‹ Traité pratique de la construction, de l'ameublement et de la décoration des églisesChapitre 28 sur 234 · Le nombre des prie- Dieu se règle sur celui des prêtres · texte numérisé non relu

Le nombre des prie- Dieu se règle sur celui des prêtres

1 « Facta reverentia cruci vel imagiui illi qu» iu sacristia erit. » (Ruhr,

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gai célèbrent. Dans une grande église, il en faut an mciins trois. L'agenouilloir étroit est élevé au dessus du sol de la hauteur d^une marche : deux montants soutiennent une tablette inclinée, sur laquelle s'accoude le prêtre. Vers le hant, une tablette transversale donne facilité d'y mettre quelques livres do piété. Le prie* Dieu est en bois uni, sans omemeiit d'aucune sorte, ni coussin ou tapis pour les genoux ou les coudes. Au dessus est pendu à un clou un tableau, entouré d'un cadre mouluré : sur une tablette de bois ou un fort carton, avec ou sans vitre, est collée une feuille de papier, qjaà d'un côté contient les prières de la préparation et de Fautre celles de l'action de grâces. Ce tableau est donc à deux faces. Il convient qu'on puisse y lire commodément sans qu'il soit nécessaire de le décrocher, autrement que pour le re» tourner.

il. Les prières désignées par le missel se récitant à genoux^ il n^y a pas lieu d'ajouter une chaise. Cependant, au moins un de ces agenouilloirs sera muni à sa droite d'une banquette à dossier^ afm de former temporairement un confessionnal. C'est là, dit Benoit XIII, que se confesseront a le recteur et les autres ministres do l'église. » En France, on en fera aussi usage pour confesser les hommes.

12. Dans un coin se dressera un trépied de fer, servant de support à un vase circulaire et profond dans lequel on entretiendra le feu nécessaire pour l'encensoir et où se fera, sous le portique, la bénédiction du feu nouveau, le samedi saint. Deux anneaux permettent d'enlever facilement le bassin et une pincette de fer est suspeudue à un crochet saillant sur un des montants du trépied. Ou prendra toutes les précautions imaginables contre les incendies dont les conséquences sont tonjours si redoutables : que le feu soit donc soigneusement éteint avant la fermeture du soir.

Le samedi saint, le vase s'emplit d'un peu de charbon, mais surtout de beaucoup de rubans de menuiserie, le tout recouvert de branches de laurier. Après avoir tiré l'étincelle du silex, le prêtre qui Ta recueillie sur l'amadou, embrase le bois

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léger, puis, au pétillement des feuilles vertes, procède à Jm bénédiction du feu avec lequel s'allumera le cierge pascal •

Le plus gracieux modèle de trépied que je connaisse est celui de Téglise Sainte-Marie du peuple, à Rome : il date de la fin du XVI* siècle.

13. Un casier non fermé, à compartiments verticaux, sert à ranger convenablement les livres d'un usage journalier : les missels, les missels des morts, les bréviaires do chœur^ tout au moins celui du célébrant ; le rituel, le cérémonial, etc. Je ne parle pas ici des livres qui restent en permanence au chœur et qu'il est inutile de déplacer.

14. Dans les sacristies de Rome, on remarque VOrdo affiché en face du prêtre qui s'habille sur un petit pupitre en plan incliné attaché au mur ; il est ouvert et ses feuilles sont retenues par un cordon transversal qui s'accroche sur un des côtés du pupitre.

13. Dans beaucoup d'églises, on ajoute, au même endroit, deux petites tablettes : Tune contient le nom de TOrdinaire qui doit être récité au canon (je dis le nom, comme la rubrique \ car si l'évêque eu avait plusieurs, on neprendrait que le premier); l'autre, les collectes prescrites par l'Ordinaire aux messes basses ou chantées, ainsi qu'aux saints, d'une manière générale ou seulement pour des cas déterminés, sous la forme même donnée par la rubrique : Pro papa. Ad petendam pluviam^ etc.

