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Insignes et titres

Les insignes épiscopaux sont le trône^ Vanneau^ la croix pectorale, la crosse, Vombrellino^ le chapeau et les armoiries.

Le trône., élevé de trois marches, recouvertes d'un tapis vert, se place dans la cathédrale, du côté de l'évangile. Il se compose de trois pièces, dont la couleur varie suivant la so-

« An episcopus praedictus, ut supra, possit extra domum per civitatem metropolitani déferre, ut dicitur, il mantellone cum zimarra?

» 3. An possit episcopo praedicto metropolitanus prohibere sacrum celebrare in propria domo?

» 4. An episcopus suffraganeus prsedictus, ut supra, teneatur licentiam petere ab episcopo, seu ejus vicario, celebrandi in ecclesiis monialium, et cum ipsis ailoquendi?

({ Et S. eadem R. C. censuit respondendum : Ad 1, affirmative. Ad 2 et 3, négative. Ad 4, ad magistrum caeremoniarum pro ullerioribus diligentiis. Die 22 Martii 1710. » (in Ragusina.)

5o8 APPENDICE

lennité : le fauteuil en forme de cathedra^ avec une housse, le dossier pendant par derrière et en haut le dais armorié- L'étoffe ne peut être de velours, qui n'appartient qu'au pape, aux cardinaux et aux princes, mais simplement la soie ou le damas, frangé et galonné de soie jaune, l'or qualifiant une dignité supérieure. En dehors de leurs diocèses, les évêques ne peuvent officier qu'au fauteuil, placé au bas de l'autel du côtéde l'épitre.

Dans la salle des domestiques, à l'entrée de leur palais, les évêques élèvent un trône sans dais, dont le dossier est vert et brodé ou peint à leurs armoiries. Ce dossier pour les patriarches doit être violet.

Vanneau comporte une pierre précieuse au chaton et une garniture de brillants tout autour. Celui qui sert aux pontificaux est à la fois plus riche et de plus grande dimension. Les brillants sont interdits aux réguliers. On baise l'anneau des évêques chaque fois qu'on est admis à leur audience ou qu'on prend congé d'eux.

La croix pectorale se suspend à une chaîne d'or : pour les pontificaux, un cordon vert et or est requis, terminé par un gland de même qui pend dans le dos. Elle est toujours à découvert, parce que, suivant Benoît XIV, elle ne constitue pas un signe de juridiction, mais d'ordre. Aussi, lors de leur sacre, les évêques la reçoivent-ils, non du prélat consécrateuf mais d'un maître des cérémonies.

La crosse indique, au contraire, la juridiction et en conséquence l'usage en est restreint au seul diocèse. Comme toute la chapelle, elle est en argent, excepté pour les patriarches, qui ont le privilège de la porter en or ou dorée.

L'ombrellino ou parasol a la même forme que celui du pape et des cardinaux. La couleur seule varie. Il est en damaa vert avec une bordure d'or, violet pour les temps de pénitence et de deuil. On le tient enfermé dans un fourreau de toile verte ou violette et dans la salle des domestiques il est suspendu à la muraille, près d'un coussin de drap vert ou violet. Quand l'évêque sort, on le place sur sa voiture, mais seulement dans son diocèse. S'il va processionneliemeat de son palais à la

cathédrale pour officier, ainsi qu'au retour, le plus noble des laïcs présents le tient ouvert sur sa tête. . Le chapeau pontifical a la même forme que celui des cardinaux, c'est-à-dire qu'il est plat avec de larges rebords. Le des=« \ sus est entièrement noir et en drap, le dessous en soie verte. Deux cordons, terminés par un gland vert avec un coulant, fixent le chapeau sous le menton. Les patriarches mêlent des fils d'or aux /ioc^/«2. Les évêques font usage de ce chapeau, àRome,à la cavalcade de prise de possession du pape et dans leur diocèse, lors de leur entrée solennelle dans la ville épiscopale et chaque fois qu'ils vont du palais à la cathédrale pour officier pontiflcalement. A leur mort, on l'attache au pied du lit funèbre ou du catafalque et on le suspend ensuite à la voûte de la cathédrale, au-dessus de leur tombe *.

Les évèques conservent leurs armoiries de famille ou en choisissent à leur gré, si leurs ancêtres ne leur en ont pas trans- •mis. L'écusson pour les réguliers porte en parti ou en chef les armoiries de l'ordre dans lequel ils ont fait profession. Le chapeau qui le surmonte est vert, avec quatre rangs de houppes vert et or pour les patriarches, quatre rangs de houppes vertes pour les archevêques et trois pour les évêques. Il est appuyé sur une croix d'or posée en pal, simple pour les évêques, à double croisillon pour les archevêques et patriarches. En Italie, on exclut systématiquement la mitre, la crosse, le pallium, la couronne, le manteau et la devise, emblèmes qui n'ont pas ici leur raison d'être. On peut seulement ajouter à la partie inférieure les décorations des ordres chevaleresques.

Les membres d'une famille papale peuvent timbrer l'écusson, au-dessous du chapeau, du pavillon et des clefs en sauo loir.

Titres. — Le titre liturgique des évêques est celui de Rêver endissime Père et Seigneur et le titre ecclésiastique II-

1 Te^ était l'usage français : « J'ay paie 30 solds pour trois chaînettes de fer, pesant sept livres, auxquelles pendent dans l'église le chapeau de Témimentissime cardinal Sadolet et les chapeaux de l'illustrissime évoque Sacrât et celui d'un autre évêque, » {^RegUtv, ca^ituL c/e ÇjurpçntraSf Wkl.)

lustrissime et Révérendissime . Dans tous les actes officiels, ainsi qu'à leur signature, ils omettent leur nom de famille et font suivre leur nom de baptême de celui de leur siège. La croix précédant la signature est un usage français et de date récente. Dans son diocèse, l'évêque signe simplement de son prénom et de sa qualité : Antoine évêqiie.B.ors de son diocèse, il spécifie son siège : Antoine y évêqiie de N.

On donne aux évêques la qualification de G^'andeiir ou à! Excellence et on les appelle Monseigneur.

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