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DESCRIPFION
De l'appareil et du mécanisme employés actuellement à Londres pour éclairer les rues, les maisons et les manufactures, avec le gaz hydrogène carburé, tiré de la houille.
Avawr de donner la description de la machine la plus propre à l'éclairage des rues, des maisons et des atteliers, nous décrirons un appareil portatif qui, sur une échelle plus pete, fera ‘connaître la production et-la nature de cette nouvelle espèce de luminaire.
Pour ürér le gaz hydrogène carburé du charbon de terre commun , et l'appliquer aux usages domestiques, on introduit la houille dans de vastes cylindres de fer appelés cornues. Les tubes de fer qui y communiquent, abouussent à des vaisseaux ou récipiens destinés à recueillir et purifier le gaz.
Les cornues, chargées de houille et privées de communication avec l'air extérieur, étant
(35) placées sur le feu, l’action de la chaleur en dégage le gaz avec une vapeur aqueuse ammoniacale et un fluide bitumineux, qui n’estautre chose que du goudron. Les substances liquides sont reçues dans des réservoirs convenables, Les produiis gazeux sont conduits par des tubes dans le gazomètre , où le gaz, passant à travers l’eau , se débarrasse des substances hétérogènes, et est tout prêt pour le service. I} y a aussi d’autres tuyaux qui partent du gazomètre, et forment diverses ramifications jusqu'aux orifices des lampes où le gaz doit être brülé. Il en sort par de petites ouvertures, et jetie une flamme claire et brillante, tant qu'il est alimenté. Tous les tubes qui sortent du gazomètre sont pourvus , à l’extrémité, de robinets pour régler la sortie du gaz. Les lampes ont toutes sortes de figures ; les unes sont un tube avec un simple orifice ; la flamme s’en échappe par un seul jet, etune fois allumées , le gaz y brûle avec une régularité parfaite; d'autres sont formées de deux tubes concentriques de cuivre ou de tôle, placés à très-peu de distance l’un de l’autre, et fermés au fond. Le gaz qui pénètre dans l'intervalle des cylindres prend feu au bout, comme l'huile brûle dans un quinquet. Deux courans d'air, l’un inté-
( 36 ) rieur , l’autre extérieur, excitent la flamme de la même manière, Quelquefois les tbes concentriques sont fermés à l'extrémité supérieure; mais On y laisse de petites ouvertures par lesquelles le gaz s'échappe, et produit des filets distincts de lumière.
L'appareil à gaz (pl. IT) est très-propre à faire voir, dans la petite dimension , le mode général de cette nouvelle espèce d'illumination. Îl peut servir aussi à fixer, avec une médiocre dépense, la valeur comparative des différentes espèces de charbon, et à faire d’autres expériences relatives au même objet.
Il consiste en trois parties distinctes ; savoir : 1° un fourneau portatif ( fig. 1 de la pl. A) par le moyen duquel le gaz est préparé; 2° un condensateur (jig. 2 } qui sépare et purifie Les produits urés du charbon, de façon à rendre le gaz utile pour l'éclairage ; 3° un gazomètre ou réservoir ( fig. 3) pour contenir le gaz purifié, et le distribuer suivant qu’on le désire.
À représente une cornue de fonte, telle qu'on en emploie dans le laboratoire, Cette cornue est posée sur un trépied de fer battu, placé sur les barres de la grille du fourneau. Le charbon qui doit fournir le gaz est enfermé dans la cornue. Get instrument est garni, à son
(57) ouverture, d'un bouchon de fer très-solide, assujetti par un coin du même métal. Il en ré. sulte que l’on peut, à volonté, boucher hermétiquement la cornue remplie de charbon, ou Jui rendre la communication à l'extérieur, en enlevant le coin de fer.
B est un tube de métal qui conduit tous les produits de la distillation dans le condensateur (fig. 2). Ce tube est courbé de manière à entrer à angle droit dans ce dernier vaisseau. Le condensateur, figure 2 , se divise en trois comparumens marqués C, D, E. Le premier compartiment est rempli d'eau, et par ce moyen la communication avec l'air extérieur est fermée à la cornue qui produit le gaz. Le second compartiment D contient une solution de potasse caustique, composée d'environ deux parties de potasse et de seize parties d’eau , ou d’un mélange de chaux vive et d’eau , à la consistance d’une crème très-légère. L'objet de ce compartiment est de séparer le gaz non inflammable et
les autres produits qui s’'échappent pendant la
distillation du gaz hydrogène carburé, le seul dont on veut faire usage. Le troisième compartiment E demeure vide, pour recevoir le goudron et les autres, produits liquides.