16. Toute sacristie bien tenue a encore son tableau des messes et des offices. Les messes basses devant se succéder pour la commodité des fidèles à des heures réglées et ne pas être dites toutes à la fois, le sacristain inscrit le tour d'ordre qu'il n'est pas loisible de modifier ^ De même pour les offices,

1 « Specificatur nomen patriarchae, archiepiscopi vel cpiscopi ordinarii ia propria diœcesi. »» (Ruhr. Miss., viii, 2.j

s « Ut eacerdotes midsas celebraturi opportuno tempore et ordine ezeant, pro populi personarumque concursu. « (Cserem, episc, lib. I, cap. vi, n. 3.)

a Praten. Prœemiiientiarum. Vertente inter dignitates et canonicos eccle- «iœ cathedralis et illius capellanos proposito infrascripto dubio^ nempe : Car et quoinodo dignitates et canouici ecclesiaB cathedralis Pratenais sint prsBfe-

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il est utile qu'on sache à Tavance qui fera célébrant et assistants.

17. Dans les petites églises, un placard sera réservé aux archives et fermé à clef; mais, ailleurs^ sa place est mieux à la paroisse ou à la salle des archives, quand il y en a une.

18. Les fondations perpétuelles sont enregistrées sous forme de tableau que l'on met en évidence, pour rappeler d'abord au clergé les obligations qu'il a contractées et puis pour met-

rendi capellaniâ et beiicûciatis in cclebratione missarum iu eadem ecclesia in casu?

« Sacra Cougrcgatio, vi^^a relatioue cpiscopi Pratensis, ad suprascriplum dubiuu) scqueutrui iu iiiOi!:im ceiisuit respondenduiii, vjcU licot : Affirmative, juxla modum ]>njËScribeudimi^ et amplius et modus est : Qiiod taoi digoitates et canonici, quaiu capellani et bcncficiati ccclesiœ cathcdralis sivo eomm flnbBtituti, et alii gacerdotes, qiiamvi? regularet»^ iu celcbratioue missœ teneantur Bcrvare ordiueiu tabellie ab epiacopo sive ejus vicario geuerali prtDscribeudoî pro m qui, vol quotidie, vcl t^cuicl, vel pluries iu bcbdomada, in prœfata ecclesia cathcdrali colebrare teueiitur, taoi pro sacris^tia capiluli» quœ alias dicitur la sayreslia marjyiore, quaui pro saiTistia sacri ciuguli, alias la sagrestia minore, iiec quisquaiu ex ipsis quocuimpic titulo aut proetextu ▼olcatipBum ordiueiu iiorturbare, uisi de liceutia episcopi, vol ejus vicarii.

» 2. Si quiâ ex di^Miilatiljuî^ et cauûuicis ad unam ex pr^dic.lis sacristiis accédât pro cclebrauda missa iutïimul, et eodem tcnipore cum aliquo ex capeiîanir. HJve illornu. r^ .!..î.iiiilis vel quocnnique alio ^lac^Md.'»t^^ Innr prneferatur, et uuu alias, exccNtis ffuipor duscriptis iu taliolla qui liora sibi assiguata iu ifacristiam a^lveuientes^ absque coutrovcrsia, deboaut istatuto ordiue Gclebrare.

« 3. Excoplo ciif lï .-iuiuUfiuni adveutu» iu sacristia ut supra, semper proîcedat et pru^feralur iu celebraliuuc niii^sarum illc saeerdos qui prius locuin occupaverit, quod vulfj^o dicitur, che aira fermato il ivoyOj vel a saorista evocatus ad celebiundum saciis vcâlitus iudutus, proiuplud et paratas fuerit.

« 4. Ut ordo priL'-litlo mmln <; no supra adamussiui stTvotur, tnm sacristiœ sacri ciuguli quaui sai-risli.u eu; ;:uli, ad fonuam cou^lituliouinu capitulurium et syuodalium, ouiis iuoiiuibnt ci, trausgressores pœuis arbitrio episcopi, vel ejus vicarii ju.xta trau<^r(;s.-fioui^ uiodum iufligeudis, [»uuinutur : quibuâcuuique noQ obstautibtis. HoUiX, 3 uiigusl. 1725.

a Rcproposita causa, eadoiu S. Cougregalio ceusuit rescribeudum, prout rcscripsit : Prœvio rccessu adeciris quoad tertium, pro prœlatioue cauouicorum, dummodo capelhuii uou iucepcriut iudui vestibuâ sacris. lu reliquis stetit in decisis sub dicta die 3 aug. 1725. Romee, 16 mai. 1727. »

Ce tableau exiiïtait jadis dans les églises de France, coiume le témoigueut 1m deux exemples suivants :

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tre en honneur les noms des personnes qui ont fait du bien à régUse'.

