Il est rare maintenant qu'on porte les corps à découvert
3. La levée du corps est un droit strictement paroissial. Toute autre prière que celle du Rituel est défendue : ainsi Ta déclaré la S. Congrégation des Rites pour Farfa, en 1741. Le curé prend Tétole noire sur le surplis et la chape, aux enterrements solennels.
4. Le cortège défile dans Tordre habituel des processions : confréries, clergé régulier, clergé séculier, tenant tous des cierges, ofBciant et cercueil, autour duquel des confrères portent des cierges allumés sur deux rangs.
Si la musique devait accompagner le convoi, elle ne jouerait que des airs funèbres et, selon l'usage romain, se placerait immédiatement à la suite du corps.
Le deuil ne précède pas, mais suit le corps.
5. Le tribunal de la Rote, en 1699, a déclaré nulle la dispo-
anteqnam cada^er efferatar, possant hœredes super eo officia recitare facere culcumque liboerit. • (S, C, Ep,, 19 maii 1579.) — « Heredes non teneiftor Yocare niai parochum.» (S. C. Ep,^ 28 sept. 1646.) — « Parochus miiiiaie excluditor^ licet a defuncto accersiri tantum regulares jubeanlur.» (Ead.^ 24 april. 1594.) — « Quum electio fit a parocho, clerici ecclesisB debeut exlraueis praferri. » (Bad., 23 apriL 1649.)
1 (( Quod antiquissimi est instituti, illud, quantum fieri poterit, retineatur, ut missa, priBsente corpore defuncti, pro eo célèbre tur, antequam sepulturœ tradatur. » {Rit, Rom.)
* « CadaTera in quacumque hora diei deferri possunt ad ecclesiaoi; de nocte vero, non nisi de licentia episcopi. » (^Con^. Conc, 15 mart. 1704; Clcm. XI, 9 dec. 1704.}
sition testamentaire prescrivant un enterrement sans cérémonie religieuse.
6. La maison mortuaire est, à volonté, tendue de draperies noires à la porte d'entrée.
La porte de Féglise, aux enterrements solennels, admet comme décor : une pente frangée, deux rideaux relevés sur les cdtés et^ au sommet, un écusson peint ou une inscription* demandant des prières pour le défunt. Ces draperies scmt galonnées et frangées d'or.
Yoici Tinscription qui fut placée à l'entrée de l'église à la mort du regretté cardinal Altieri, victime de son dévoùment lors du dioléra à Albano :
LadoTico . Alterio . Dyo . Bom.
patii . cardinal!
poQtifid AUMuen.
cujus . alacrem
in . adeundo . discrimine . voluntatem
ardens . lue . correptis . opitulandi . studinm
invictam . in . oppetenda . morte . consiantiam
cives . ezterique . admirati . sont
canonicorum . ordo
honoris . gratiqne . animi . ergo
solemnia . fuueris.
Age . 0 . beatissima . anima
jam . caelestibiis . addita . vindicem . Deom
clientibus . tuis . propitiaUo
qui . quoties . de . te . cogitabimas
tuaque . in . nos . benefacta . recolemus
toties . tibi . gratulabimur
migrationis . felicitatem . tuae
L*église elle-même est plus ou moias tendue de draperies, noir et or, aux pilastres et aux arcades. Le retable est entièrement couvert d'un grand drap, carré et noir, marqué dans toute sa hauteur d'une large croix d'or.
7. Le corps se porte à l'église sur un brancard, peint en noir et paré de draperies noires.
Ce braucard so compose d'une civière sur laquelle se pose le cercueil, de quatre bras saillants pour deux ou quatre porteurs à volonté et de quatre pieds pour poser à terre.
8. Il est interdit aux ecclésiastiques de porter les laïques ^ mais c'est à eux seuls, vêtus du surplis, qu^appartient de aoOr tenir sur leurs épaules le cercueil de Tévèque *.
9. Le corps se porte les pieds tournés en avant, en sens eoif traire pour les ecclésiastiques '•
10. La sonnerie des cloches se fait par tintements et sons entrecoupés : pour les enfants seulement, on sonne en volée, qui est la forme joyeuse ^ Leur enterrement a ceci de partien* lier qu'on y porte la croix sans hampe, qu'on n*aUume pas les cierges du clergé et que tout signe de deuil est bauni, parce que, en raison de leur innocence, ils n'ont pas besoin de suffrages. La messe votive des anges est défendue en pareiUe circonstance *•