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KYSTES DU VAGIN

On a constaté parfois, clans un môme kyste congénital, de l'épi- I hélium cylindrique et de l'épithélium pavimenteux (Poupinel).

Symptômes.

Les kystes du vagin ne se manifestent subjectivement que s'ils sont (l'un certain volume ou enflammés. Leurs symptômes se résument en une sensation de pesanteur, en particulier pendant la marche, et en troubles fonctionnels d'ordre mécanique : gène de la miction, de la défécation, de la menstruation, du coït, de l'accouchement.

Ils sont fluctuants ou rénitents. La muqueuse qui les recouvre a son caractère normal; ou bien, si le kyste est très tendu, elle peut être violacée, ardoisée ou transparente (Jolinston).

Diagnostic.

On ne peut les prendre qu'à première vue pour une rectocèle ou une cïjstocêle. Mais la confusion avec une gomme vaginale' est beaucoup plus facile. Il en est de même à l'égard de Vuréthrocèle si le kyste se trouve localisé au-dessous du canal de l'urèthre. On évitera cette dernière méprise, en ayant recours à une injection de lait dans la tumeur, à moins qu'elle ne se soit ouverte dans l'urèthre : l'erreur, dans ce cas, est à peu près fatale, mais elle est sans inconvénient.

On comprend encore que les kystes pré-cervicaux puissent être pris pour des tumeurs du cul-de-sac de Douglas.

Heydrich a signalé un cas dans lequel on avait pensé à un kyste congénital, alors qu'il s'agissait, en réalité, d'un diverticule du rectum, formant cul-de-sac, et qui s'était étendu entre le rectum et la paroi vaginale, en refoulant celle-ci.

Les kystes d'origine congénitale semblent être les plus fréquents. Ils se reconnaîtront à leur unicité ou à leur disposition en chapelet, à leur siège, à leur membrane propre, à leur volume. D'après Pozzi, on devrait rapporter à cette origine tous les kystes dépassant le volume d'une noisette. Cette opinion paraît un peu exagérée (Chalot). La distinction entre les kystes Wolffiens et Mullériens ne peut s'établir que sur des caractères inconstants : prolongements para-cervicaux ou cervico-ligamentaires, pour les kystes Wolffiens; présence de papilles et siège du kyste sur la paroi postérieure, pour les kystes Mullériens.

Les kystes pseudo-glandulaires sont disséminés sans ordre.

Les autres sont très rares. En se rapportant aux anamnestiques, on arrivera à saisir la véritable nature des kystes d'origine traumatique.

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