Dans le premier compartiment C, tous les
gazeux et liquides arrivent tels que la disullation les a fourmis, par le moyen du tuyau B. Le compartiment D du condensateur, ou vaisseau rempli d'une eau alcaline, est garni d'un large tube perpendiculaire, qui fournit une communication avec la cornue par lintermédiaire du tuyau B. De la chambre C tous les produits gazeux et liquides passent dans le récipient du goudron ou compartiment E, par le moyen du tube descendant F.
Le goudron et autres produits susceptibles de condensation, se trouvent par conséquent déposés dans le comparument E, tandis que les produits gazeux montent seuls du réservoir du goudron E par le tube G, et redescendent par le tube H, fermé au sommet, dans le compartiment D condensateur, figure 2.
Le gaz, après avoir ainsi passé du comparument E dans le tube G et le tube H fermé par en haut, et de là dans le condensateur D, est mis en Contact avec la liqueur de ce vaisseau, où 1l éprouve une pression proportionnée à la hauteur perpendiculaire de la colonne du liquide qu'il contient.
L’entonnoir, dans le compartiment C, étant considérablement plus haut que le condensateur, le Hqnide qu'il contient, pressé par Le gaz,
peut y monter sans déborder hors de l’appareil. | |
l'est un autre entonnoir très-large, par le moyen duquel la chambre D est fournie de la provision nécessaire de solution alcaline ou d’eau de chaux. Le gaz acide carbonique et l'hydrogène sulfuré produits pendant la distillation du charbon, sont ainsi forcés de se combiner avec la potasse ou la chaux dans le compartiment D du condensateur, et ils y forment du carbonate et de lhydrosulfure de chaux. Le gaz hydrogène carburé, devenu plus ou moins pur, est conduit par le tube K dans le gazomètre, figure 3. La communication du condensateur, figure 2,avec le gazomètre, a lieu par le moyen de la valvule L placée de manière que le tube communicateur K peut être enlevé à volonté.
M est un robinet pour extraire le goudron.
N est un robinet pour connaître la hauteur du liquide dans la chambre D.
Le gazomètre, figure 3, dont Pobjet est de contenir le gaz, consiste en deux parties principales; savoir : un vaste vaisseau intérieur qui renferme le gaz, et un vaisseau ou citerne éxtérieure d'une capacité plus considérable, dans laquelle le premier est suspendu. Le vaisseau
(40) intérieur est rempli de l’eau que doit déplacer le gaz, il est suspendu par des chaines ou cordes pesantes sur des poulies, au moyen de poids qui le tiennent en équilibre.
O est un tuyau qui communique avec la valvule L, et par le moyen duquel le gaz passe du condensateur, figure 2, dans le gazomètre. L’extrémité supérieure de ce tuyau est couverte comme d’un capuchon, par un vaisseau cylindrique.
P est un vaisseau cylindrique , ouvert par en bas, mais immergé en partie au-dessous de ia surface de l’eau contenue dans le réservoir extérieur du gazomètre, et perforé dans son bord inférieur, d'une multitude de petits trous.
Le gaz déplace l’eau de ce récipient P, et s'échappe par les petits trous, en bulles qui montent à la superficie de l’eau. Plus sa surface est divisée, mieux il se lave et se purifie. Après avoir traversé l’eau, le fluide aériforme entre dans le gazomètre qui est mobile et suspendu au moyen des chaines, des poulies et des contre-poids Q.
Du centre du gazomètre descend un tube R qui renferme un tuyau S fixé perpendiculairement au fond du réservoir. Le tuyau fixe R
(41) sert de guide pour conserver le gazomètre toujours perpendiculaire.
Test aussi un tube de fer attaché au centre d’un vaisseau intérieur, et il communique par le tube vertical S dans le vaisseau extérieur. Ce mécanisme oblige le gaz a passer dans le tube T,et le gazomètre remplit encore son office, alors même qu'il est presque sorti du réservoir extérieur.
