AAA ELA AVAL LAVE VE AVANT-PROPOS DE M. WINSOR
J E h’ai ii entrepris la traduction de ÉGU vragé de M. Accum, célèbre chimiste opérateur à Londres, , que pour donner encore plus d’étendue et utilité à une découverte importante, dont il est à désirer que les avantages se répandent au loin. Je travaille en F rance avec le même zèle qui m’anima en Angleterre, où jemployai douze années à com= battre les obstacles et les préventions de toute espèce. | Pts à
Jeus d’abord pour antagonistes pres que tous les sayans , entr’autres M.
Accum. Ie RUES
Une connaissance plus approfondie
Ci)
de mes procédés a fait revenir ce savant d’une opinion trop légèrement | eo fise ; aussi a-t-1l mis à profit dans son Traité ( qui a eu, sept années après, trois, éditions en dix-huit mois ). tous lesargumens que j'avais employés dans mes brochures. Il faut dire en lhonneur de M. Aocum, que d’adversaire redoutable il est devenu le défenseur le plus zélé de la cause qu'il avait d’abord combattue. Les dépositions qu’il a faites comme témoin dans ‘une en- | quête au parlement, en sont: une RER VR | manifeste.
Je me suis permis de Far dans la traduction du Traité pratique de M. Accum un chapitre sur la force comparative des lumières de huile
et des chandelles. Cette partie n'était
qu’une compilation de plusieurs ouvrages bien connus et à peu près étrangère au fond du Traité. Mais ai | ajouté à ma traduction :
19 Un extrait étendu de lenquête qui a eu lieu dans le parlement, enquête dont cette assemblée ( contre sa coutume } a ordonné l’impression :
c’est une preuve incontestable de Pimportance qu’elle y a attachée ;
29 L’extrait d’un rapport des vingtsix principaux actionnaires aux souscripteurs , et du Mémoire qui fut présenté au Roi en 1808, dans son conseil- Privé ; | : à
3° Un extrait des nouvelles enr quêtes qui eurent lieu devant le parlement en 1816, au sujet d’un troi-
sième bill, pour incorporer la Société
eus à perpétuité, et pour augmenter les privilèges ;
4 Un extrait de quelques-uns des ouvrages que j'ai publiés depuis 1802.
Je n’ai qu’un seul raisonnement à faire au sujet des réclamations qui pourraient s'élever sur la priorité de cette découverte.
Toutes les tentatives d'éclairage par le gaz, ayant pour objet de se procurer de la lumière pendant une heure, un jour, une semaine, un moOIS , OU même une année, avaient échoué jusqu’ici à cause des difficultés sans nombre et imprévues RÉ présente la manipulation. |
La plupart des fourneaux que j'ai vus, soit exécutés, soit dessinés, m’ont
paru insufhsans. Quelques-uns des ap-
pareils étaient si grossiers , qu'ils métaient bons qu’à brûler la fumée épaisse qui sort directement des tuyaux , et 1ls se trouvaient bientôt hors de service.
Le premier appareil de M. Murdock, dont 1l fut question dans l'enquête, n’a pas échappé à cet inconvénient.
Aucun praticien n’avait imaginé de condensateur pour refroidir les vapeurseten faire précipiter toutesles parties non gazeuses; et cette circonstance seule suffisait pour s’épposer au succès.
Enfin , on n’avait pas su disposer les machines et placer les tuyaux de manière à prévenir les explosions, les pertes de gaz, et à éviter les oscillations des lumières occasionnées par la condensation qui a lieu dans les
tuyaux.
Pie
Personne, j'en ai la certitude, ne pourra se flatter d’avoir employé avant moi tous ces moyens d'exécution ; et, dans tous les cas, personne avant moi m'avait songé à tirer parti de tous ces produits, qui résultent de la distillation du charbon de terre.
R/VVVVR/ AVR RG UE VAL /A RL RU ULRVVRL LR VAR E INTRODUCTION.
S: la découverte des principes physiques a plus souvent été due au hasard qu'aux recherches des savans, c’est à leurs méditauons et à: leurs travaux opiniâtres que l’on doit la connaissance approfondie de ces principes, et leur emploi précieux pour les arts et les besoins de l’homme.
La chute d’une pomme servit à découvrir la gravitation ; les essais de deux enfans sur des. morceaux de verre amenérent l'invention des lunettes ; lévaporation de quelques gouttes de vin dans une bouteille jetée au feu, conduisit aux machines à vapeur; l'inflammation de quelques parties de gaz hydrogène qui se dégageaient des fissures d’une mine, indiquèrent la présence de ce gaz dans le charbon, ec. , etc. Néanmoins ce ne fut qu'après plusieurs siècles d'essais progressifs, pénibles et dispendieux ensuite de ces observations fortuites, que les.
(8) notions primitives trouvèrent une application fructueuse. |
Jusqu'à ce qu'on parvienne à ce point, personne ne réclame l'honneur d’une découverte stérile qui n'offre rien encore qui puisse flatter l'ambition ou exciter la cupidité. Mais dès qu'un homme, après avoir eu le courage de consacrer sa vie et sa fortune pour chercher à utiliser une de ces découvertes mort - nées, vient à obtenir quelques résultats favorables, de toutes parts s'élèvent des revendications et des réclamations, qui certes n’eussent jamais eu lieu, tant que les mêmes recherches n’auraient amené que la ruine inuule de ceux qui s’y livraient.
Ainsi l'invention du gaz inflammable, dit fiydrogène carburé, parce qu'il provient de la carbonisation des combustibles ordinaires, fut long-temps dédaignée dans le monde savant.