19. Une table de bois, plus ou moins grande suivant l'espace et le besoin, sera à demeure dans quoiqu'endroit où elle ne gène pas, pourvu qu'il soit d*un accès facile. Elle sert pour toutes les écritures et comptes à faire, invitations^ elc ; c'est là que le prêtre, après avoir célébré, vient inscrire les messes acquittées. Elle est recouverte d'un tapis de laiuc verte ; dans son tiroir, on trouvera les registres des messes et fondations, avec tout ce qui est nécessaire pour écrire, encre, papier au chiffre de Téglise, plumes^ essuie-plumes, etc.

20. Dans les grandes sacristies^ on ne peut se passer d'un autel, appliqué contre la paroi de l'une des extrémitoâ. Au moyen de murs de refend, qui rétrécissent Tespace, ou forme même comme une petite chapelle. Cet autel suit les règles déjà

Le 2 novembre 1245, Eiidep, cardinal-év«^que de Tu^culinn et h^g.'it du Saint- Siège, rendit une ordonnance par laquelle il exigeait que, chaque samedi, îi Notre-Dame de Paris, on inscrivit sur un tableau spécial les noms des deux chanoines qui devaient chanter pendant toute la semaine YAilelvia ù la messe, sons peine d'une amende d^ douze deniers pour les di^liuqimnts : u ouia vero negocium commune plurimum no^^ligitur, et ideo quod spccialiter niilli iiijungilnr a nnllo curatur, volumusetinjungimus^utiu sinfrulis sabbatisduo canonici, quidem diaconus et nllcr «'ihi.h';i^o:iM."*, in taiinKi in.-iM'ii»iL'if'ii\ .;:n aUi'l'iia ad missam, per totam soqiienl(.>m cbdoniadam, in fosto uov«.>ni L>ini]*liciurn loctionum teneantur cantarc, pena xii dcnarionim appo^ita pro unoquoquc defectu, solvenda a quolibet qui in tabula inscriptus fuprit ot dcrectum iccerit In cantando. » (Guérard. Cartulnire île Nolre-Dmne de Paris, toni. III, p. 4u?i.)

Le 19 novembre 1271> le doynn do l'église de S. M<*ry, à Pnria, rendit une ordonnance par laquelle il réclamait un employé rétribué n;J /me pour faire le tableau des offices aux fêtes annuelles et de neuf leçons. Ouiconque, porté ror le tableau, se displinsiait du service prescrit était puni par la privation de ia distribution du jour : tf l'reclpinms etiam, ut de aliipio provideatur, qui tabnlam faciat in festis anualihus et novem Icctionum, qui pro nicrrede sua recipiat vigiuti solidos Parisieuscs annuatim; et «{uilibet scrvkium ^ibi injunctnm in tabula, vel ahter ah illo qui erit ebdomadarius^ cnm dili^cntia excqaatur vel exsequi procuret, et qui defecerit distrihutione illius diei privetur. » (Guérard. Cariulaire de Notre-Dame de Pans, tom. II. p. 42G.)

* « In sacristia. — Detur copia tabellœ ouenim incunibentium ecclosiflp et MGristi^, simnl cum tobella ejus ad quod teneutur cautores. Liber mortuorum in futumm habeatur, ita ut, si quandoque contingat decedere aliqnem, cujus nomen ignoratur, describantur saltem personœ qualitates. » (Deer. VMt Apost, 16 nov. 1626.;

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il est utile qu'on sache à l'avance qui fera célébrant et aasifr» tants.

17. Dans les petites églises, un placard sera réservé aux archives et fermé à clef; mais, ailleurs^ sa place est mieux à la paroisse ou à la salle des archives, quand il y en a une.

18. Les fondations perpétuelles sont enregistrées sous forme de tableau que Ton met en évidence, pour rappeler d'abord au clergé les obligations qu'il a contractées et puis pour met-

rcndi capellaDiu et bciieliciatis in celebratione missarum in eadem ecclesia in casu?