Lorsque l'opération commence, le gazomètre est plongé presqu’au niveau de la surface de l'eau du réservoir extérieur, et par conséquent 1l est rempli d’eau; mais à mesure que le gaz y entre, il s'élève pour le recevoir. Il faut observer que les contre-poids QQ ne sont pas tout à fait aussi pesans que le gazomètre , afin qu'il reste une certaine pression pour chasser le gaz hors des orifices où 1l se consume. Le gaz qui sort de la retorte, enire dans le condensateur, comme on l’a déjà dit; 1l monte par le tube O dans le vaisseau P, d’où il déplace un certain volume d’eau, et s'insinue, par la petite ouverture dont on a parlé, à travers l’eau, dans le gazomètre qu'il élève au fur et à mesure. Enfin le gaz s'échappe par les becs des lampes UU.
Tout cela se passe ainsi jusqu'à ce que la totalité des produits volatils du charbon de la
eornue soit évaporés. L'usage du gazomètre est d’égaliser l'émission du gaz qui sort de la cornue, tantôt plus vite, tantôt plus lentement. Lorsqu'il s'échappe avec plus d’abondance, le vaisseau intérieur s'élève pour le recevoir; si la violence du jet diminue , le poids du gazomètre en expulse le contenu.
La distillation terminée, on laisse refroidir la cornue, et l’on ôte le bouchon pour la remplir avec une nouvelle provision de houille.
Le résidu est du coke ou charbon de terre épuré. |
VV sont des robinets pour épancher les liquides qui se rassemblent dans les tubes O ou F. Si la moindre portion de liquide venait à intercepter le libre passage du gaz à l’orifice des lampes, la lumière ne serait pas égale; elle serait vacillante , ou même s’éteindrait tout à fait.
X est le robinet principal qui communique avec les lampes. C'est ici le lieu de dire qu’on dispose ce robinet de la manière dont les localités l’exigent.
ZZ, sont deux appendices SRlene au sommet du gazomètre. Leur fonction est de recevoir le crochet P et l'extrémité supérieure du tuyau T, de manière que le gazomètre puisse être entie-
(43 ) rement plongé dans le réservoir inférieur. Les poules du gazomètre ont une rainure sur laquelle passent librement les anneaux de la chaine. :
Dans cet appareil, on n’a pas prévu la pression inégale que le gaz peut éprouver par limmersion plus où moins profonde du gazomètre.
Nous observerons, en effet, que dans cette conswuecuon le poids du vaisseau intérieur augmente continuellement à proportion qu'al se remplit de gaz et s'élève hors de l’eau. Par conséquent, si Von fait usage de Contre - poids toujours égaux et uniformes, tels que la pesanteur du gazomètre les exigeait dans les premiers momens , le fluide devient de plus en plus comprimé par l'excédent du poids du gazomètre; et si l’on estime la pression ou la quantité par le volume qu’il occupe, sans avoir égard à l’augmentation de Ja pression , il en résultera une erreur notable. Cela produirait, dans les expériences en grand, des difficultés insurmontables, quant au volume des jets de lumière que l’on ne pourrait rendre uniforme.
Supposons le réservoir extérieur tout rempli d’eau et le gazomètre rempli en partie d’eau, en partie de gaz, 1l «est évident que tont sera contrebalancé de façon à obtenir un exact
équilibre. L'air extérieur n'aura point de tendance à s’introduire dans le gazomètre , ni le gaz à sen échapper. Dans ce cas, l’eau sera exactement au même niveau et dans le réservoir supérieur et dans le réservoir inférieur. Au contraire, si les contre-poids sont diminués, le gazomètre dèscendra par sa propre gravité, l’eau y sera plus basse que dans le réservoir extérieur. Dans ce cas, le gaz souffrira une compression supérieure à celle de l'air extérieur, précisément dans la proportion du poids d’une colonne d’eau égale à la différence des surfaces intérieures et extérieures de l’eau. |
Pour compenser cette augmentation du poids du gazomètre et apporter plus d'égalité dans la gradation , quelques personnes ont imaginé ingénieusement d'adopter une poulie spirale à la chaîne. Ainsi l'inégalité diminuerait graduellement; mais voici un meilleur moyen de parvenir au but.
