INSTITUTIONI PR.EPOSITUS, ET NON SINE MAGNO DIOEGESEOS SU^ DESIDERIO
IN AULAM REVOGATUS, CARISSIM^ SIBI GIVITATIS NUNQUAM IMMBMOR,
DESTINATUM OPUS, EX GONSILIO SUO, SUISQUE SUMPTIBUS PROFIGIENDUM,
SUGGESSORI GONSANGUINEO RELIQUIT.
1 La S. C. des Évêques et Réguliers écrivit au nonce apostolique deLuc&rne : « Le Saint-Père, suivant les traces de ses prédécesseurs Simplicius et Gélase qui attribuent à la fabrique le quart des revenus des églises, et considérant qu'il ne s'agit pas d'un édifice quelconque, mais de l'évêché même que l'églis'. de Siou ne possède pas et qu'il faut absolument lui procurer, attendu qu'ii est compris dans les diverses dispositions du concile de Trente concernant I^ résidence pastorale des évêques (ce qui a été cause que les pères du concile de Tolède de 1565 ont défeii-hi aux évêques de fixer leur domicile hors du siège cathédral, quoique ce fût dans les limites du diocèse} ; le Saint-Père,
206 LIVRE HUITIÊM*.
LUDOVIGUS GAROLUS DOPLESSIS D'ARGENTRÉ
EPISGOPUS LEMOVIGENSIS, GONSANGUINEI ET DEGESSORIS SUI VESTIGIIS INSISTENS, EJUSQUE INGEPTA STUDIOSE PERSEQUENS ;
HORTIS GONSITIS,
RUDERIBUS EGESTIS,
EXEQUATO SOLO, QUOD BONUM, FAUSTUM, FELIXQUE FIT, SIBI, SUGGESSORIBUS SUIS, AG GIVITATI LEMOVIGENSI, PRIMUM PALATII EPISGOPALIS LAPIDEM POSUIT DIE XII MENSIS MARTII, AN D. M. DGG. LXVI»
EPISGOPATUS VIIIo.
10. Le vestibule de l'archevêché de Bénévent, qui date de 1718, mérite une mention à part.
Dans cette pièce, une chose m*a frappé entre toutes : c*est la double bande de médaillons emblématiques qui s'étale au-dessous de la voûte. Les emblèmes, empruntés à diverses sources et expliqués par une devise, prirent faveur surtout au XVP siècle : au siècle suivant,, on en faisait encore ; le XVIIF assiste à la décadence de ce goût à la fois littéraire et artistique. Nous sommes ici à la période de déclin, mais rien ne le fait soupçonner, car les motifs sont bien choisis, les mots heureux et l'ensemble réussi suffisamment.
Orsini s'était formé une cour d'hommes studieux et distingués qui lui prodiguaient une admiration constante et devançaient l'éloge de la postérité en le lui décernant de son vivant, non en manière de flatterie et de basse adulation, mais
dis-je, permet de mettre à exécution les moyens proposés pour la construction de l'évêché, mais il ordonne en môme temps que les aliénations et les emprunta que Ton pourra faire aient lieu avec les formalités canoniques, et que l'on en demande l'autorisation au nonce apostolique à qui Sa Sainteté donne les pouvoirs nécessaires et opportuns pour approuver et confirmer avec les modifications énoncées plus ha,ut le projet que l'évêque et le chapitre du lieu ont présenté pour l'entretie'i .'t l'amélioration des biens-fonds et pour la construction de l'évêché.
« Le Saint-Père veut que l'oa dntreprô'ane sans délai la construction de la résidence épiscopale qui est si vivement désirée et que plusieurs nonces apostoliques ont si souvent recommandée. Rome, 18 novembre 1817. t
avec délicatesse et à propos. Ils savaient admirablement leur écriture sainte et ils en tiraient un parti excellent, commo le témoigne chacune de ces devises si variées et si judicieuses. Quel était Tobjectif direct de l'emblème.'* L'évêque dans les principaux devoirs de sa charge pastorale ; mais, par une allusion transparente, tous ces motifs se référaient indirectement au cardinal Orsini, à qui nous aimons à notre tour à les appliquer pour le montrer, comme il était effectivement, le type et le modèle du bon évêque.
