MARCHE DE PERCHES
avec M.
de
pour
Entre M..
d'vne part;
et M.
a été convenu ee qui suit :
Le sieup
fournir, livrer et rendre h
d'autre part;
Article premier.
vend
et s*oblige
frais et dépens la présente fourniture
dans le terme de mois, sous peine de tous dommages - intérêts i
encourir de plein droit par le vendeur; par la seule échéance du terme e*
sans qu'il soit besoin d'aucune mise en demeure , la quantité de
, provenant de
dans les espèces et aux prix ci-après désignés, savoir :
■•racss.
QUANTITES à
livrer.
umotlUB
«■ooiiHkmci
aa petit bont.
•aonroa •« aacoarianct a 1-^) dtt pied.
Avf«
1 eeoroe*
Pelée».
Prix
du
chlflbrei.
II ■> ■^ e
rrik daoei
Grosses .
Id. .
Id. .
Id. .
Moyennes
Peliles, l^* cl
Id. 2« cl
Total.
méires.
iO
eentimèt.
iOàiâ
SàiO
eeatlaiéc.
ccnilmèi,
55àe6 44485 36444 29436 24429 18424 14 4 18
fr.
Art. 2.
Les dites perches seront choisies et marquées.
par
employés de la Compagnie, qui précèdent.
et d'après les ijidicaiion^
Art. 5.
Elles ne pourront être raccourcies ni fendues et devront avoir unelou-
gueur de au-dessous de la marque; elles seront pdéf^
et dressées dès qu'elles auront reçu l'empreinte du marteau de la Compagnie; le tout aux frais d vendeur .
Art. 4.
Les perches qui ne seraient pas régulièrement martelées ou qui n'aoraient pas k leur arrivée h destination les conditions prescrites au (abl^^
qui précède, resteront pour le compte d vendeur , ou seront rangws
dans la classe & laquelle ils appartiennent, en raison de leur longueur cl i)' leur circonférence, sans pour cela que le vendeur soi dispensé d'
compléter la quantité qu'il engagé à fournir, d*après les dispositions de ] article premier ci-dessus.
Art. 5.
Les perches d*essence de charme et de hêtre ne seront point admises dans les .
Art. 6.
Par dérogation à Tusage ordinaire et pour faciliter au vendeur^.
l'expédition des perches, la Compagnie consent h ce qu'il en fasse
raccourcir un certain nombre, mai^ seulement parmi les.
les morceaux d'une même perche devront être rapportés les uns i côté des autres et le batelier devra les représenter au déchargement, le vendeur étant responsable de l'exécution de cette clause devant la Compagnie.
Art. 7.
Les dites perches seront payées par la Compagnie, aux prix arrêtés à
rartîelc premier à , ou au comptant avec escompte
de trois pour cent, an choix de la Compagnie.
Art. 8.
En cas de difficultés sur les clauses du présent marché, le vendeur
déclare se soumettre à la juridiction du tribunal de commerce
de
Fait double, à .
Les rondins ou élançons sont livrés aux dimensions d'emploi ; ces dimensions varient d'une mine à l'autre, suivant la puissance des veines exploitées et la nature des terrains. Les élançons sont employés soit comme bois de voies, c'est-à-dire pour former les montants des cadres de boisage, soit comme billes de voies pour former les chapeaux des mêmes eadres, soit comme étais ou bois de taille, soit enfin pour faire des rallongues qui soutiennent le toit parallèlement au front des tailles, ou même des queues auxquelles on donne aussi le nom d'esclimbes et qui
180 CIIAPITKE V.
relient les lignes de rallongues les unes aux autres (ce sont i^ bois de garnissage). Tous ces bois s'achètent au mètre cube dan^ le Nord; le prix du mètre cube rendu à la mine est d'environ 57 à 38 francs pour le chêne et de 3S à 36 francs pour le bois gris.
Les sapins se livrent dans le commerce soit en perches^ soit en rondins ou étaneons; le prix s'entend au mètre cube; il est d'environ 27 francs pour les perches et de 30 francs pour les étançon^.
Si les marchands de bois trouvaient aisément des bùcherofl> suRisamment habiles pour opérer en forèl, d'une façon avantageuse, la découpe des baliveaux propres à être débités en étaaçons^ ils accorderaient, en général, la préférence à la fourniture de bois débités, car, en comparant les deux sortes de livraisoas pour 1000 baliveaux propres à faire 1000 perches de 4 conps. on trouve, en faveur du débit en étançons, une augmentation df 4 o/o environ sur le prix de vente et d'environ 7 ®/o sur le prî\ d'acquisîlion. Mais les fournisseurs éprouvent souvent de grandes diflicullés pour vaincre les habitudes des bûcherons et poor trouver des ouvriers assez habiles et assez soigneux; aussi prffèrent-ils livrer des perches. Quant aux compagnies de raines, le calcul montre qu'au point de vue pécuniaire, les deux modf> de livraison doivent leur être indifférents.