La planche fre offre en perspective un appareil (1) destiné à l'éclairage des comptoirs
ou des petites portions d’appartemens. Il se
(1) Cet appareil a été eonstruit par M. Clege. Il.
est en activité à l’établissement de M. Ackerman.
Es
(45) éompose des parties suivantes, qu'il faut con: sidérer séparément :
Fig. 1". Le fourneau à cornue pour distiller je charbon. Il est construit de briques. Les briques, immédiatement exposées à l’action du feu, sont cuites au four. Elles sont récrépies avec de la terre à four.
Fig. 2. Le réservoir au goudron pour recueillir le bitume et autres produits condensés tirés de la distillation. C’est un cylindre creux de fonte , fermé, au sommet, d’un couvercle avec un irès-petit trou pour laisser échapper l'air, à mesure que le liquide pénètre dans le vaisseau,
La fig. 5 est l'appareil à chaux pour purifier le gaz brut , et le rendre propre à la combustion. La construction de cette machine sera expliquée dans la planche VII. On la fabrique entièrement avec des plaques de fonte.
Fig. 4. Le gazomètre pour recevoir et conserver le gaz épuré et pour le distribuer et employer à volonté; il consiste en deux parues principales; savoir : 1° un large vaisseau intérieur fermé au sommet, et ouvert par en bas, construit en tôle, et destiné à recevoir le gaz; 2° un vaisseau extérieur d’une capacité plus forte, construit en plaque de fonte, et
dans lequel l’autre vaisseau est suspendu. Ce dernier renferme l’eau qui reuentle gaz. Le vaisseau intérieur qui contient le gaz est suspendu par des chaînes passant sur des poulies auxquelles sont attachés des contre-poids, de facon à balancer la pesanteur du gazomètre, sauf une légère différence, et à laisser descendre avec lenteur, à mesure que les lampes consument le fluide inflammable.
Le poids des chaines doit être égal à la gravité spécifique des matériaux dont le gazomètre est composé, afin de compenser exactement la quantité d’eau que déplace le gazomètre; Ou, Ce qui revient au même , 1l doit être égal à la perte de poids qu'éprouve le gazomètre , lorsqu'il est plongé dans l’eau. Le contre-poids doit être à peu près égal à la pesanteur absolue du gazomèire.
L'action de ces différentes parties de l'appareil, sera évidente par l'explication: qui suit :
AA sont deux cornues de fer placées horizontalement , et l’une auprès de Pautre, dans le fourneau. L’embouchure des cornues où l’on introduit le charbon, aboutit à un:espace voüté, situé en-devant du fourneau, ainsi quon le voit dans la planche où lon a représenté une cavité dégarnie de briques.
L'objet de cette construction est de tirer avee plus de facilité le coke qui reste à la fin de l'opération. Ce charbon épuré, tombe ainsi au fond de l’espace vide, où il se refroidit, sans nuire aux travaux des ouvriers. On peut le tirer de cette sorte de chambre, par la porte que l’on voit à lextrémité du fourneau.
Au commencement de l'opération, il faut enfoncer dans l’eau le vaisseau intérieur du gazomètre (fig. 4), afin de chasser l'air qu'il contient, au niveau du vaisseau extérieur, et parconséquent cette capacité finit par se remplir d'eau. À mesure que la disullation se fait dans la cornue, les produits gazeux et liquides exhalés de la houille, sont transmis par les syphons perpendiculaires BB, dans le tuyau horizontal , ou dans le corps principal du condensateur C, avec lequel il est en communication. Les parties liquides se rassemblent dans le condensateur C, où elles demeurent jusqu'à ce qu'il y en ait assez pour que cette quantité se vide dans le tube D, lequel est attaché à la partie supérieure d’une des extrémités du condensateur C. Une des extrémités des tubes BB reste donc immergée dans le liquide que renferme le condensateur C, tandis que les fluides vaporeux ou susceptibles de
se condenser , après avoir surmonté l’elfet dé la pression , entrent dans le tube E, et suivent la marche tortueuse des tuyaux EE, dans le vaisseau extérieur du gazomètre, qui aboutit au réservoir du goudron, etc. ( fig. 2).
