CHAPITRE VI
l'ëtole
L n y a trois sortes d'étoles : l'étole sacerdotale, t'étoledia aie et l'étole pastorale.
. Le prêtre prend l'étole sur l'aube et sous la chasuble pour Irer la messe. Il la croise sur la poitriae, comme l'évéqne -li Rappris à l'ordination', l'assujétit à l'aide des cordons* -écito en même temps cette prière, qui la lui montre «.me la robe d'immortalité perdue par la prévarication :^am, mais que les saints mystères feront recouvrer : âdde mibi, Domine, stolam ùnmortalitatis quam perdidi
>• Ponlirex... relleclit orarium sive gtolim ab buniero BiDistro cujnBlibet, ans partem quiB relro peiidet et impoDeDB BUper deiterum boineruiti, K eam acto pecEue, in modum crucis, eiogulis dicena : Accipe jugum
ini; jugiim pdÎdi pjiis suave e^l et aaxti ejus levé. ■ {PorU. Kom.) « DeiDde nuibabiiH mnnibus arcîpieas Htolan, simili modo deoBcalatur et ^QJt mpiliuai ejus cdUo au traasversaado eam aote pectu» in modnm cru- ^ucit purtem n sinistro humero pendentem ad dextram et partem a dextro ■ero pcndentem ad »iai!tram. Sicque utramque partram stol» eitemitati-
cioguli hinc Inde ipBi uinyulo coi^ungit. ■ (AuAr. MUtal.)
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praevâricatione primi parentis et quamviâ indigaus accedo ad tuum sacrum mysterium, merear tamen gaudium sempiternum. »
3. L^étole diaconale est remise au diacre par l'évèque, à son ordination. Elle se place sur l'épaule gauche et retombe sous le bras droit. La prière dont elle est accompagnée la donne comme insigne du ministère sacré et symbole de Taugmentation de la grâce.
« Pontifex^ sedem cum mitra^ cuilibet ordinando anie se ge^ nuflexo, stolam quam singuli in manu habeni^ impanit successive stiper humerum sinistrum, dicens singulis : o Accipe stolam candidam de manu Dei, adimple ministerium tuum, potens enim est Dons ut augeat tibi gratiam suam.
« Ministri reflectant capita stoUs et alligent sub brachio dextro, n
4. L'étole n'est point un droit qui appartienne au célébrant, même pour les vêpres * et pas davantage au curé, chez qui elle n'implique aucune juridiction*. Toutefois, il peut la prendre pour le prône : tel est l'usage romain '.
Un chanoine ne doit pas la porter sur son costume canonial \
< « An dccrela prohibeDtia delationem stole ab hebdomadario aasiatente hori» canonici», comprehendant etiam tertiam cantatam solemoiter cum minislris, et vesperas sultîumes ? S. R. C. respondit : ServeDtur décréta, ae pr.cserliin gcuoralc uoviâsimum diei 7 Septemb. 1816, in quo comprebenditur etiam rasus exposilus. » (il dcc. 1828, in Volaierrann.)
'< Niim cclebrans, uhi non «st ohligatio chori, in TeRperis festivie, vel toUviB possit stolam inducre, quum sit veluti prœeminentieB signum in choro, muiluic in ecclesiis ruralibus? S. R. C. resp. : Négative» juxta alias décréta.» (\\ sept. 1847, m Veronen.)
s r< l'roposita causa super jure deferendi stolam in pubiicis functionibus pro paruc.liis... S. R. C. rescribendum causait : Pro gratia..., dummodo iacedant coliegialitor. » t'22 aug. 1818^ in Tudertina.)
3 <t Viget in aliquibus locis usas deferendi stolam in verbi divin] annuntiatJoiic, eliiiui extra missarumsolemnia. Quaeritur inde, an sit dictas usas legi- 1iui(i>. et au obli^iit regulares in suis saltem ecclesiis; et quatenus afUrmative, cujus ct)K>ns dobut esse prieJicta stola, an sempcr coloris albi, vcl potius diei curieiUiË? S. R. C. respondit : Afiirmative in omnibus ad primam partem; ad secundam vero, color respondeat officio diei. »
^ i< VALËNTINEN. ~ Sacerdos Spiritus Gustavus Jouve, canouicus et eleemosynarius episcopi Valentineosis, querit :1. Utrum teneatar ferre super habitu
LES ORNEMBlfTS. 345
mais uniquement sur le surplis. Elle est aussi interdite pour les oraisons funèbres \
L*étole convient spécialement à ^administration des sacrements * et sa couleur varie alors suivant la rubrique.
Il n'y a à proprement parler d'étole pastorale que pour l'évèque qui la met alors sur lamozette^ dans des cas déterminés, quand il a quelque fonction à remplir et non pas comme parade.
R. Benoit XIY a accordé Tétole aux curés, lorsqu'ils sont réunis en corps, par exemple aux processions générales et aux synodes. Cette étole est strictement unie, sans broderies ni dessins d'aucune sorte.