La foi et la dévotion, la piété affectueuse et tendre, ont nécesssité, aux deux extrémités, d'abord un triangle, dans lequel est écrit le nom de Dieu en grec, avee la louange éternelle des anges dans le ciel : sanctus, sanctus, sanctus ; puis, le monogramme du nom de Jésus, uni à celui du nom de Marie, parce qu'en eux et par eux nous espérons le salut : spes una SALUTis. Yoilà les contours de ce tableau où vont se mouvoir les emblèmes, que cette double annonce indique devoir être envisagés au seul point de vue chrétien, quelque proianes que soient les images employées pour faire passer l'esprit du visible à l'invisible, du matériel au spirituel.
Le télescope, posé sur terre, permet à l'œil humain de scruter les mystères des profondeurs du ciel. L'évêque, élevé au» dessus des choses d'ici-bas, puise dans la prière et la méditation la connaissance des vérités qui lui serviront de règle : ALïA A LONGE coGNOSCiT {Psalm. GXXXVII, 6).
La poule s'avance vers les œufs qu'elle a pondus pour les couvrir de ses ailes et féconder de sa chaleur. L'évêque de môme dorme la vie aux âmes qui lui sont confiées : vt vrrAM HABEANT (S, Joanti.^ X, 10).
Le chien vigilant garde la bergerie, image fidèle de l'évoque veillant sur l'entrée et la sortie des hrohis qui forment son troupeau : cvstodit introitvm et exitvm ( . . GXX, 8).
La mitre, qui a pour support une colonne, ne sera pas renversée, symbole de la fermeté épiscopaie qui ne sait pas fléchir : FIRMABITVR ET NON Fr.ECTETVR {EccL, XV, 3).
Le soleil a mûri le raisin et, quand on a fait la vendange.
on a trouvé au pressoir une plus grande quantité de vin. II dépend de Tévêque, docile à la grâce, d'offrir à Dieu une récolte spirituelle plus ou moins abondante : vt frvctvm plv? AFFERAT {S. Joanu.y XV, 2).
L'horloge compte les heures et les minutes. Un évêque p*^ nétré de ses devoirs n'a pas un instant à perdre : PARTi::vLii
NON TE PR^TEREAT. {EccL, XIV, 14).
La grue est l'emblème de la vigilance, parce qu'on supposait autrefois qu'elle ne dormait que sur une patte, l'autre tenant une pierre, qui en tombant la réveillait. L'évêque ne craint pas sa peine et se tient toujours prêt, même au temps de son repos : excvbat in cvstodiis. {Num,, XVIII, 4).
Le cheval, que retient par la bride une main vigoureuse, ne peut s'emporter. L'évêque doit être calme dans ses jugements, et ne jamais céder à d'indignes mouvements de colère : NE DECLINES IN IRA. [Psalm. XXVI, 9).
On prétendait que, chaque matin, Téléphant adorait le soleil à son lever. L'évêque, de même, gagnera à s'humilier devant Dieu : humiliât semetipsvm ( S.PauL^adPhilipp., II, 8).
La lampe qui brûle et luit est la figure de l'évêque se consumant pour les autres, afin de les éclairer : vt ardeat et lvceat. {S. Joann., V, 35) ^
Le pélican, se perçant la poitrine pour nourrir ses petits de son sang, est la vive expression du dévoûment épiscopal poussé à ses dernières limites ; reficiam yo?,.(S. Mat th., XI, 2S).
La crosse est la houlette du pasteur ; elle se termine par une courbe gracieuse, afin d'attirer plus doucement. N'a-t-on pas dit jadis : u Qu'il fait bon vivre sous la crosse! ». svm pastor bonvs {S. Joajin., X, II).
