CARBURES A 6 ATOMES DE CARBONE
§ 57. — Carbures a 6 atomes de carbone.
Liquides volatils :
(I) . Hexane normal, C6Hu— 86 et isomères.
Point d’ébullition : 68°.
Autres, de 4- 45° à -468°.
Vapeurs non attaquées à froid par le brome, l’acide sulfurique concentré, l’acide azotique fumant, les hydracides, etc.
C6H14-b 9|-02= 6 CO2 -4- 7 H2 O.
(II) . Hexène, C6H12=84 et isomères :
11 existe avec cette formule des carbures non saturés, absorbables par Br, S04Ï12, les hydracides, et des carbures cycliques plus stables.
(III) . Carbures C6 II 10 =82 :
(IV) . Carbures C6H8=8o :
MONOGRAPHIES
§ 58. — Carbukes C6 H6 = 78 (Benzine).
Parmi les nombreux carbures isomères, susceptibles de divers degrés de saturation qui répondent à cette formule, on citera seulement la benzine, carbure cyclique, dont la vapeur se produit dans une multitude de réactions pyrogénées; elle peut être caractérisée et dosée par les méthodes gazométriques.
Sa tension de vapeur est de om,075 à 20?, soit un dixième de la pression normale.
Vapeur incolore, à odeur spéciale.
Neutre et stable.
Inflammable, avec flamme fuligineuse.
L’acide sulfurique concentré semble d’abord sans action. Cependant il absorbe peu à peu la benzine en formant un acide conjugué, non dédoublable par hydratation. Mais les sels de cet acide sont décomposés par distillation avec un alcali fixe et ils produisent ainsi du phénol C6H60.
Le chlore forme un hexachlorure, C6H6CI6, cristallisé, et des produits de substitution.
Le brome l’absorbe et s’y combine peu à peu, en formant un hexabromure cristallisé et des produits de substitution.
Les hydracides concentrés sont sans action à froid.
A de hautes températures et surtout vers 3oo°, l’acide iodhydrique en solution aqueuse saturée à froid est décomposé parla benzine, en formant des hydrures, tels que C6H8, C6HU, C6H12 et plus difficilement C6H14, suivant la température, les proportions relatives et la durée de la réaction.
L’acide azotique ordinaire dissout la benzine à froid, en formant de la nitrobenzine C6HsAz02, liquide précipitable par l’eau, doué d’une forte odeur d’amandes amères et transformable en aniline et matière colorante bleue (p. 178).
Si l’acide azotique est en excès, on obtient un mélange contenant de la binitrobenzine C6H4(Az02)2 cristallisée. Ces réactions sont d’une extrême sensibilité.
La vapeur de la benzine, mêlée d’oxygène à la température ordinaire, détone par l’étincelle, à la façon d’un gaz permanent,
C6H6 -h 4ïO~ 6C02-f- 3 H2 O.
Observons d’ailleurs que le mélange d’oxygène et de vapeur de benzine, dans ces proportions, répond à peu près à la tension maxima de