‹ Traité pratique de la constructionChapitre 34 sur 234 · LA COUR INTÉRIEURE · texte numérisé non relu

LA COUR INTÉRIEURE

1. Quand une sacristie n'est pas gênée dans son développement normal, elle comprend dans ses dépendances une petite cour pavée, avec un puits ou fontaine. Cette cour est très-nécessaire en une foule de circonstances, pour laver les hnges, étendre et battre les tapis, allumer le réchaud, etc.

Elle contiendra une fontaine ou un puits dont l'eau sera exclusivement affectée aux besoins de l'église. A Saint-Nicolas de Bari, le puits est dans Téglise même, au bas de la nef; à la cathédrale d'Amiens, près la chapelle de N. D. do Pitié, on voit l'emplacement du puits de Sainte Ulphe ; à la cathédrale

d'Angers, il était dans la sacristie et on en a fait une piscine ; à celle de Poitiers, il est au midi et en dehors des murs*.

2. On a découvert à Rome, dans la villa Altovili, la margelle en marbre blanc d'un puits de ce genre, qui a appartenu à l'église Saint- Marc. Autour est gravée cette inscription, qui le fait remonter au vin" ou ix° siècle : De donis Dei et sancti Marci loannes presbyter fie{7'i) rogavit. Omnes sitient{es) venite^ venue ad agu{am) et si guis de ista aqiiapretium tulen(t)yana' thema sit.

3. Sur un des côtés de cette cour, mais le plus loin possible de l'église, on ne peut oublier les lieux d'aisances, complets et^ autant que possible, à l'anglaise pour éviter toute odeur fétide : il sera bon aussi d'y avoir constamment de l'eau à discrétion.

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