aveugle, au niveau de laquelle la vision est réduite à une sensation qualitative. En cherchant avec un peu d'attention on découvre que cette tache se partage en deux zones, l'une au niveau de laquelle la perception se fait encore, l'autre centrale, au niveau de laquelle elle est tout à fait abolie. — Dans les autres directions l'acuité visuelle est égale à l'unité.

Fig. 3.

Choroïdite athéromateuse. — Le champ choroïdien est couvert de nombreuses stries jaunâtres, plus abondantes au pourtour de la papille. Le stroma est profondément altéré, mais en aucun point il n'existe d'atrophie complète qui mette à nu la sclérotique. — Nombreux dépôts pigmentaires.

Sujet de 38 ans. — Pas de syphilis. — Affection remontant à six ans. Le mal a débuté par quelques symptômes, tels que rougeur persistante du globe oculaire, douleurs pré-orbitaires, qui paraissent appartenir à une Irido-choroidlte rhumatismale. Actuellement Pi cuite visuelle est égale à — • Le champ visuel est altéré surtout du côte4 de l'angle frontal ; l'angle temporal est le mieux conservé.

Fig. 4.

Choroïdite chronique. — Atrophie papillaire. Altération profonde de la choroïde, mais sans destruction complète du .stroma. Les vei i fortement BOeOJéei forment un

riche réseau qui rayonne vers la papille et qui se détache très-vivement sur un fond noir. Au pourtour de la papille on remarque une couronne de stries jaunes et brillantes, dues manifestement à des vaisseaux, et qui, en raison de leur siège et de leur distribution, semblent appartenir aux artères ciliaires postérieures. Papille atrophiée d'un gris jaunâtre, volumineuse, sans excavation. Cette affection qui, depuis longtemps, a amené la perte de la vision, paraît avoir débuté par les signes d'une irido-choroïdite à répétitions.

Fig. 5.

Même affection que dans la figure précédente. — L'altération choroïdienne est plus profonde encore. Le système vasculaire choroïdien se présente sous l'aspect d'un réseau à mailles serrées. On dirait, sauf la couleur, les nervures d'une feuille dépouillée de son parenchyme. Sous un premier plan de vaisseaux rouges, apparaît en beaucoup de points un réseau de stries jaunes, dû sans doute à des vaisseaux sclérosés ou graisseux. Papille complètement atrophiée, large, sans excavation. — Vaisseaux rétiniens réduits à de menus filaments.

Abolition complète de la vision. L'affection développée chez un sujet de 54 ans remonte à huit ans. Elle a débutéaussi par des signes d'irido-choroïdite à répétitions ; pendant plusieurs années le malade a été tourmenté par l'apparition de gros moucherons et d'éclairs brillants et jaunâtres dans le champ visuel. L'affaiblissement de la vue a été régulier et progressif.

Fig. 6.

Même processus que dans les deux cas précédents; la choroïde, la papille offrent des caractères fort analogues, sinon identiques. Mêmes débuts du mal, môme effet sur la vision.

PERRIN Ophthalmoscopie

CHOROIDITES

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