Pendant ce temps, le prélat dit cette prière
(f Cordis et corporis mai, Domine, digitos virtute décora e sepliformis Spiritus sanctificatione circumda. »
6. Le diacre retire l'anneau, chaque fois qu'on doit lave les mains et le prêtre assistant le remet ensuite.
7. Le consécrateur bénit l'anneau par cette prière qu'l accompagne d'une aspersion d'eau bénite :
« Creator et conservator humani generis, dator gratia spi ritualis, largitor aetcrnœ salutis, tu. Domine, emitte b«ne f diclionem tuam super hune annulum, ut quicumque hc
LES PO.NTIFICAUX. 265
sacrosanctse fidei signo insignitus incesserit, in virtute cœlestis defensionis ad aeternam vitam sibi proficiat. »
8. En le passant au doigt de Télu, évêqueou abbé, le consécrateur dit :
« Accipe annulum, fidei scilicet signaculiim, quatenus sponsam Dei, sanctam videlicet Ecclesiam, intemerata fide ornatus, illibate custodias. »
9. L'anneau, d'après ce texte, est donc un symbole de la foi jurée et de l'union spirituelle à la sainte Église, plus particulièrement de l'alliance contractée par le cardinal avec l'Église, de l'évêque avec son église particulière, de l'abbé avec son monastère, du protonotaire avec le Saint Siège et du chanoine avec une église déterminée.
10. L'anneau ne se porte pas le Vendredi Saint, parce que le chef de l'Église et l'auteur de toute bénédiction est mort.
11. D'après le Cérémonial des évêques et le Pontifical^ l'évêque pourrait porter aux doigts plusieurs anneaux*. Cependant un seul est admis, dans la pratique, à l'office solennel ; c'est Tanneau pontifical, qui a sa place spéciale à l'annulaire et une ornementation plus riche. On peut le doubler d'un cercle d'or, au cas où il serait trop large : ainsi Ta décidé la S. C. des Rites ^
1 «Extractisque ei (episcopo) per assistentes diaconos annulis, lavât manus... quibas tersis, reponuntur ei annuli ab eodem presbytero assistente. « {Cxr, episc, lib. II, cap. viii, n. 10^ 11. j — « Si aliqui confirmandi erunt, tune depositis pontifex annulis et chirotliecis, lavât manus, reasssumit annulos. » (Pontif. Rom.)
2 « ORESTAN. COTRONEN.— 1. Quoique le Cérémonial des évêques ne fasse mention que de l'anneau pontifical que l'on met au doigt annulaire de l'évêque officiant^ peut-il porter d'autres anneaux, en quel nombre et à quels doigts?
« 2. L'évêque s'étant lavé les mains à l'offertoire, peut-il reprendre tous les susdits anneaux ou seulement l'anneau pontifical au doigt annulaire ?
« S. R. C. respondit : Ad 1, unus tantum datur episcopo aaulus in Ceeremoniali, et ideo etc. »
« Ad 2, uno tantum et pontificali uti débet; circulus tamen quidam, ad sustinendum poatificalem, admitti potest. » (18 sept. 1666.^ •