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Le clergé romain a deux costumes : un long et un court

Le costume long comporte : des souliers à boucles, des bai

I « An in choro et procesBionibas quœ c apitolariter aguntur, posait is, eu ob magisterium et lauream aut licentiam io discipliniB theologicis vel sacri caDonibus obtentaiu, facultaa conceditur defereodi biretum cum quataor ap cibus, eodem bireto utiT S. R. C. resp.: Nec uti poeae ia ecclesiasticis func tîonU>U8 tali bireto. » (1 Decemb. 1844.)

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noirs, une soutane noire,^ un col noir avec collet blanc, ufl manteau noir, des gants j^irs on peau, en soie ou en laine ; un tricorne noir. Pour aller à la campagne, le tricorne est remplacé par un chapeau à haute forme.

Le costume court se compose de souliers à boucles, de bas de soie noire, d'une culotte courte, d'un gilet montant, d'un col avec collet blanc, d'un habit à col droit et descendant jusqu'aux genoux, d'un petit manteau do soie, d'un tricorne et d'une canne. Tout ce costume est noir. Lliabit a une coupe particulière : il est sans revers et se boutonne droit. Le manteau plissé n'est pas plus large que les épaules et de la même longueur que l'habit. En hiver, on ajoute un pardessus, forme redingote.

3. Les curés, comme signe distinctif, prennent la simarre et la ceinture à glands. Mais il s'agit ici de curés véritables, ayant un titre réel et par conséquent inamovibles.

4. Les séminaristes se conforment en tout au costume ecclésiastique ; seulement ils y ajoutent, en signe d'infériorité, une ceinture en laine et frangée et remplacent généralement le manteau par la soprana. La soprana ressemble au mantellone des camériers.

Le séminaire épiscopal porte la livrée de l'évêque, qui est le violet. Il a deux costumes, un pour l'intérieur, un autre pour le dehors. Le costume du séminaire est noir,* parce qu'il est moins salissant ; il comporte une simarre à petite pèlerine, mais sans fausses manches. Pour aller à l'égUse ou sortir dehors, le costume est celui-ci: souliers à boucles, bas noirs, soutane violette, avec boutons, boutonnières, passe-poils et parements de soie violette ; col noir, soprana violette, à revers de soie violette ; tricorne.

La première soutane ne se bénit pas et ne se donne qu'à ceux qui vont recevoir la tonsure.

5. Au chœur, le clergé prend sur la soutane le surplis ou la cotta avec dentelles et se coiffe de la barrette.

6. Les chantres et les sacristains portent le costume ecclésiastique sans modification : soutane noire et cotta. Ils #ont

pas droit à la calotte, mais peuvent prendre, au besoin, la barrette. '

Dans les basiliques, les chantres ont le privilège de la soutane violette ; mais, comme pour les séminaristes, l'étofTe en est beaucoup plus grosse que celle destinée aux prélats.

7. En France^ nous avons des enfants de chœur impossibles, vraies caricatures d*évêques ou de cardinaux. Leur costume est très-simple en droit : souliers à boucles, bas noirs, soutane rouge sans queue, col noir avec collet blanc, barrette noire. Ainsi pas de ceinture, qui est un insigne, ni de calotte, parce qu'ils ne sont pas tonsurés*.

8. Que dire de nos suisses, qu'on affuble en généraux et de nos bedeaux, qui ressemblent aux huissiers de service dans les ministères ou parlements ? Tout cela a des allures bien mondaines et une tournure peu ecclésiastique. Il faudra, tôt ou tard, se modeler sur les massiers des églises de Rome, là où ils seront réellement utiles, comme dans les grandes églises et leur donner la soutane, la simarre et la masse.

9. Les titres à donner à chaque membre du clergé ont été réglés par Benoit XIII suivant le degré hiérarchique.

Le vicaire général est Révirendissime^ « Reverendissimus'.»

