LE CORDON
1 . Le cordon est destiné à serrer l'aube à la taille et à la relever tout autour pour qu'elle tombe également ^
2. Il est en lin^ et se bénit. Sa longueur doit permettre de le doubler ; il se termine à chaque extrémité par une grosse houppe ou gland. Après l'avoir noué sur le devant, le prêtre le ramène sur les côtés, où il l'entortille afin qu'il ne glisse pas* : de cette façon, les houppes pendent à droite et à gauche, à peu près à hauteur du genou et non en arrière.
3. La Congrégation des Rites trouve le lin plus convenable pour la confection du cordon ^ ; toutefois elle n'exclut pas, selon l'usage romain, l'emploi de la soie, qui se conforme ordinairement pour la couleur à celle du jour ^.
* « Minister élevât albam super cingulum circumcîrca ut honeste dependeat et tegat vestes, ac ejus fimbrias diligenter aptat ut ad latitudinem d'giti vel circiter super terram aîqualiter fluat. » (Rubr. Missal.) — « Albae extremitates eircumcirca acolythi sublevant etaptant, ita ut aequaliter defluat et vestes cop.tegat « {Cœr. episc, lib. II, cap. vin, n. 13.)
2 « Cingulo, per ministrum a tergo sibi porrecto, se cingit. Minister élevât albam super cingulum eircumcirca ut honeste dependeat » {Rubr. Missal. i — « Cingulum quo albam constringunt, incipientes a tergo et ante corpus illam religaates » (Câsr. episc, lib. II, cap. viii, n. 13.)
3 « Six ceintures de fil pour ceindre les dittes aubes » {Invent, de la cath. de Tréguier, 1620)
* « Utramque partem stolae extremitatibus ciuguli hinc inde ipsi cingulo conjungit » {Rubr. Missal. )
5 « An sacerdotes in sacrificio missœ uLi possint cingulo serico ? S. R- C. respondit : Congruentius uti cingulo lineo » (22 janv. 1701, in congr. Montis Coronx.)
6 « An cingulum, tertium ornamentum sacerdotale, possit esse coloris para-
4. Les cordons de soie se retrouvent dans les anciens inventaires', ce n'est donc pas une nouveauté. Mais il importe de repousser, comme fantaisie arbitraire, d'une part les cordons prolongés en passementerie en manière d'étole, et de l'autre les larges ceintures de soie unie ou brodée.
5. Le cordon de laine n'est pas défendu^, mais son emploi est peu commun.
6. Le cordon, selon la prière prescrite par le missel, est l'emblème de la chasteté et de la continence : « Prœcinge me, Domine, cingulo puritatis et extingue in lumbis meis humorem libidinis ut maneat in me virtus continentise et castitatis. »