‹ Traité pratique de la constructionChapitre 133 sur 234 · LA MORT · texte numérisé non relu

LA MORT

1. Le mourant est entouré, à ses derniers instants, des secours de la religion. Le curé ne le quitte plus, dès qu'il le voit en agonie et ne cesse de prier pour son bonheur éternel. S'il devait s'absenter momentanément^ il laisserait son étole violette au pied du lit.

2. Lorsque la mort a été constatée, on ferme la bouche et les yeux du défunt, pour ne pas le laisser dans une attitude effrayante ; puis on fait sonner la cloche de l'église^ afin que les fidèles prient pour lui K Ensuite on procède aux honneurs funèbres que l'Eglise rend à ses enfants.

3. N'ont droit à ces honneurs que ceux qui ont vécu ou sont morts chrétiennement ; les autres étant hors du giron de l'Eglise, pourquoi revendiquerait-on en leur faveur son intervention?

La sépulture ecclésiastique est refusée de plein droit aux pécheurs publics, conciibinaires, suicidés, duellistes, francs-

i <c Detur campaua sigiium transi lus defuncLi pro loci consuetudine ut audicnlos pro ejus anima Dcum preccnlur » (Rit. îiom.)

maçons, adhérents aux sociétés secrètes, excommuniés, etc., ainsi qu'à ceux qui n'ont pas fait leurs pâques et ont refusé for- «5aellement les derniers sacrements, s'ils n'ont pas rétracté feurs erreurs ou donné des signes manifestes de leur repentir.

4. Le Saint-Siège a tellement horreur du suicide que le suicidé, même confessé et repentant, doit être enterré sans pompe aucune, à la nuit et pour ainsi dire en secrets

Page 1