Le soleil verse ses rayons sur une balance, qui apprend à
* le ferai V ^server que les textes ne sont pas toujours cités fidèlement. 3'ai pris \a peine Oe les contrôler tous, afin de pouvoir dire à qi^els livras de la Biblt ils ont été empruntés. Je me suis vite aperçu qu'ils avaient subi souvent quelque modification et que c'était plutôt à l'idée qu'aux mots euxmêmes que visait le P. Cavalieri : je suppose, en effet, 1^2 docte domiaicftiû auteur de ce travail. Il logeait à l'archevêché et avait im« gtt&4» ffctiqu^ éê l'Ecriture- Sainte. *
LES DÉPENDANCES 'Ji){}
l'évoque l'équité sous l'œil inflexible de Dieu : /eqvitatem viinT vvLTvs Eivs {Psalm, X, 8).
La ruche, où les abeilles déposent le miel butiné sur les ileurs, rappelle l'activité et la mansuétude de l'évêque : mansvETVM EXALTANT {Psalm, CXLIX, 4).
Le cerf, suivant une faasse notion d'histoiro naturelle, do son souffle attirait les serpents pour les exterminer. L'évêque a en lui le souffle de l'Esprit saint pour anéantir les méchants : FLAviT spiRiTvs EIVS. {Psalm. C XLVII, 18).
La trompette, quoique sonore, peut avoir des sons doux , la douceur dans l'évêque est une vertu incomparable : in spi- RiTv LENiTATis {S. PauL, od Galat.^ VI, \).
Le moulin, dont l'eau fait tourner la roue, broie le blé qui alimente l'affamé. L'évêque est, avant tout^ le père des pauvres, des besogneux, des indigents : frangit esvrienti {Isai., LYIII, 7).
Le soleil reflète son image sur un tableau dressé sur un chevalet, comme l'évêque reproduit en lui les attributs de la divinité : m eamdem imaginem {S. Paul.^IIadCorinth.^ III, 18).
Le renard, emblème du pécheur, fuit devant le chien, symbole de la vigilance épiscopale : a pacte tva fvgiam {Psalm. CXXXVIlï, 7).
Le dauphin, par Todeur qu'il exhale, attire à lui tous les poissons de la mer ; ainsi l'évêque fait courir au parfum de ses vertus : in odorem cvrrimvs (Cantic.^ I, 3).
Deux marteaux frappent ensemble sur une enclume qu'ils ne parviennent pas à ébranler. L^'évêque a ainsi besoin do force pour résister aux assauts extérieurs : fortitvdinem meam cvstodiam {Psalm. LVIII, 10).
Le phénix renaît sur le bûcher où il se consume, comnio révêque sait multiplier ses jours : mvltiplicabo jjïes {Proverù., IX, IIj.
L'ours saisit dans ses pattes son ourson et lui apprend à se t., air debout et à marcher. L'évêque a cette attention pateriù;iie pour les âmes ^u'il forme : donec forjietvr {S. Paul,, ad Galat., IV, 16).
La boussole tourne son aiguille aimantée vers Tétoile polaire, montrant à Févêque que les influences humaines ne sont pas faites pour diriger ses actions : hanc reqviram {Psalm, XXYl, 4;.
La pluie arrose un jardin. L*évêque, à l'exemple du Sauveur, fera partout du bien sur son passage : pertransiit be-
NEFACIENDOf^C^., X, 38).
La grenade cache sous son écorce une foule de grains, de même que Tévêque abrite la multitude des fidèles qui forment son troupeau : coperit mvltitvdinem {S, Jacob., Y, 20).
La mitre, entourée d'une auréole, dénote la splendeur ajoutée à la dignité épiscopale par la sainteté : contvlit et splen- DOREM {Judith, Xy 4).