« Sacra GoDgregatio, vii«a rtilutioue episcopi Pratenais, ad Buprascriptum do» bium sequeuteui in inoil'.iiu ceiisuit rcâpoudenJum, videlicet : Afflrmatiye, juxta modum prœscribfîiidum^ et ampliuB et modus est : Quod tam dignitates et canoDici, ({uam cnpellani et beneficiati eccleaiœ calhedralis aive eomm flnbBtituti, et alii saccrdotee, (juaiuvis regulares^ in celebratione niiflaœ tenean* tur Borvore ordiueui tubelhc ab episcopo sive ejus vicario gcnerail prœscribendee pro iis qui, vel qiiotidie, vel seniel, vel pluries in hebdomada, in prtBfata ecclesia cathedrali colebrure tcneiitiir, taoi pro saoristia capituli, qu8B alias dicitur la sayresLia mntjgiore^ quain pro sacristia sacri cinguli, alias la sagrestia minore, nec «{uisquam ex ipsis quocumque titulo aut prœtexta ▼aleatipsum ordiudn iicrturbare, niai de liceutia episcopi, vel ejus vicarii.

» 2. Si quis ex di^nitutibiis et canouicis ad unam ex prœdictîs sacristiis accédât pro celebraiidn missa insiniul, cl eodem tempore cum aliquo ex capellaniâ, BJve illoniui ^ .i.iviluLU vel quocumque nlio sacerdote, tune praeferatur, et non alias, cxcopli? sonipcr duscriptis in tabella qui hora sibi assignata îii sacristiam advt'uicntes absque conlrovcrsia, debeant statulo ordine Gclebrare.

rc 3. Excopto cui^u bIuiuIUiuoI adventus in sacristia ut supra, semper prœcedat et prœferatur in celebratione missarum ille sacerdos qui prias locuni occupaverit, quod vulgo dicitur, che avra fermoto il luofjo^ vel a sacrista evocatuB ad celebrandum sacris vestitus indutus, promptus et paratut fuerit.

« 4. Ut ordo prît die to modo «mio supra adamussim servetur, tam sacrisUœ sacri cinguli quam sacriijtiiu cai-iluli, ad formam constitutiouum capitularium et Bynodalium, onus incumbat t:i trausgressores pœuis arbitrio episcopi, Tel ejus vicarii juxta trausgrcsâionià modum inflige ndis, puniantur : quibuscumque non obstantibus. HomT, 3 uugust. 1725.

cr Reproposita causa, eadcm S. Congregatio censuit rescribendum, proul rescripsit : Prœvio recessu a decisis quoad tertium, pro preelatioue canonicorum, dummodo capcUani non inceperint indui vestibus sacris. in reliquis ■tetit in decisis sub dicta die 3 aug. 1725. Romœ, 16 mai. 1727. a

Ce tableau existait jadis dans les églises de France, comme le témoignant las deux exemples suivants :

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toe en honneur les noms des personnes qui ont fait du bien à l%Use'.

19. Une table de bois, plus ou moins grande suivant l'espace et le besoin, sera à demeure dans quolqu'endroit où elle ne gène pas, pourvu qu'il soit d'un accès facile. Elle sert pour toutes les écritures et comptes à faire, invitations^ elc ; c'est là qne le prêtre, après avoir célébré, vient inscrire les messes acquittées. Elle est recouverte d*un tapis de laiuo verte ; dans 8on tiroir, on trouvera les registres des messes et fondations, avec tout ce qui est nécessaire pour écrire, encre, papier au chiffre de l'église, plumes^ essuie-plumes, etc.