Ainsi, ces simples vapeurs sont condensées dans leur passage à travers les tuyaux serpentans EE, et se déposent dans le réservoir à goudron ( fig. 2), tandis que les produits aëriformes permanens, s’avancent par le tube F, et passent du tuyau E dans l’appareil à chaux (fig. 3). Dans cet appareil, le gaz, tel qu'il était sorti de la houille, est mis en contact avec de l’eau de chaux, et est dégagé, par ce moyen , de l'hydrogène sulfuré, et du gaz acide carbonique qui y abonde toujours. Par ce procédé, il devient propre à l'éclairage.
Cela fait, le gaz purifié est transporté hors de l'appareil à chaux, par le tube G, dans le tube perpendiculaire H, qui sort du fond du vaisseau intérieur du gazomètre. L’extrémité supérieure de ce tube est couverte comme d'un capuchon, par un vaisseau cylindrique E ouvert dans sa partie inférieure, mais immergé en partie au-dessous de la surface de l’eau contenue dans le vaisseau extérieur du gazomètre. Cet instrument cylindrique est toujours percé
vers le bas, d’une multitude de petits trous.
Le gaz, en sortant du tube H, déplace l’eau du récipient I, s'échappe par les petits trous, et passe ainsi à travers l’eau du réservoir dans lequel le couvercle du tuyau I est en partie plongé. Le gaz, présentant plus de surface, est lavé avec plus de succès, et purgé de tous les produits gazeux hétérogènes qui auraient échappé à l’action de la chaux dans l'appareil où 1l a été agité avec cette substance ( fig. 5). Après s'être élevé dans l’eau du réservoir inférieur, le fluide élastique entre dans le ces mètre, qu'il fait monter à mesure qu ls ÿ accumule.
L'opération se continue de la sorte jusqu’à ce que la totalité des produits volatils du charbon de la cornue soit dégagée. Le gazomètre sert encore à égaliser le dégagement du gaz qui sort de la cornue , tantôt avec plus d’impétuosité, tantôt avec plus de lenteur. Lorsque sa sortie est vive, le vaisseau s'élève pour le recevoir, et si l'émission vient à diminuer, le poids du gazomètre en repousse l'excédänt ; j pourvu que le robinet soit ouvert,
Quand la disullauon est finie, on laisse refroidir la cornue, et on enlève le couvercle pour la charger d’une nouvelle quantité de
(50) houille. Le robinet principal étant ouvert, le gazomètre descend, et le fluide aëriforme est conduit par le tuyau K, aux tubes de communication qui aboutissent aux becs des lampes.
L est un baril de bois contenant un mélange d’eau et de chaux pour remplir l'appareil à chaux. Le contenu du baril L peut être transporté par le tuyau recourbé M, sans qu'on laisse introduire l'air commun.
NN est un tuyau qui sert à renouveler, au besoin , l’eau du réservoir du gazomètre. Il est, en effet, essentiel que l’eau rai à à laver et à purifier le gaz, soit changée dès qu’elle commence à se salir. Sans cette précaution, le gaz ne serait point entièrement purifié; il répandrait, en brûlant, une odeur désagréable, Le même précepte s'applique à l'appareil à chaux, dont il faut de temps en temps renouveler le contenu. Ce tuyau transporte aussi l’eau nécessaire dans le baril L.
O est un conduit pour l’eau imprégnée des impuretés du gaz lavé dans le réservoir à gazomètre.
P: est un instrument à manivelle pour re-
muer de temps en temps le contenu . ue reil à chaux.
QQ sont deux verges de fer qui servent à mesurer le mouvement du gazomètre.
R est un cadran mis en mouvement par le moyen d'une corde sans fin et d’une poulie attachée à l’une des roues du gazomètre. Ce cadran est divisé selon le nombre des pieds” cubes que contient le gazomètre; ainsi, l’élévation ou l’abaissement du gazomètre expriment, en pieds cubiques, la quantité relative de gaz qu'il contient.
S est le conduit par lequel S’écoulent les parües insolubles de la chaux. |
T représente le bouchon de fer qui sert à fermer hermétiquement l’entrée de la cornue.