L'aigle éprouve ses aiglons en leur faisant fixer le soleil. L'évêque aussi a son épreuve, mais c'est Dieu qu'il contemple uniquement : cvm probatvs fverit (S, Jacob,, I, 12).
L'arbre ne redoute pas les années, qui lui donnent plus de force . L'expérience, acquise par un long épiscopat, fait l'évêque plus robuste : fortior cvm senverit (Prov.^ XXII, 6.j
En décrivant chaque emblème et expliquant sa devise, la pensée du cardinal Orsini était sans cesse présente à mon esprit, car toutes ces vertus du véritable évêque, il a su les mettre en pratique et il en a donné surabondamment l'exemple à ses successeurs, à qui il a laissé cet enseignement écrit comme un testament immortel, qui peint sa foi, sa générosité, sa vigilance, sa bonté, sa douceur, sa force. Mais tout cet ensemble se résume dans ces deux mots qui peuvent lui être appliqués à la lettre : pertransiit benefaciendo. Il n'en faut pas davantage pour justifier le culte que lui ont voué ses diocésains, qui parlent encore de lui avec amour et vénération, comme d'un bienfaiteur dont le souvenir est ineffaçable.
n. Les archives diocésaines sont classées et étiquetées, avec inventaire et catalogue, dans une salle spéciale, sur des tablettes ou dans des armoires, selon l'ordre alphabétique des paroisses et des matièves.
Le cardinal Orsini, en 4 680, dans son édit rendu pour lo diocèse de Césène^ a consacré un chapitre tout entier aux archives. Je vais le reproduire textuoUement :
«DOCUMENTS QUE l'ON DOIT CONSERVER AUX ARCHIVÉS DE l'ÉYÉCHÉ.
«§I. Obligation d'avoir des archives,
« Les évêques ou autres prélats sont tenus d'avoir des archives, et d'y faire garder avec soin toutes les pièces qui concernent le for spirituel et ecclésiastique. Le chancelier de la cour épiscopale, deux mois après la notification du présent Edit, doit les disposer selon l'ordre des matières et les années. Le 18 décembre 1626, la S. C. du Concile, écrivant à révêque de Corne, lui donnait comme suit, la liste de tout ce qui doit entrer aux archives :
«§ II. Pièces relaiives aux personnes ecclésiastiques.
« 1. Toutes les pièces ou actes conceroant les canonisations" de personnes tant ecclésiastiques que séculières,
« 2. Toutes les pièces des ordinations ou coilations d'ordres, majeurs ou mineurs, pour quelle personne que ce soit.
(c 3. Toutes les pièces des collations ou institutions de bénéficiei^, de concours faits, de renonciations ou permutations suivies d'effet, et de toutes les matières bénéficiales.
« 4. Les documents relatifs à la profession de foi^
« 5. Tous les actes de prise de possession donnés aux bénéficiers, quels que soient leur ordre ou degré hiérarchie uc, cl de quelque manière qu'elle ait été faite.
« 6. Toutes les pièces d'approbation des confessesjrs et des curés.
« 7. Facultés données aux curés, chanoines, prêtres ca
1 Ce terme doit s'entendre, aussi de tous les procès faits en vue d'introduire une cause à la S, C. des Rites.
2 Cette profession est obligatoire pour quiconque tient un bénéfice.
clercs de pouvoir sortir du diocèse avec des lettres testimouiales.
« 8. Dimissoires ou lettres de recommandation.
« 9. Permissions données d'aller parler aux religieuses ou d'entrer dans leurs monastères.
« 10. Toutes les pièces relatives à l'exploration de la volonté des novices^ les actes des dots des religieuses et les autorisations à elles données pour faire profession et tout ce qui concerne les religieuses.
«11. Tous les décrets et interpositions d'autorité pour les renonciations que font les novices.
« 12. Les décrets rendus dans les causes d''aliénation des biens ecclésiastiques.
« § III. Pièces relatives aux lieux sacrés ou ecclésiastiques,
« 1. Tous les statuts, règles et ordonnances relatifs à toute église de la ville et du diocèse.