20. Dans les grandes sacri^ies^ on ne peut se passer d'un autel, appliqué contre la paroi de Tune des extrémités. Au moyen de murs de refend, qui rétrécissent l'espace, on forme même comme une petite chapelle. Cet autel suit les règles déjà

Le 2 novembre 1245^ Eudes, cardinal-évêque de Tusculum et légat du Saint- Siège, rendit une ordonnance par laquelle il exigeait que, chaque samedi, h Notre-Dame de Paris, on inscrivit sur un tableau spécial les noms des deux chanoineB qui devaient chanter pendant toute la semaine V Alléluia à la messe, sons peine d'une amende de douze deniers pour les délinquants : u Quia vero negocinm commune plurimum negligitur, et ideo quod specialiter nulli injungHar a nnllo curatur, volumusetiujungimus^utin singulis sabbatisduo canonici, quidem diaconus et aller subdiaconu?, in tabula inscvibantur. qui alléluia ad miiisam, per totam scquenlem ebdomadam, in festo uovcm simplicium lectioDum teneantur cantarc, pena xii denariorum apposita pro unoquoque defectu, eolvenda a quolibet (pii in tabula inscriptus fuerit et defcctum fecerit in cantando. » (Guérard. Cnriulaire fie Notre-Dame de Paris, tom. III, p. 4U5.)

Le 19 novembre 1271^ le doyen de l'église de S. Méry, à Paris, rendit une ordonnance par laquelle il réclamait un employé rétribué ad hoc pour faire le tableau des offices aux fêtes annuelles et de neuf leçons. Quiconque, porté BUT le tableau, se dispensait du service prescrit était puni par la privation de Ja distribution du jour : « Precipimus etiam, ut de aliquo providcatur, qui labulam faciat in festis annalibus et novem lectionum, qui pro mercede sua reapiat viginti solidos Parisienses annuatim; et quilibet eervicium sibi iujunotnm in tabula, vel aliter ab illo qui erit ebdomadarius^ cum diligentia exeqaatur vel exsequi procuret, et qui defecerit distributione illius diei privelur. » (Guérard. Cnriulaire de Notre-Dame de Paris, tom. II. p. 420.)

* « In sacristia. — Detur copia tabellœ onerum incumbentium ecclesise et ncristia, simul cum tabella ejus ad quod tenentur cantores. Liber mortuonim in futumm habeatur, ita ut, si quandoque contingat decedere aliqnem, cujns nomen ignoratur, describantur saltem personee qualitateB. n (Deer. Vùit, Apoit., 16 nov. 1626.;

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données pour les petits autels : il aura donc une marche, autel autant que possible consacré ou tout au moins ayant pierre sacrée ; un gradin^ avec une croix et quatre chandeliers ; un retable, avec l'image du titulaire ; un dais en sera la couronnement. A côté sera une petite crédence de pierre ou de marbre.

Au milieu on pourra placer, le cas échéant, un tabernacle de bois mobile ; par exemple, pour la réserve du jeudi au venr dredi saint.

Cet autel sert, pour dire la messe, aux ecclésiastiques infirmes ou souffrants, pour la célébration de mariages sans solennité ou pour des cérémonies spéciales, comme bénédictions diverses, imposition du scapulairc, admission dans une confrérie, etc.

On fera attention que Tautel n'ait pas au-dessus de lui la chambre habitée par le sacristain et au-dessous, soit un caveaa mortuaire, soit un magasin ou décharge.

Grâce au rétrécissement indiqué pour la mise eu chapelle, l'on obtient de chaque côté deux espaces libres, que l'on clôt de portes. A Rome, par exemple à Saint- Augustin, on les utilise en faisant de l'un un lavoir et de l'autre le lieu de la préparation et de l'action de grâces.

21. « Dans toute église paroissiale, dit Benoit XIII, outre la piscine propre du baptistère, il doit y avoir nue autre piscine, dans laquelle on jette les saintes huiles brûlées, l'eau qui a servi à laver les vases sacrés, comme calices et les linges, tels que corporaux, purificatoires, etc. Sa place est à la sacristie, surtout dans les églises plus fréquentées ou encore dans le sanctuaire ou même dans l'église près de la sacristie, pourvu que l'endroit soit commode et éloigné de la vue du peuple. » Il conseille les deux formes indiquées pour le baptistère. [La plus commune est un conduit, pratiqué au niveau du sol et aboutissant à une petite citerne dont les parois sont maçonnées, mais non le fond ; la partie supérieure se clôt par une pierre plate, munie d'un anneau pour l'enlever facilement'.

« ^Ablulionem sumat... aut saltem in sacrariutn injiclat. » {Rit, Bam,]

LB8 DÉmiDAlfGSS. 157

Le Pontifical semble confondre la piscine avec le lavoir ' : lietnéllement, et par respect, on en fait deux choses dislinctes.

