LES NAPPES
1. L*autel OÙ Ton célèbre la messe doit être recouvert de trois nappes de lin, bénites ^ : on pourrait n'en avoir que deux, en doublant celle du dessous.
La nappe supérieure retombe jusqu'à la marche, de chaque côté deTautel. On la borde en avant d'une étroite dentelle : en France, cette dentelle est singulièrement exagérée et nuit au parement.
En dehors du temps des messes, le dessus de Tautel seulement, non le devant, est recouvert d'une housse de laine verte. ^Cest par un abus révoltant qu'on s'avise maintenant de re- Hcouvrir aussi la dentelle et de broder la housse à la partie Hptérieure : un accessoire aussi modeste ne réclame pas un tel l|^lBxe.
i^ Même pendant le temps des vêpres, l'autel garde sa housse Hqu'avant le Magnificat, les acolytes repoussent vers le gradin pour Tencensement^.
2. Les nappes de communion ne sont pas comprises parmi les Unges bénits. Elles sont de forme oblongue, avec une pe-
1 « Hoc altare operiatur tribus mappis seu tobaleis mundU tb episoopo vel alio habente potestatem benedictis, superiori saltem oblunga, quœ asque ad terram rertingat, duabus aliis brevioribus* vel una duplicata ». {Rubr, Mis»,)
L*obituaire de Notre-Dame de Paris mentionne la donation^ faite au XHI* siècle, de trois nappes destinées à couvrir Tautel : u Très napas ad cooperiendam altare. »> (Guérard, Cwr/u/airtf de Notre-Dame de Paris, toro. IV, p. 152.)
Le 24 mars 1320, mourut Tarchidiacre Girard, qui légua à Notre-Dame de Paris une nappe parée et deux autres unies : <« Item una mappa parata cum duabus aliis non paratis. » (Ibid., p. 34.J
* tt Duo acolytbi prœcedunt ad altiU'e, elevautes hinc inde anteriorem partem snperioris tobaleœ, seu vcli super altare positi illamque conduplicant usque ad médium » {Cxr, episc., lib. Il, cap. i^ n. 13) — « Duo acolytbi supradicti vélum seu tobaleam paulo ante plicatam reducunt prout erat super altari i>(/6tV/.,n. 15.;
tiie dentelle à la partie inférieure, si l'on veut. Deux acolytes la tiennent, aux communions générales du clergé * ; ailleurs, on les attache à la balustrade.
3. La crédence est entourée de linge blanc non bénit'. La partie supérieure forme nappe et retombe de chaque côté, comme à l'autel : il est loisible de l'agrémenter d'une trëa-petite dentelle.
4. Des nappes non bénites sont encore requises pour la table où se posent les cierges de la Chandeleur et les rameaux à bénir et où se fait la bénédiction des scdntes huiles '.
II en faut également une sur la crédence où sont exposées momentanément les reliques et une autre pour la table où sont posés les reliquaires, les jours d'ostension.
5. A Rome, les nappes dont on se sert aux solennités sont généralement damassées : on les plisse aussi avec beaucoup de goût^ en formant des dessins divers.