DES OS DU BASSIN
§ i. — Bu sacrum.
Le sacrum, ainsi nommé parce que chez les anciens celte partie de la victime était offerte aux dieux dans les sacrifices, est situé à la partie postérieure et médiane du bassin, bien en arrière du point où ce canal s'articule avec les fémurs, circonstance avantageuse à la station. Il est enclavé à la manière d'un coin, entre les os coxaux, et répond en haut à la colonne vertébrale proprement dite, en bas au coccyx.
Le sacrum est dirigé, relativement à l'axe du corps, obliquement d'avant en arrière et de haut en bas; d'où il résulte que la colonne représentée par le sacrum forme, avec la colonne lombaire, un angle obtus, saillant en devant, rentrant en arrière : cet angle est nommé angle sacro-vertébral ou promontoire.
Indépendamment de cette direction oblique, par rapport à l'axe du corps, le sacrum est recourbé sur lui-môme d'arrière en avant, de manière à offrir une concavité antérieure beaucoup plus prononcée chez la femme que chez l'homme.
La forme du sacrum est très-irrégulière : on l'a rapportée à une pyramide quadrangulaire dont la base serait dirigée en haut. Quoi qu'il en soit, cet os aplati d'avant en arrière présente quatre faces et deux extrémités.
La face postérieure présente sur la ligne médiane les rudiments des apophyses épineuses vertébrales ; au-dessous de celle-ci, une gouttière constituée par la terminaison du canal sacré, et terminée latéralement par deux tubercules ; de chaque côté, les trous sacrés, au nombre de quatre, lesquels donnent passage aux nerfs de ce nom ; plus en dehors, une série d'éminences qui rappellent les apophyses articulaires des vertèbres; enfin, deux dépressions où se fixent les ligaments sacro-iliaques.
La face antérieure est concave de haut en bas. Cette courbure du sacrum est beaucoup plus considérable chez la femme. Au reste, rien n'est aussi variable que cette, courbure, et cela s'explique par les usages de cet os, qui sert de base de sustentation à tout le corps. Cette face antérieure est divisée par quatre lignes saillantes, entre lesquelles se trouvent des gouttières peu profondes : de chaque côté, les orifices antérieurs des nerfs sacrés antérieurs; plus en dehors/ une surface concave, qui donne attache au muscle pyramidal, et qui est creusée par des sillons transversaux où se logent les nerfs sacréSi