S2. Le lavoir est exclusivement destiné à laver les mains du métreetdesministres^avant tonte fonction religieuse'. lise compose de deux parties : un-vase pour l'eau et un récipient. Il admet deux formes^ l'une simple, Tautre monumentale. La forme qui convient aux petites églises est une de ces fontaines d'autrefois, qui s'accrochent au mur et se font soit en faïence, soit en cuivre repoussé ; Técusson du milieu serait aux armes de réglise.

A Rome, cette fontaine est très-soignée comme style. L*on prend parfois un sarcophage antique ou on sculpte un bloc de marbre, complètement encastré dans la muraille : la bouche sopérieure, par laquelle se verse l'eau, reste ouverte et est abritée par la déclivité du mur. On y met plusieurs robinets de cuivre. L'eau qui tombe sur les mains est reçue dans un grand bassin allongé et elle descend dans le sol à Taide d'un conduit pratiqué au milieu.

La rubrique du missel prescrit le lavement des mains avant la messe : « Lavât (sacerdos) manus, dicens orationem. » Or cette oraison recommande, non-seulement l'absence de toute

* c Locus in secretario aut juzta altare ait prœparatus, uti aqua effundi posill, qnando vasa ablauntur et ibi linteam nitidum cum aqua dependeat^ ut ibi •aoerdoB manus lavet post communionem. » ( Léo IV pap. HomiL CoUeet. conet/. ap. Sinnond, t. XXI^ p. 570.) -r- « In sacristiis seu sacrariis, aut juzta attaure m^jus, ait locus pneparatus ad infùndendam aquam ablutionls corporattam et Tasorum sacrorum ac manuum, postquam sacrum chrisma, aut oleum . cgtochomenorum vel infirmorum tractaveritis. Ibique pendeat Tas cum aqua aniida^ pro lavandis manibus sacerdotum et aliorum qui rem sanctam et offldtrinum sunt peracturi et prope linteum mundum ad illas abstergen- 9 (Pontifie. Roman.) t One ordonnance du chapitre de Paris, en date du 25 juin 1328, prescrivait margnilliers de mettre de Feau dans le yestiaire, afin que le célébrant et sw assistants pussent se laver les mains ayant la grand*messe : c Item, aqDim in revestiario, nbi indicti ad magnam missam manus suas layant, taMntur (matricularii) ponere. » (Guérard. Cartuiaire dt Noire-Dame de Paris^ m, p. 418.)

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S()uillure corporelle, mais aussi la pureté de r&me : « Da, Domine, virtutem manibus meis ad abstergendam omnem

maculam, ut sine poUutione mentis et corporis valeam tibi

servire. »

C'est cette double pureté sur laquelle insistent constamment les inscriptions gravées en avant des fontaines, afin que le prêtre ait sous les yeux un avertissement salutaire, lorsqu'il se lave les mains.

Je ferai certainement plaisir au lecteur en lui copiant quelques unes do ces épigraphf3s gracieuses.

Le monastère de S. Honorât, dans Tlle de Lérins, a conservé, sous une des étroites fenêtres du cloître, la piscine où les moines selavaiejit les mains, avant de prendre leur repas. C'est un tombeau antique, de la belle époque romaine, que Ton a transformé en fontaine. Au dessus se lisent les deux hexamètres suivants, écrits en longues majuscules sur une large bande de pierre calcaire :

XPE TVA DEXTRA QVE MVNDAT ET INTV8 ET EXTRA INTERIVS MVNDARE QVOD HEG NEQVIT VNDA *.

Quoique rédigés pour un autre but, ces deux vers sont parfaitement appropriés à une fontaine d'église. Au Spirito santo de Ravenne (xv" siècle) :

QVI LOTVS EST MANVS TANTVM LAVET

Le lavoir de la sacristie de Santa Maria Novella, à Florence, est une déliciouso faïence de Luca dalla Robbia. Un harmonieux distique latin invite le prêtre à s'y laver avant de monter à Tautel^ afin qu'il ne touche pas aux choses saintes avec des mains souillées :

« Aev. de Fart chrét., 1870, p. 190.

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