On a commencé à s’en disputer la découverte, du moment que l'application en a été faite en Angleterre d’une manière avantageuse.
Cependant c'était sur l’application, seulement du principe, qu'il fallait disputer, et non sur sa découverte; car il faudrait, en ce dernier Cas, remonter trop haut pour mettre en présence tous les compétiteurs.
Dans les vastes et fertiles champs de l’économie politique, les manipulations qui offrent les avantages les plus réels aux nations et aux particuliers, sont celles qui, à peu de frais et en peu de temps, procurent des produits applicables aux arts les plus nécessaires ; mais parmi les avantages que nous pouvons tirer, soit des produits de la nature , soit des produits que nous créons nous-mêmes, 1 y a encore bien des degrés qui dépendent du besoin plus ou moins grand qu'on en éprouve ; de leur rareté ou de leur abondance, du luxeet des convenances. | |
Dans l’état de la nature, les besoins des hommes se réduisaient aux vêtemens et à la nourriture ; ils y subvenaient avec des peaux d'animaux et des fruits, racines, etc. ; mais dans l’état de culture et de civilisation , leurs besoins se sont, tellement multipliés, qu'l serait difficile de les énoncer tous : on regarde comme besoin, les choses de première nécessité , celles qui ne sont qu'utiles , et, enfin, les objets de convenance ou de luxe :
une chose est d'autant plus estimée qu'elle satisfait à un plus grand nombre de ces conditions.
Les perles fines et les diamans , par exem-
(10) ple, sont purement objets de luxe : on ne les estime qu'à cause de leur rareté : car il y a des pierres artificielles qui sont aussi belles , et dont on ne fait que peu de cas, parce qu'on peut s’en procurer aisément. £
Les métaux précieux ne doivent leur valeur qu'à des convenances de commerce et à leur rareté ; tandis que les métaux communs, surtout le fer, si uüle, et qui devrait être regardé comme le plus précieux , n’a que peu de prix.
L'industrie des hommes les a portés à chercher à convertir les matières brutes dont ils abondent, en d’autres qui puissent leur rapporter plus ; ils y sont parvenus. Une livre de fer, par exemple , qui coûte trois sous , après avoir passé dans les mains des ouvriers , et avoir été changée en une livre de ressorts de montre, devient plus précieuse que son poids d'or, à cause de son utilité : de même un pied cube de terre argilleuse , de presque nulle valeur intrinsèque, est convertie, dans une manufacture de porcelaine , en un vase superbe d’un très-grand prix, parce qu'il sert au luxe.
D'après les observations précédentes , il est aisé de se convaincre qu'une manipulation qui
donne des produits qui satisfont aux trois condiions énoncées, besoins de première nécessité , utilité et luxe où convenance , doit-être regardée comme très - avantageuse dans un pays où l’on peut extraire ces produits à peu de frais, d’une matière commune et indigène.
La manipulation par laquelle nous urons de la houille, du gaz, du goudron huileux, de l’ammoniaque et du coke , offre tous ces avantages ; la lumière qu’elle procure est plus belle, plus saine que celle dont nous nous servons, et ne produit aucun dégât : elle sert au luxe , et, de plus , est de première nécessité.
Le goudron huileux est bien supérieur, pour les üsages ordinaires, à celui qu'on emploie actuellement. L
On en extrait de l'huile essentielle , et de la poix ou de l’asphalte qui estincomparable à tous ceux qu'on connait.
La liqueur ammoniacale peut servir, ent’autres , pour les teintures , tantôt de mordant, et tantôt de mordant et de matière colorante à la fois.
Tout ce que nous venons d’énoncer sera prouvé dans ce qui suit, par les différens extraits qui se trouvent dans l'ouvrage.
Extrait d'un rapport fait aux actionnaires de M. Winsor, par une commission de vingt-six membres, en juillet 1807 (1).
« Vu que, d’après les expériences officielles faites avec l'appareil breveté de M. Winsor, il paraît certain qu’on peut s’en servir sans danger; qu'il épargne et produit tout ce que l’auteur à avancé, et qu'il nous fait entrevoir une manipulation riche en avantages, tant pour la nation que pour les particuliers ;
« Nous avons résolu à l’umanimité :
« 1° Qu'il sera mis par un acte, 20,000 fiv.
sterling (480,000 fr.) à la disposition de la commission, pour aider M. Winsor à faire des expériences plus en grand dans l'éclairage d une rue, et sur-tout pour atteindre le grand but
d'obtenir une charte d'incorporation de la Saciété, qui, par son travail, rendra cetie découverte encore plus avantageuse à la nation ét au gouvernement ; ;
(1) Il y avait 3,700 signatures remplissant 84 grosses feuilles de parchemin; et telle fut la confiance générale, que 45,000 liv. st. (1,080,000f. } furent payées entre mes mains, de publiai , pendant quatre ans, les recettes et dépenses d'administration.
« 2° Que les personnes respectables nommées par l'assemblée, au mois de juin, comme commission provisoire, seront conservées, et que leurs noms seront insérés dans l’acte à passer entr'elles et M. Winsor. »
Voici les noms des inembres composant la commission :
J.-L. Grant, esq'°, Le duc d’Athol.
Lord vicomte Anson.
Le baron W olff. | Sir C. Baynes, baronnet , négociant.
Sir W. Paxton, banquier. | Sir M. Bloxam , idem.
W. Devaynes, esq'°, banquier, ex-directeur de la Compagnie des Indes.
* Sir C. Cockerrel, baronet, banquier.
J.-H. White, esq", magistrat.
J. Thompson, idem , négociant.