L ECHARPE
1. Il y a trois sortes d'écharpes : celle du sous-diacre, celle de Tofficiant et celle du notable.
2. Le sous-diacre prend une écharpe de la couleur du jour, à la messe solennelle, de l'offertoire au Pater \ pour tenir la patène ou pour présenter à l'évêque ses bas et ses sandales^
3. L'officiant, aux processions et bénédictions du S. Sacrement, ainsi que pour porter le saint viatique, s'enveloppe dans une écharpe blanche ^
Elle est également nécessaire, mais de la couleur du jour, pour le personnage de distinction qui donne à laver à Tévêque*.
^ « Subdiacono... ponit in dextra manu patenam quam coo périt extremitate veli ab ejus humero pendentis. » {Rubr. Missat.) — « Accipit de mauu diaconi patenam, quam veli extremitate, adjuvante caeremoniario, contegit. » [C-er. t'pwc , lib. 1, cap. X, n. 6.) — « Extenso sibi, adjuvantibus acolythis, circa humeros vélo serico, quo calix, patena et alla super mensa cooperiabantur, itautalatere dextero longius pendeat, accipit mauu sinistra calicem cum poteua... eaque omnia longiori illa parte veli otoperit. » {Ibid., n. 5.^
« Affert illi (episcopo) caligas et sandalia, ex credentia sumpta, quae portât super bacili vel super vélo, alio vélo serico cooperta. » (Ibid., n. 2.)
3 « Vélum sericum album, amplum, auratum seu perpulehre ornatum, ponendum super bumero6 episcopi, dum Sacramentum portabit. » {Ibid., lib. II, cap. xxxni, »n. 14J — «Vélum... magnum et amplum, quod circum humeros episcopi ponetur, dum Sacramentum portabit. » [Ibid., cap. xxnr, n. 3.) — « Diaconus oblongum ac decens vélum circumponit scapulis sacerdotis, qui parte veli autc pectus pendente^utraque manu cooperta, ostensoriura seu taberuaculum... suscipit. » (Rit. Rom.) — « Ipse vero sacerdos, imposito sibi prius ab utroque humero oblongo vélo deceuti, utraque manu accipiat vas cum Sacramento. » {Ibid.)
* « Si celcbrans esset S. R. E. cardinalis vel arcbiepi?cupus aut episcopus valdc iusignis, possent ad hujusmodi ministerium ablutionis maûuum ipsius
4. Avant la messe, on l'étend déployée sur la crédence et elle couvre alors tout ce que celle-ci contient '•. Pour la bénédiction, au contraire, on la tient pliée au même endroit.
Les écharpes du notable et du sous-diacre, à l'office pontifical, sont aussi pliées et déposées sur la crédence.
o. Ces dernières sont entièrement unies et simplement garnies tout autour d'une petite dentelle d'or.
Les autres sont plus ornées et généralement, au milieu du dos, on voit un monogramme du Nom de Jésus, entouré d'une auréole à longs rayons.
6. L'étoffe est souple, afin qu'on puisse facilement saisir et envelopper l'objet porté. Les écharpes françaises sont si raides qu'on a été obligé d'ajouter sur les côtés deux poignées aussi affreuses qu'incommodes. A Rome, il n'y a même pas de doublure.
Nos écharpes sont étriquées faute d'ampleur. Celles de Rome, qui drapent parfaitement, ont une longueur de 2°", 80 c à trois mètres et une largeur de 0, 90 c. à un mètre.
7. Il faut encore deux écharpes unies, l'une blanche, l'autre verte pour les diacres qui, le Jeudi-Saint, portent, de la sacristie au chœur, les ampoules du Saint- Chrême et de l'huile des catéchumènes ^
celebrantis invitari aliqui ex magistratu, vel proceribus et nobilibus viris illius civitatis, qui vélo serico circum spatulam extenso, duas argenteas
lances extremitate ejusdem veli coopertas. » (Cœr. episc, lib. I, cap. xr,
1 « Eaque omnia cooperientur vélo pulchriori quo uti debebit subdiaconus, cum patenam tenebit. » (Ihid., cap. xii, n. lO.j
2 « Duas mappulas mundas sive vêla pro diaconis qui ampullas oleorum pro chrismate et oleo catechumenorum de sacristia ad cliorum portare debent. » {Po7itif. Rom,