(( 2. Toutes les pièces concernant les fondations d'églises, lieux pies et autels et actes de ces fondations.
«3. Tous les actes de consécration d'églises, d'autels et de bénédictions de cimetières et de cloches, avec un registre spécial.
« 4. Tous les actes des visites des églises^ monastères et autres lieux pies, avec tous les décrets rendus à l'occasion de ces visites.
(( 5. Toutes les pièces des visites ad limina.
« § IV. Pièces relatives aux choses sacrées ou ecclésiastiques.
(( \ . Toutes les pièces relatives à l'érection des fonts baptismaux, des paroisses, bénéfices ou chapellenies.
(( 2. Toutes les pièces relatives à l'érection du séminaire. ,
H 3. Les actes de tous les synodes.
« \. Tontes les pièces concernant les publications de maric»..^o el les actes d'état libre.
« 5. Toutes les écritures relatives aux divorces et autres causes matrimoniales.
« 6. Toutes les pièces relatives à rexécution des dispenses de mariage et autres lettres apostoliques.
« 7. lin registre des bulles apostoliques adressées à la cour épiscopale.
« 8. Tous les monitoires ad finem revelatioiiis,
(i 9. Toutes les pièces des inventaires des biens-fonds, meubles, etc., dans la forme prescrite saltem generice, de toutes les églises et lieux pies de la ville et du diocèse.
« 10. Tous les mandats de procuration pour les affaires de la mense épiscopale et les actes concernant la dotation ou les biens de cette même mense.
« H. Toutes les pièces d'emphythéoses, locations, baux des biens de la mense épiscopale.
« 12. Item des autres bénéfices, églises ou lieux pies.
« 13. Tous les édits, rendus de quelque façon et sur quelque sujet que ce soit, avec un registre pour les inscrire.
« 14. Tous les procès, actes civils, criminels et mixtes du for épiscopal.
« 15. Toutes les sentences portées dans les susdites causes et les arrangements pris à la suite avec les coupables jugés par la cour épiscopale.
«16. Toutes les pièces relatives aux amendes et peines, avec un registre ad hoc,
« 17. Les pièces concernant les demandes et les absolutions,
« § Y. Excommunication contre les détenteurs de pièces appartenant aux archives,
«Afin qu'aucune pièce, qui doit se conserver aux archives épiscopales, n'en soit distraite et que nous puissions tenir en ordre et en sûreté les archives épiscopales, nous voulons que, sous peine d'excommunication majeure ipso facto inciirrendu et à nous réservée, toute personne, quels que soient
-Sf4 LIVRE HUITIÈME.
seii rang et sa condition, qui détiendrait quelque pièce des archives épiscopales, soit tenue de la restituer à la cour ou au chancelier dans l'espace d'un mois, assignant dix jours pour chacune des trois monitions canoniques, à partir de la publication du présent édit. Et afin que personne ne puisse prétexter d'ignorance, nous ordonnons à chacun des curés de la ville et du diocèse d'avertir les fidèles pendant la messe, un jour de fête, de l'obligation qui les atteint, sous peine pour les curés qui n'exécuteraient pas cet ordre, d'une amende à notre gré. »
Un décret de la S. Congrégation du Concile, en date du 9 décembre 1626 et renouvelé en 1825, prescrit de conserver à la chancellerie épiscopale les minutes des pièces suivantes :
Les procès et actes civils, criminels et mixtes, faits an tribunal de révêque, ainsi que les sentences rendues dans les mêmes causes.
Les transactions avec les coupables poursuivis devant le même tribunal.
Les ordonnances et décrets rendus au sujet de personnes ecclésiastiques ou même laïques en matière spirituelle.
Les édits de toutes sortes.
Les statuts et ordonnances ecclésiastiques.
Les procurations pour la gérance des affaires de Tévêché.
Les écritures relatives aux suppliques et absolutions.
