INTRODUCTION
Si, il y a quelques années, les hommes qui voulaient étu— dier sérieusement la gynécologie étaient obligés de se rendre à l'Étranger, il n'en est heureusement plus de même aujourd'hui, et tous trouvent actuellement, dans nos hôpitaux et dans nos cliniques, un large champ d'instruction.
Après s'être, pendant un certain temps, tenus dans une sage • réserve, réserve que l'on pouvait presque taxer de timidité, nos jeunes chirurgiens, mettant à profit les expériences tentées à l'Étranger, sont à leur tour devenus des maîtres, et à. cette timidité dont on leur faisait un reproche, a succédé une audace qui ne semble plus devoir connaître de limites. — Oubliant, un peu trop selon moi, les principes de la chirurgieconservatrice, et entraînés malgré eux par leur habileté opératoire, ils ont presque négligé le c6té clinique de là . gynécologie, pour n'en plus voir que le côté essentiellement chirurgical, et bon nombre de malades ont payé d'unestérilité qu'on aurait pu leur éviter, ou même de la mort,, les excès opératoires dans lesquels on est véritablement tombé depuis quelques années.
Ouvrez nos traités classiques de gynécologie : qu'y trouverez-vous? Une partie essentiellement scientifique, caractérisée par un luxe' de descriptions anâtomiques et anatomo-