‹ Traité pratique de la constructionChapitre 173 sur 234 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

lE PAPE

i. Costume ordinaire

Vôîcî ïôs vêtements que le pape porte habituellement dans son palais :

Les mules sont des chaussures à semelle plate, confectionnées en maroquin ou en drap rouge pour l'hiver et en soie pour Tété. EUes s'attachent avec des cordons de soie rouge que terminent des glands d'or. Un galon d'or en contourne les bords et sur l'empeigne est brodée une croix, parce que le pape donne son pied à baiser aux fidèles.

Les bas sont en laine ou en soie blanches, suivant la saison et retenus à la partie supérieure par une jarretière en faveur blanche, ornée de houppes d'or aux extrémités.

La simarre ou robe de chambre affecte la forme ordinaifo des soutanes. Elle n'a pas de queue, mais, aux emmanchu-

res, de fausses manches boutonnées et, autour du col, une pèlerine étroite {havtretto). L'étoffe est de drap en hiver et de mérinos en été, avec parements, boutons, boutonnières et passe-poils de soie blanche.

Le col qui entoure le cou et paraît en avant, à l'échan^rure de la simarre, est en soie blanche, recouverte en partie par un collet de toile qui rappelle le col de la chemise.

La calotte^ de forme hémisphérique et à côtes triangulaires, est en soie blanche, doublée à Tintérieur d'une peau de même couleur.

Vanneau^ qui est le signe de l'alliance et de l'union avec la Sainte Église Romaine, se met au doigt annulaire de la main droite ^ Le cercle est d'or, avec un camée ou une pierre précieuse au chaton.

Ce costume est celui des audiences privées. Comme on le voit, le blanc constitue la couleur propre du pape ; par là sont signifiées l'innocence de la vie, la chasteté des mœurs et l'éminence des vertus.

Page 1