U est un coin de fer pour assurer ce couvercle. La cornue placée à gauche sur la planche, est représentée fermée avec le bouchon et le coin à leurs places, pour intercepter le passage de l’air extérieur. |
On n’a pu représenter dans l’estampe, une soupape de süreté adaptée au gazomètre. Son objet est d’expulser toute portion superflue de gaz que laisserait s'accumuler un opérateur maladroit, après que le gazomètre serait déjà plein. On l'a dessinée sur la droite de la planche VIT. La figure 1 représente le bord du gazomèêtre.
2 est le niveau de l’eau dans le gazomètre ou vaisseau intérieur.
5 est le niveau de l’eau dans la citerne extérieure du gazomôtre.
4 est un tube sortant du bas du gazomètre.
Il est entouré, à son extrémité supérieure , d’une espèce de coupe marquée 5.
6 est le conduit pour l’écoulement, dont l'embouchure est immergée dans l’eau.
Il est évident que si, le gazomètre étant rempli, on cherchait à y introduire une nouvelle quantité de gaz, 1l serait transporté par le tube 4 dans le conduit d'écoulement 6, dont la partie supérieure s'élève jusqu’au faite du bâtiment, et est en communication avec fair libre.
La planche VIT représente unecoupeperpendiculaire de l'appareil destiné à l'éclairage des villes, ou du moins de quartiers tout entiers dans une même ville.
Figure 1. Le fourneau à cornues. Les cornues sont placées les unes au-dessus des autres sur un ou plusieurs rangs, de manière qu'un certain nombre puisse être échauffé par des foyers séparés. AA sont deux de ces cornues supposées horizontalement. B estle foyer. C est un espace vide qui laisse la chaleur et
la flamme circuler librement autour des cornues, afin qu'elles soient également réparties. D est l'ouverture par laquelle le feu passe dans la cheminée. E est le cendrier. F un passage pratiqué dans le fourneau pour l'orifice de la cornue. GG sont les portes de ce passage, à l’aide desquelles les ouvriers chargent et déchargent la cornue. H est un trou en forme d’entonnoir au fond de l’espace F. C’est par-là que le coke, en état d’incandescence, sortant de la cornue, est conduit dans la cavité T.
K est un tube en forme de syphon. L est le condensateur horizontal (1). L'action de ces deux tuyaux a été expliquée ci-dessus. M est le tuyau principal qui conduit les substances hiquides du condensateur au réservoir du gou.dron, figure 3; il conduit aussi les produits gazeux dans l'appareil à chaux , figure 2.
On voit en NN cette partie du tuyau interpo-
(1) Le condensateur, dans cet appareil , est placé en angle droit avec la rangée des cornues. Il est garni à son extrémité d’une cloison placée perpendiculairement et d’une hauteur égale au demi- diamètre du conducteur. La desiünation de cette cloison est d'empêcher le goudron , et autres substances liquides , d’obstruer les tuyaux KK avant de se décharger dans le tuyau M. Gn voit cette cloison dans la planche.
(54) sée entre le réservoir du goudron, figure 5, et le tuyau condensateur M. Il passe en serpentant le long des parois intérieurs du gazomètre, ét comme le serpentun d’un alambic ordinaire, il condense les produits qui s’échappent en forme de vapeurs, du condensateur L. O est l'endroit où le serpentin NN sort du réservoir du gazomètre , et a sa communication tant avec l'appareil à chaux, figure 2, qu'avec le réservoir du goudron, figure 3.
Voici ce qui se passe dans l'appareil à chaux. Les produits liquides émanés de la houille ayant été déposés dans le réservoir du goudron (fig. 3) par le moyen du serpentin NN, les produits gazeux qui les accompagnent sont transportés par le tuyau P, sortant du tube O, dans le réceptacle intérieur de l'appareil à chaux marqué Q. Ce réceptacle consiste en un vaisseau ouvert par-dessous , et fermé par en haut, lequel communique avec le tube ©.
À mesure que le gaz s’accumule dans l’espace inférieur Q du même appareil, il traverse le liquide qu'il contient, c’est-à-dire de l’eau imprégnée de chaux vive.
