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LE CORBILLARD

1 . On nomme corbillardle char funèbre destiné au transport des corps.

* « Laici cadaver, quolibet generis aut dignitalis titulo prœditus ille fuerit, clerici ne déférant sed laici. » {RU. Rom.)

2 « Dum cantantur laudes, paretur feretrum, et illis finitis, ponatur corpus episcopi defuncti super feretrum, et prœcedentibus omnibus religiosis et clero ordine suo, ad ecclesiam deducetur ; feretrum autem portabitur per sacerdotes cottis indutos, et canonici feretrum immédiate précédant, magistratus vero cum caeteris omnibus invitatis, et de civitate sequantur. » {Céerem. episc, lib. II, cap. xxxiii, n. 24.)

3 a Corpora defunctorum in ecclesia ponenda 8unt pedibus versus altare majus... presbyteri vero babeant caput versus altare. » {Rit. Rom.)

* « In funere parvulorum ut plurimum non pulsantur campanae ; quod si pulsentur, non sono lugubri, sed potius festivo pulsari debent. » (Rit. Rom.)

, 6 « An liceat in exequiis parvulorum, prœsente vel non praesente cadavere, cantare missam solemnem, vel dicere missam planam votivam de angelis ? S. R. C. resp. : Servetur rubrica Ritualis Romani. » ('Dte 2Z martii 1709, in Camerinen., ad 1.) — « An in funeribus, etiamsi defunctus parvulus sit, possit fieri officium de adultis, et missa votiva de angelis cum unica oratione celebrari in duplicibus et dominicis ? S. R. C. resp. : Négative, et episcopi debent tollere omnino consuetudines, et ut melius dicam, abusus omnes, ut répugnante» rubricis. » (Die 16 jan. 1677, in Hispalen.) — « An permiltendus

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2. En droit strict, il n'appartient qu'au pape, aux souverains et princes dits de grande puissance, aux cardinaux et aux prélats àQ fiochetti. L'usage français, qui l'admet pour tous indistinctement, est donc une usurpation, condamnée par la S. Congrégation des Evêques et Réguliers K

Pour le pape, il affecte la forme d'une litière, traînée par deux chevaux, un en avant, l'autre en arnière. Le corps, étendu à découvert, est abrité par un dais.

Pour les autres dignitaires, le carrosse est à quatre roues et trainé par deux chevaux. Il est entièrement peint en noir, avec fdets d'or. Toute la partie supérieure, au-dessus de la caisse, est à jour. Le cercueil, recouvert du drap mortuaire, est placé sur les banquettes, où prennent place, en tête le curé, aux pieds un chapelain et le porte-croix.

Le carrosse est précédé des valets de pied en grande livrée et suivi des voitures de gala du défunt.

3. Si le corbillard est interdit pour la levée du corps, il ne Test pas pour le transport de l'église au cimetière. Telle est la coutume romaine.

Ce corbillard, attelé de deux chevaux et monté sur quatre roues, a la forme d'un cénotaphe. La caisse, qui s'ouvre en arrière, est surmontée d'un toit à quatre pentes, terminé par une croix plantée sur un crâne et deux os en sautoir. Les côtés sont peints aux armes de la municipalité et tout le reste en noir, avec quelques filets jaunes. Aux quatre coins sont quatre lanternes qu'on allume pour le transport.

Le cercueil est introduit dans le char, par le fond : il n'a plus besoin de drap mortuaire, parce qu'il n'est plus à découvert.

sil usus inveteratus in sua diœcesi quod, praesente cadavere, ioco misses de requiem dicatur missa angeloium in paramentis albis ? S. R. C. resp. : Nullo modo permittendum, sed omnino prohibendum. » (Die 21 junii 1632, m Barchinonen !)

4 « Nullo modo tolerandus est abusus, quod mortui curru clausi deferantur ad «eslMioia. » (S, Congr. Episcop., 17 martii 1650.)

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CÎTÂPITRE V

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