Mélange d' hydrogène (x) et d’oxyde de carbone (c
On ajoute un volume d’oxygène mesuré B, égal au volume du mélange, ou un peu plus. On fait détoner : il se produit une contraction C. On mesure le volume du gaz carbonique F dans le résidu.
La contraction produite par la combustion de l’hydrogène est f x ; celle produite par la combustion de l’oxyde de carbone est \v. On a donc les deux équations
et il y a une vérification.
Pour un mélange renfermant peu d’hydrogène, il est bon de vérifier que tout l’oxyde de carbone est brûlé. On procède donc à une nouvelle combustion sur le résidu renfermant un excès d’oxygène, et auquel on ajoute du gaz tonnant. S’il y a une contraction supérieure à celle du mélange tonnant et production d’un peu d’acide carbonique, on possède les données de la correction.
8. Mélange d’azote (z), d’ oxygène {y) et d’oxyde de carbone (c) :
On ajoute du gaz tonnant, si l’azote est supposé en forte proportion par rapport à l’oxyde de carbone.
Premier cas. — Supposons d’abord que le mélange contienne assez d’oxygène pour brûler tout l’oxyde de carbone.
Après la détonation, on observe une contraction C et il se forme une quantité d’acide carbonique F. On a
432 ANALYSE UES MÉLANGES GAZEUX
Il y a une vérification et il reste l’azote (s) avec l’excès d’oxygène (y):
On ajoute alors un excès d’hvdrogène I) (plus un peu de gaz tonnant an besoin). On fait détoner et l’on observe une nouvelle contraction C'. L’excès d’oxygène :
L’oxygène initial :
Dès lors l’azote
Second cas. — Si l’oxyde de carbone prédomine dans le mélange par rapport à l’oxygène, sa combustion n’est pas totale et il ne reste pas d’oxygène après la première opération. Dans ce cas, on recommence et il faut ajouter avant la combustion un excès d’oxygène B. On a alors de même
X + B = JC';
d’où la valeur de y et par suite celle de l’azote.
On vérifie que les combustions ont été totales, en ajoutant au résidu du gaz tonnant, en faisant détoner, et en s’assurant qu’il n’y a point d’autre changement de volume que celui répondant à la disparition du gaz tonnant.
9. Mélange d’azote (s), d’oxygène ( y ), d’hydrogène (, x ) et d’oxyde de carbone ( c) :
Premier cas. — Supposons que le volume initial de l’oxygène soit suffisant pour brûler totalement l’hydrogène et l’oxyde de carbone. On fera détoner.
C étant la contraction et F l’acide carbonique :
d’où résulte la valeur de x , hydrogène.
L’oxygène consommé
yi = i(x-h c).
On ajoute au résidu un certain volume d’hydrogène D et Ton fait
ANALYSE DES MÉLANGES GAZEUX
■détoner; le tiers de la contraction C' représente l’oxygène restant :
L’oxygène initial : y — yv~\-y'^
Enfin l’azote : z — A — ( v -+- x h- y).
Si ce résida ne brûlait pas, on recommencera la dernière opération avec addition de gaz tonnant.
Deuxième cas. — Dans le cas où le résultat définitif accuse l’in- •suffisance de l’oxygène initial, c’est qu’il y a combustion imparfaite de l’hydrogène et de l’oxyde de carbone. On peut alors compléter la combustion du résidu après addition d’oxygène.
Mais il est préférable de recommencer toute l’opération, après l’addition d’un volume connu et suffisant d’oxygène, B.
On peut d’ailleurs éviter ces tâtonnements, en s’assurant dès le début de la proportion de l’oxygène, sur un échantillon séparé du mélange, au moyen du pyrogallate de potasse. Ce renseignement étant acquis, on ajoute alors à une autre fraction du mélange primitif un volume bien connu et suffisant d’oxygène, et l’on procède comme ■plus haut. A la rigueur, on pourrait après la combustion procéder à l’absorption de l’oxygène excédent par le pyrogallate : estimation moins exacte que celle par combustion, mais qui suffit dans la plupart des cas.
L’oxyde de carbone pourrait être estimé (après absorption de l’oxygène) au moyen du chlorure cuivreux; mais il faudrait toujours déterminer finalement l’hydrogène par combustion. Cette méthode mixte sera étudiée dans la quatrième Section.
§ 8. — Mélanges renfermant du protoxyde d’azote.