Il s'échappe par les ouvertures faites dans les cloisons horizontales RRRR ; de là il passe dans le vaisseau extérieur S de l'appareil à
(55 ) chaux, et de là encore il est conduit par les tuyaux TTT dans l'appareil additionnel de lavage du gazometre, figure 4. La construction de cet appareil accessoire ressemble beaucoup à l'appareil à chaux, figuré 2. V est üun
tuyau remphi d’eau, sortant du réservoir U, placé trois ou.quatre pieds au-dessus de lori-
fice du tuyau V. TT est le tuyau conducteur du gaz , Couvert du capuchon W , et plongé dans un petit réservoir qui a des rayons percés de trous, et disposés horizontalement comme ceux de l'appareil à chaux, et tout contre le capuchon. Le gaz qui entre dans le capuchon W rencontre une pluie d’eau que fournit le tuyau V. En passant à travers les trous des cloisons horizontales, le gaz èst de nouveau lavé et purifié de tous les fluides aëriformes qui auraient pu échapper à l’action de la chaux. Y est un tube dont la partie inférieure, plongée dans l’eau , sert à épancher l’eau du tuyau V, à mesure qu'elle sort imprégnée de gaz.
Voici en résultat l’action de cet appareil.
Les produits liquides obtenus par la distillation de la houille, sont d’abord déposés dans le principal condensateur L, au moyen du tube K ; 1ls ne peuvent s’en échapper que lorsqu'une quanuté donnée de goudron s’y est acumulée à
une certaine hauteur : par ce moyen, l’une des extrémités des tubes KK se trouve hermétiquement fermée, parce qu'elle est plongée dans le liquide que renferme le condensateur. Les produits liquides s'étant accumulés dans le condensateur, à une hauteur fixée, s’épanchent au dehors, et se déchargent dans le tuyau M, d’où ils sont transportés dans le réservoir du goudron, figure 3, par le moyen du système des tubes NNO , tandis que les produits gazeux passent, par le moyen de la ramification P, des tuyaux dans l'appareil à chaux, figure 2. De cette partie de l'appareil, le gaz s’en va par les tuyaux TTT dans le petit appareil additionnel placé sur les supports placés dans le réservoir du gazomètre : là 1l est exposé encore une fois à un courant d’eau fraiche, et passe dans le gazomètre.
Le gazomètre est garni d’un tuyau À fermé par en haut, et fixé dans l’un de ses angles, mais ouvert par en bas. Ce tuyau en renferme un autre marqué B , lequel communique avec le tube principal conduisant aux orifices où le gaz est brûlé. Le tuyau A, dans lequel glisse le tuyau B, est perforé par en haut. Le gaz s'échappe par les perforations, et entre dans le tuyau B.
CC est un tube de sûreté adapté au gazomètre. Son extrémité inférieure est privée de tout contact avec l'air atmosphérique , étant plongée dans la citerne du gazomètre, Mais si l'on faisait entrer dans le gazomètre plus de fluide qu'il n’en peut contenir, le gaz s’échapperait dans le tuyau D en forme d’entonnoir, qui traverse le sommet du gazomètre : ainsi la quantité superflue s'échappe à l'air libre.
Le vaisseau cylindrique F de la figure 3, lequel environne l’orifice du tube O, par lequel le goudron entre dans son réservoir paruculier , figure 3, sert à contenir ce tube perpétuellement immergé dans une portion de goudron; en sorte queles produits du réservoir puissent sortir par le robinet, sans communi-. cation avec l'air extérieur. Le réservoir du goudron est percé d’un petit trou par en haut.
L'air s'échappe par cette ouverture, dès qu'il est suffisamment rempli de goudron et d’eau ammoniacale. Le principal condensateur L est placé, ainsi qu'on le voit dans l’estampe, plus haut que le niveau de l’eau du réservoir du gazomètre : ainsi les liquides descendent librement de ce vaisseau dans les tubes MNO , etc. Le réservoir mférieur du gazomètre , ainsi qne l’appareil à chaux et le réservoir du goudron,
(58) sont faits de plaques de fer boulonnées, mastiquées avec du ciment de fer. Le gazomètre est construit de plaques de fer rivées. EE sont deux supports en fer; GG sont deux roues de frottement.
LUN AUANUAN AAA ANAAAUAAUAUAANUASAUAG