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KYSTES DU VAGIN

malformations congénitales. Mais la clinique a tout à gagner à leur description d'ensemble.

Nous distinguerons, au point de vue anatomo-pathologique :

A. Des kystes d'origine traumatique , dus à l'accouchement, à des excès de coït (boui'ses professionnelles des prostituées, Gourty), à un traumatisme quelconque, etqui se subdivisent en : 1° kysles consécutifs à des hématomes; 2° collections séi'eiises, analogues à celles décrites par Morel-Lavallée dans le tissu cellulaire sous-cutané (Thorn, Ladreit de la Charrière); 3° hygromas développés dans des bourses séreuses accidentelles (Verneuil, Tillaux, Thalinger, Eustaclie).

B. Des kystes pseudo- glandulaires, dus à l'oblitération des cryptes vaginaux, et dont l'examen microscopique a été fait par Preuschen, Schmal, Heitzmann, de Hûckel.

G. De ceux-ci on peut rapprocher les kystes ayant, pour origine, d'après Decio, la soudure de replis de la muqueuse et les kystes formés par inclusion opératoire de Vépitliélium pavimenteux (fig. 103).

D. Des kystes par ectasie lymphatique (Klebs, Winckel).

E. Des hjstes gazeux, pouvant atteindre le volume d'une petite noix (Decio), et relevant de la colpohyperplasie kystique déjà décrite.

F. Des kystes d'origine embryonnaire, qui présentent une paroi bien distincte, riche en fibres lisses et en vaisseaux. Us se divisent en kijstes Wolffiens et kystes Mullériens.

Les premiers sont développés dans les canaux de Gartner, ou vestiges des canaux excréteurs du corps de Wolff (voy. livre lll, chap. i), qui s'étendent des ligaments larges au voisinage du méat urinaire et ne doivent pas être confondus avec les tubes péri-uréthraux de

Fig. 104. — Kysle Wolfrien de la paroi antéi'O-lalôrale droite (d'après Clialot).

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