Un chapitre cathédral est qualifié très-révérend^ « multum reverendum capitulum » ou vénérable, « venerabile, » s'il s'agit d'une collégiale ; dans les métropoles, révérendissime .

t « In ecclesia caUiedrali Briocensi, inque ceteris ecclesiis per UDiversam diœcesim perantiquus invaluit usus, ut pueri, non clerici, tum missœ inseryientes tum in cboro cantantes, ad bas sacras fuuctiones adimplendas super Yestem talarem coloris rubei induant albam quam prœcingunt ciugulo coloris etiam rubei ; insuper' utuntur pileolo rubri coloris. Utrum usué illi continuari possint 7 Et quatenus négative, Reverendissimus episcopus Briocen. et Trecoren. suppliciter expostulat ut ex gratia speciali concedatur ob nimias difficultates hnjus perautiqui usus removendi, et propter impensas inde secuturas? S. R. G. resp.: Iterum proponatur. » ({% aug. 1854, in Briocen,)

* M SANCTI SEVERI. — Pro excarcoratione primicerii de mandato vicarii generalis in domo sua pro carcere retenti, ex quo renuit idem primicerius dart eidem vicario titulum Rmi : Scribatur episcopo, qui mandet exiarcerari. Die 10 februarii 1685. » (S. R. G.j

Les chanoines de cathédrale sont très-révérends^ «Multumn ou « Admodum revoreudi eunonici. » Dans les basiliques, on ajoute avant : u Illustrissimi », et dans les métropoles ou dit: Illustres et très-réoérends. CoiiKdQS collégiales sont simplement révérends, « Reverendi canonici. »

Un dignitaire de chapitre, s'il est revêtu de la prélature, prend le titre conforme ; autrement, il est qualiQé très^illustreet très-révérend^ «Multum illustriset multumreverendus. »

Les archiprétres et les vicaires forains sont dits très-révérends^ a admodum reverendi. »

Un curé, un bénéficier et un recteur d'église sont tous désignés par le qualificatif de révérend, « reverendus, » de même que le clergé d'une église : a Revereudus clerus ecclesiaB S. N. »

Tout prêtre qui n'a pas de titre spécial, est appelé vénérable, (( venerabilis. »

Après le titre vient un autre qualiflcatif Domintis, qui ne se redouble que pour les prélats : « Revereudus Domiuus canon icus N., R. D. parochus N. »

10. Pour signer, la désif^nation de la fonction se place entre le nom do baptême et le nom de famille: «Ludovicus cauonicus N., Aloysius archiprosbyter N., Autonius parocbus N. »

11. Le terme aôbéy qui irind'hjuo aucune fonction particulièro dans TEglivSe, est employé journellement en France d^uno manière aussi absurde qu'inconvenante. Qu'on l'applique à un séminariste ou à un prêtre sans place, très-bien ; mais qu'on n'en gratifie pas ceux qui ont droit à mieux. Leur donner mo'uiSy c'est les rabaisser. Ainsi on ne peut pas dire à tout ecclésiastique : L'abbé N, ou Monsieur Vabbé^ imiis on doit s'exprimer plus correctement eu donnant à chacun le titro qui lui convient : le vicaire iV., le curé xV., Varchiprêtre A'., le chanoine iV., ou, quand ou lui adresse la parole : Monsieur le vicaire^ M. le Curéy M. l'archiprétre, M. le chanoine, M. le vicaire général.

On pousse même l'abus du mot abbé jusqu'aux dernières limites de l'absurde, car on emploie à la fois le moins d'abord

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Qi le plus ensuite. Par exemple, ou dil saus sourciller f^t ]cs exemples en sont fréquents dans les journaux : Vabbé N. protonotaire apostolique^ ou prélat domestique^ etc. (Un M*' appelé abbé, quelle dérision I), Vabbé N,y vicaire général, ou chanoine, curé, etc.

12. Nous péchons encore gravement sur un autre point, je ne dirai pas d'étiquette, mais de convenance, en omettant le nom de baptême, qui est le seul nom véritable. Les Romains appellent avec beaucoup do bon s.ens le nom de baptême, nomen et celui de famille, coynomen, parce qu'en réalité ce n'est qu'un surnom, pour distinguer entr'eux tous les Pierre, François ou Antoine, etc. Pie IX en a fait plusieurs fois l'observation à des prêtres français qui lui présentaient des suppliques : <t Vous n'êtes donc pas baptisés, leur disait-il en riant, je ne vois pas votre nom sur cette feuille. »

Revenons à des habitudes plus chrétiennes et alors nous cesserons de répéter Vabbé N,,commQ des païens ; mais nous ferons droit aux justes réclamations du pape, en adoptant une locution telle que Texigeut à la fois notre baptême et la tradition. Désormais la formule sera donc celle-ci : Le chanoiiie François N., le curé Vincent M. etc.

13. A propos de noms, je termine par celte réflexion. Les noms multiples soat incommodes dans la pratique, le passé nous apprend à nous contenter d'un seul. Quand il y en a plusieurs, c'est toujours le premier (et non le dernier) qui est celui du patron véritable et que portera l'enfant.

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