Consommation et approTislonncment.
18%. La consommation de bois est fort variable d'une mine à l'autre; elle dépend de la nature des terrains. Aux mines d\4nziD où l'on emploie une assez grande quantité de sapins, elle estd<r 0**,049 par tonne de houille extraite {*); aux mines de Monirambert, on compte par tonne de houille 2*",40 de butte dé 0",i6 dt*
(') La classification des perches h Anzin n'est pas tout à fait cdle qui-a i^^r donnée n<* 181 quant nu volume des perches. Une perche de 2 coups cube à Xnvr 0*\0S0; on compte par conséquent que l'on consomme en moyenne à Adzîu. par tonne de houille extraite, la valeur d'une perche de 2 coups.
DOUZIÈME LEÇO.N.
iamèlre et 1",50 de planches brutes. Dans une houillère du Pase!-Calais qui a de fort mauvais terrains et dont la production nnuelle est d'environ 160.000 tonnes, la consommation totale ilérieure de bois a élé la suivante en 1877 :
Perches S. D. . perches. 27.145
id. i c 86.339
id. 2 c 19.471
id. 3 c 15.143
ii. 4 c 7.600
id. 5 c 3.375
id. 6 c 435
Chèneaax »> 398.920
Élançons de chêne . . . 946.427
Élançons de bois gris . . 248.423
Sapins 254.235
Pins 1T2.806
Boisdifers 95.426
Dépense totale do bois. fr. 470.474.50
Production 456.432^,960
Dépense de bois par tonne
de houille extraite. . fr. 4.088
A la fosse n^ 3 de Bruay la consommation de bois en 1875 a té la suivante :
Perches s. D. .
. .fr. 4.531,90
id. 4c.
id. 2c .
id. 3c . .
id. 4c . .
id. 5c . .
id. 6c .
Sanins . . . t
Bois divers. . .
. .i.ooU,tio
Fr. 80.426,21, soit par tonne de houille extraite une dépense en bois de fr. 0.784.
Enfin aux mines de Nœux, pour une extraction de 410.000 3nnes, on a dépensé^ pendant Fexercice 1874-1875, pour 34.792 francs de bois de minc^ soit 272.433 francs en perches 1 162.359 francs en bois de voie, ce qui fait par tonne de houille xtraite une dépense de bois de fr. 1,06 c. En 1875 la consom- Qolion dé bois a été en moyenne, pour les mines réunies du îord et du Pas-de-Calais, de fr. 0,96 c» par tonne.
En 1876 la consommation d'étais dans les houillères francises, comparée à la production de la houille, a élé la suivante )our les différents groupes de mines :
DÉSIGNATION des
CooMmautlM d'éUit.
Prodaolioa
houlUc.
TORHB de honUlc.
Groupe du Nord . . .
— du Centre . .
— du Midi . . .
Divers
Totaux et moyenne.
•lèm.
tonnes.
•lèrc.
La consommation de bois, par hectare de superficie souterraine déhouillée, est d'environ 240 stères pour les houillères du Nord et de 430 à 140 stères pour celles du Centre et du Midi.
On exploite en France environ 9i0.5S0 stères de bois de mines par an ou approximativement 580.000 mètres cubes.
IM. Dans les houillères du Pas-de-Calais on calcule l'importance des marchés de bois à conclure, de façon à assurer l'approvisionnement, tant en bois à recevoir qu'en bois reçus et emmagasinés, pour un roulement de 15 à 48 mois.
Les bois de mine sont l'objet d'une première réception en forêt et d'une réception définitive sur les parcs où on les empile en tas réguliers par longueurs et diamètres si ce sont des élançons, et où on les classe par catégories sur des gibets s'il s'agit de perches en chêne ou en bois gris. Les perches en sapin restent souvent couchées sur les dépôts. Tous les tas doivent porter des écriteaux et des numéros et l'on ne doit jamais entamer qu un tas pour chaque catégorie; de cette façon on évite les erreurs et l'on obtient , à l'épuisement de chaque tas , une vériOcation de l'exactitude des écritures. Un bon moyen de contrôle de la situation des tas de perches consiste à séparer chaque millier de perches par un fil de fer.
Les bois en magasin sont délivrés tous les jours par des équipes
qui en opèrent le sciage à forfait; ces livraisons sont faites d'après des bons de commande émanant du service du fond; elles s'exécutent sous la surveillance du chef de carreau ou d'un agent spécial. Des registres d'entrée et de sortie, tenus sur chaque fosse, établissent la situation journalière de tous les tas de perches; il convient que cette situation soit également transmise tous les jours au service technique et au magasin central par des états dont le tableau suivant représente un modèle à recommander :
CUAPITUE V.