6. L'étole romaine consiste en une bande d'étoffe à peu près de la même largeur partout, avec un élargissement aux extrémités. Elle est ornée de trois croix : une au milieu que l'on baise en prenant et quittant Tétole ' et une à chaque extré*
ehorali stolam, quando assistentiam prœstat episcopo, dom in oratorio primate aut alibi missam célébrât? 2. In hypotbesi vero negativa, quœrit : Utram ilbi liceat, abaque violatione robricarum, stolam ferre in casibaa anpradiciis? Et S. R. C respondendam censuit : Ad i, négative. Ad 2, obstant décréta* Die 12 inart 1836. »
* « 1. An Terbis CaRremonialîs veitihus nigriSy (lib. H, cap. ii.^ etiam stola comprehendatur, ita ut sermocinaturus in laudem deftincti (extra Urbem) itola super Teste talari, vel alia dignitati suœ compétent!, indui debeat?
« 2. An landata dispositio Csremonialis in ecclesiis cathedralibus tantum, an etiam in aliis omnibus, episcopo absente, servari debeat?
« Bt 8. R. C. rescribendum censuit : Ad 1, négative. Ad 2, in omnibus ecclesiis senrandam. Die 14 Junii 1845. o
« c DEGRETUM GENERALE. — Cum^ non obstantibus Sac. Rit Gong, decretis plmies edîtls, et signanter in una Alexanen. diei 7 septembris 1658, et Dalmatiœrum die 4 Augustil663 ad 3, quibus cavebatur, ne bebdomadarii, archipresbyteri aliique uti possent stola in canendis divinis officiis, sed tantum in sacramentorum confectione et administratione, eidem S. C. innotuerit hujusmodi abusum et viguisse et in prœsens adhuc vigere pen^s archipresbyteros et parocbos abbatiœ Nullius Farfen., cadem S. C. declaravit : Stolam non esse adhibendam, prstcrquam in collatione et confectione sacramentorum, ideoque consuetudincm in contrarium esse abusum per locorum ordinarios omnino elimiuandum. Die 7 Septenihrii^ 1816. »
* • An sacerdos posait vel debeat osculari stolam, dum eam assumit ad deponendum e tbrono SSmum Eucbaristiie Sacramentum pro benedictione impertienda, illudque reponendum in ciborio post bcnedictionem ipsam? S. R. C. respondit : Servandam consuetudioem. » ^29 mart. 1851, in congr, OratûtH.)
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mité. CëB deux dernii'^res ne placent, non sur la palette, mais au-dessus, juste ii rétraDgIcmeal'. Les galons qiji forment ces crois sont larges el vont d'un bord à l'autre.
L'étole n'est pas bordée, mais chaque palette se termine par un galon étroit et une Trangc.
Voici les dimensions : longueur de la moitié sans la frange : 1 m, 06 c ; largeur : do 0, 09 c à (»,1 i c ; à l'exlrémité de la longueur delà pâlotte : 0,20 c.
I/^v('quo seul y ajoute, vers le milieu, un ruban ou un cordon pour un ratenir les cAtés*. Les autres la laissent flottante ou Hxie par un cordon sans prétention et aussi peu visible que possible.
Le pape a conservé l'usage recommandé par le Cérémonial des évêques d'un ruban attaché à la pointe de l'étole et venant s'enrouler par derrière au cordon, en sorte que l'étole n'embarrasse pas le cou et n'esl pas sujette à tourner. Ce système persévère encore à Bénévent, où il a été introduit par le cardinal Orsini.
Il n'y a pas lieu d'apposer des armoiries à l'étole. Dans la discipline aetuelli;, cela paraît réservé au pape, qui les porte répétées à la Uauteur de la poitrine.
Rome ne connaît pas les tours d'étole, parce qu'on y porté les cheveux courts. De plus, l'étole étant fort large aa cou, on la replie de façon à ne pas gêner. Pour éviter cet iacoDvénîent, BeuoH XIII recommande l'étole à pointe, acttmmata, dont le col forme efTectivement une pointe triangulaire : Je l'ai retrouvée à Bénévent, mais Je dois dire qu'à Rome on n'en fait pas usage.
Enfin l'étole romaine se distingue par sa souplesse, parce
' Sur un«éU>le altribuÉc à S. Thomas île Cintorbi^ry et conservai» h In cathédrale de SeDS, Il cruin paUép et atéï^ée, est plucé<? h l'ËtraDglemcut de ta palette. {Nouveaux mèlanijet d'arc'iioliigie, Décorât, tfiglâa, p. 29. J
■ « Stolam... episM)|io diiOïuulauilaiu oOérl eatuqoe euiier ejus bnaierus applicat, ita ut nec «jus collain teiint, iiec tfiinïiersa sit in moduni crnciB. Md Kqualiter ante pectus peodeat : ijiioil i:auiiuoiliue Cet ai ei cordul» relro et ante siut aaaax», quibu» firmari pD»eit ne Luc et illuc vHgettir. » \,Cxr. rpût,, lib. II, cap. Tiii, D. li.j
LES OR!(EUENTS. 347
qu'elle n'est pas renforcée de bougran, comme nos étolea françaises, remarquables par leur raideur el rigidité.
7. L'étulo double, violette d'un côté, blanche de l'autre, 68t autorisée pour l'administration du baptâme'.