D. HIERON
DE SEPT : ECGL.
GRADIBVS
^6 pas condamner quelqu'un sans Tentendro préalable* int, pour avoir sa justification ou recueillir les aveux qui ifirment sa culpabilité^ est un de ces axiomes de droit qu'il nble inutile de rappeler et surtout de mettre en évidence.
pourtant que de jugements précipités, que de sentences iniitenables si l'on ne prend cette précaution élémentaire, qui enlève pas le coupable au châtiment, mais ne fait que re- 'der sa peine I L'Écriture a raison de conseiller la lenteur and il s'agit de faire sentir à un inférieur l'eiTet d'une coe même motivée : Tardus ad iram\ l. La chapelle particulière, qui ne sert qu'à Tévêque et où S. Sacrement n'est pas conservé, a un autel, semblable à jx déjà décrits pour les chapelles latérales de l'église ; plus
coCTre pour les ornements et un prie-dieu avec fauteuil ur la préparation et Taction de grâces. Cet agenouilloir est *rètu, selon le temps, d'une couverture verte ou violette >uge ou violette pour un cardinal) ; on le place soit au mîu, soit sur un des côtés, où souvent il gêne moins. Il convient que, comme décoration, on y peigne les saints 3ques du diocèse, ainsi qu'on le voit à Bénéveut. La croix archiépiscopale se conserve à demeure dans cette apelle, à la droite de Tautel, si l'Ordinaire est archevêque ; lis rien n'autorise à faire parader ni la croix ni la crosse is un dais, eu quelqu'autre endroit que ce soit. 5- L'appartement personnel exige une bibliothèque et un reau de travail, une chambre à coucher et un cabinet. 5. La représentation requiert trois pièces : un vestibule, une le du trône et une grande salle.
^.u vestibule, les portières sont armoriées et sur uq des ;és on élève Tespèce d'autel /ait pour honorer Técusson iscopal. Cet autel comporte : une crédenco vide, garnie de ae verte ; un gradin, peint en vert^avec les armes aux deux uts ; un dossier vert et armorié. Les cardinaux tendent it en rouge et ajoutent un dais. Sl côté pend un coussin et Tombrelle, de couleur verte ou
^igt. S. Jacobi, i, 19.
S04 LIVRE HmntinB.
violette sui vant le temps ot rouge ou violette pour un cardiùal.
Au salon d'honneur, le trône se compose d'un tapis, d*nii fauteuil qu*on retourne tant que Tévéque n*y siège pas ; d*tth dossier et d'un dais ; le tout en laine verte pour révéqaèét en soie rougo pour le cardinal qui, en plus, pend le portrait du pape au dossier et tend le salon entier de damas ronge.
La grande s<nlle, dite aula maximOy est nécessaire pour la tenue des conciles provinciaux et des synodes, certains actes solennels, comme réunions, assemblées diverses, matidatum^ etc. On pourrait encore Tutiliscr fort agréablement pour des concerts spirituels. Benoit XIII, qui a su penser à tout, a fût de la grande sallo de Bénévent, un type achevé, auquel je prends ses trois traits principaux : la vie des évêques, leurs portraits et la carte du diocèse.
A la partie supérieure, sous la voûte, l'écusson porté par chaque évéque est accompagné d'une petite légende latine qui raconte en quelques lignes les dates et les œuvres de son épiscopat. Ces deux cordons tiennent peu de place, mais offrent un puissant intérêt.
Au milieu de la muraille vient la série des portraits.
Enfln, sur la paroi du fond^ s*étale la double carte géographique de la province ecclésiastique et de Tarchi-diocèse.
A Bari, j'ai observé la même ornementation, seulement les cartes géographiques sont de création toute récente. Faites avec beaucoup de goût, elles ne sont pas sèches comme celles de nos allas, mais pittoresquement mouvementées et imagées. C'est un vaste paysage, avec ses montagnes, ses vallées, ses cours d'eau, ses chemins de communication, ses villes et villages. L'une donne la province ecclésiastique de Bari, telle «jii'elle était autrefois, avec ses sièges nombreux : Il n'en reste plus que deux actuellement, les autres ayant été supprimés. La seconile carte est consacrée à une vue générale de l'archi-diocèso, dans son étendue actuelle.
7. Un évôchiî est ordinairement assez vaste pour pouvoir donner une ou deux salles à un musée diocésain, où prendront place successivement toutes les vieilles choses hors
.i* - -»s.- 1 ■ ..•. .'Ti-iJ^.-i.,
LES DÉPBNDANCBS. 205
d'usage, qui sont e^^posées à se pcrdro dans les églises et qui, groupées ensemble, forment un appoint considérable à Thistoire diocésaine. Les évêques ne sauraient trop encourager de pareilles institutions. En cinq ans, J'ai pu fonder le musée eoclésiologique du diocèse d'Angers et renrichir de trois mille objets, la plupart curieux, sinon précieux.
8. Lorsqu'il y a une mense attachée à Tévèché^ les réparations du palais sont à la charge de l'Ordinaire qui, selon le droit ancien, est tenu d'y consacrer le quart de son revenu ^
9. A. l'occasion de la pose de la première pierre de l'évêché de Limoges, l'inscription suivante a été gravée en 1766 sur nne plaque de cuivre :
JOANNEB yEGlDIUS DU GOETLOSQUET,
BPISœPUS LEM0VIGENSI8, KOVAM EPISGOPALËM DOMUM, VRTERI -«DIFIGIO IN RUINAM INGLINANTE, LOGORUM ADJEGTIONB AMPLIFIGATAM, , ADQUKITO ETIAM UBERRIMO FONTE, EXTJRUENDAM SUSCEPIT A FDNDAMENTIS.
8ED IN IPSO CONATU REI INGHOAND^E SERBNISSIMOnUM PRINCIPUM, LUDOVIGI XV NEPOTUM,
INSTITUTION! PRiEPOSITUS, KF NON SINE MAGNO DIOEGESEOS SUiE DESIDERIO,
IN AULAM REVOGATUS, GARISSiMiE SIBI GIVITATIS NUNQUAM IMMEMOR,