PREFACE
titre que le staphylôme postérieur, la choroïdite chronique, le décollement de la rétine, etc., sont représentés par un très-grand nombre d'images. En multipliant ainsi les modèles, on obtient des termes de comparaison plus rapprochés, entre lesquels peut être placé plus aisément chaque cas particulier.
Pour observer avec fruit l'état pathologique du fond de l'œil, il est indispensable de bien connaître l'état physiologique et les variétés qu'il comporte. Les divers aspects de la papille, des vaisseaux rétiniens et surtout de la choroïde, deviennent à chaque pas une source d'embarras ou d'erreurs, si l'on n'a pas commencé par les bien connaître. L'étude de l'œil physiologique a été trop négligée jusqu'alors. Nous lui avons consacré, pour combler cette lacune, un grand nombre de ligures. Chacune d'elles représente -des particularités de mince valeur en ellesmêmes, mais d'une importance considérable pour empêcher les erreurs de diagnostic et pour habituer de bonne heure h la sévérité de jugement qui est si indispensable au début des études ophthalmoscopiques.
Les figures sont à peu près de même grandeur que l'image renversée fournie, chez un emmétrope, par une lentille de deux pouces et demi. Nous avons cherché longtemps au début de notre entreprise un procédé qui nous permît de représenter la papille, les vaisseaux rétiniens et les altérations pathologiques suivant un (■apport rigoureusement exact. Pour des raisons diverses, la photographie, les mensurations micrométriques, la chambre claire n'ont donné aucun résultat satisfaisant. Dans ces essais infructueux nous avons acquis la conviction que rien ne valait encore un pinceau habile. Nous saisissons avec empressement cette occasion de dire que nous avons été parfaitement secondé par M. Félix Regamey : ses aquarelles sont des modèles irréprochables de vérité dans la couleur et d'exactitude dans les détails.
Beaucoup d'images ont été reproduites sans dilatation préala-