Les actes synodaux.
Les visites des églises et lieux pies, avec les décrets y relatifs»
Les registres des bulles apostoliques adressées à la cour épiscopale.
Les collations, institutions et autres écritures en matière de bénéfice.
Les actes de tradition et mise en possession de ces mêmes bénéfices.
Les unions de bénéfices.
Les érections de bénéfices paroissiaux, chapelles et fontsbaptismaux.
Les actes de reconnaissance de patronages ecclésiastiques, laïques ou mixtes.
Les écritures concernant l'exécution des dispenses matrimoniales et autres lettres apostoliques.
Les rémissions de bans, divorces et autres affaires matrimoniales.
Les enquêtes sur la volonté des novices, la permission pour faire profession, et autres écritures relatives aux monastères.
Les interventions de Tautorité, renonciation des novices et autres personnes du for épiscopal, actes de la dot monastique.
Permission de sortir des monastères de femmes et d'y entrer.
Actes des consécrations d'églises, autels, cimetières, cloches et autres choses semblables.
Professions de foi.
Actes de la visite ad limina.
Ecritures relatives aux ordinations et confirmations.
Monitoires à l'effet de provoquer les révélations.
Approbations des confesseurs et des curés.
Dimissoires et lettres de recommandation pour les curés, chanoines et clercs qui sortent du diocèse. Lettres testimoniales.
Actes de Térection et institution du séminaire.
Pièces relatives à la location et emphythéose des biens épiscopaux et ecclésiastiques.
Dans la visite que fit le cardinal Orsini, en 1704, à la chancellerie archiépiscopale de Bénévent^ il se fit présenter les « Cu riae regesta, » dont voici la liste :
« 1. Regestum bullarum seu bullarium.
u 2. Regestum edictorum.
<( 3. Regestum litterarum patentalium.
« 4. Regestum obligationum pênes acta curiae, sivefidejussionum ac expromissionum.
«5. Regestum resignationum clericatus.
«( 6. Regestum processuum civilium.
« 7. Regestum processuum criminalium.
<t 8. Regestum decretorum criminalium.
« 9. Regestum sententiarum criminalium.
« iO. Regestum excommiinicatorum.
« 11. Regestum matrimoniorum.
((12. Regestum seu formularium instructionmii.
(( 13. Regestum confessariorum.
((14. Regestum scripturarum quse commodantur advocatis aliisque a quibus fiunt recepta earumdem.
« 15. Regestum mulctarum.
(( 16. Regestum seu catalogus univérsalis omnium onerum missarum perpetuarum tam sub cantu quam sine, tam civitatis quam archidiœceseos.
« 17. Regestum eorum qui professionem fidei emittere tenentur.
(( Taxa fort metropolitani habetur exposita in loco patenti et cupientibus légère salis commodo. »
La visite des archives métropolitaines donna lieu aux observations suivantes : nln singulis armariolis sive thecis habentur processus et scripturae civitatis, diœcesis ac provinciae et in singulis tabella lignea est apposita cum nomine civitatis sive oppidi, cujus scripturse ibidem reconduntur.
« Distinctse liabentur scripturae ac materiae et cum ordine chronologico annorum.
(( Scripturse ad S. Officium pertinentes in distincto armario servantur, clavi obserato ac diligentiori cura conduntur. Harum particulare ac proprium habetur inventarium.
« Aliarum itidem scripturarum habetur inventarium in vi ginti quatuor libris consistens.
« Quolibet die sabbati vespere ad hoc archivum deferuntut processus tam expediti quam non.
« Ex hoc archivo minime extrahuntur scripturse absqme Emineiit. licentia in scriptis.
« In hoc archivo servantur inventaria, vulgi plateae bonorum ecclesiaslicorum civitatis ac diœcesis in pluribus tomis consistentia.
« Item codices actorum et decretorum S. Visitationis. (( Item bullaria antiqua et jam expleta. « Iiiventarium omnium liorum. »