HONOR ET GLORIA
Au-dessus de la porte d'entrée, le chef de la famille, qui sans doute était un vieillard, ayant mis ordre à ses affaires ici-bas, ajoute avec Siméon (S. Luc.,11, 29) qu'il n'a plus rien à regretter sur la terre et que « Dieu peut désormais lûsser mourir en paix son serviteur » :
NVNC DIMITTIS 8ERWM
TVVM DOMINE
SEGVNDVM VERBVM TVVM IN PAGE
M. de Louguemar, qui l'a reproduite dans «son Épigraphit du haut Poitou, attribue au xvu' siècle cette sentence morale, qui existe à Civray (Vienne) :
MIEVX. V AVLT. EN TRER. P AVVRE AV. CIEL QVE. RI CEE. EN ENFER
(( La force produit la douceur. » Je ne me rends pas bien compte du motif qui a fait préférer, au xvu* siècle, à un petit bourgeois de la petite ville de Durtal (Maine et Loire), ce texte incomplet du livre des Juges, pour en orner le devant de sa modeste habitation :
DE . FORTI DVLGEDO»
^ « De forti egressa est dulcedo. « (Lib. Judieum, uv, 14.)
Les deux maisons d'Arles fBouches-du-RhdneJ dont j^ai à parler ne remontent pas au-delà du xvn* siècle. L'une dit : « Tout don parfait vient d'en haut, » parole de l'apôtre saint Jacques (i^ 1 7) :
OMNE DONVM PERFBGTVM DESVR8VM EST
Sur l'autre j'ai lu que « le travail ne trompe personne, » car il est toujours suivi de sa récompense :
NVLLI LABOR PALLAX
En 1790, la foi n'était pas perdue de l'autre côté du Rhin et un bourgeois de Borcelte fPrusseJ inscrivait à la façade de, sa maison : « En Dieu tout moû espoir. » ^