‹ Traité pratique de la construction, de l'ameublement et de la décoration des églisesChapitre 80 sur 234 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

LÀ CROIX PECTORÀLB

i. On Domme croix pectorale (et non croix pastorak^ comme on le dit trop souvent en France) la croix qui se porte au cou et pend sur la poitrine, crvxpectoralis.

2. Elle est en or, avec des reliques de saints martyrs à l'intérieur. Les cardinaux et les évèques y ajoutent des pierres précieuses : je citerai^ comme modèle du genre, celle de saint Bonaventurc, conservée à Assise. Les autres indultaires doivent l'avoir non gemmée, suivant Tordre exprès de Pie VU : « Crux pectoralis sine gemma. »

3. Elle pend à un cordon ; ce cordon se termine en arrière par un gland et est muni d'un coulant pour l'arrêter sur le cou. Sa couleur varie suivant le degré hiérarchique du prélat. Ainsi il est on or pour les cardinaux et les patriarches, vert et or pour les évéques*, violet pour les protouotaires, noir et or pour les abbés et les chanoines.

4. La croix est do forme latine, c'est-à-dire que la partie inférieure est plus longue que les croisillons et la tète.

5. Elle se prend sur l'aube, à la messe seulement, après le cordon et avant Tétole, mais jamais sur la chasuble. Le diacre la baise d'abord^ la présente à baiser au prélat et la lui met au cou.

6. Le prélat récite, peiulant ce temps, cette prière qui l'avertit de penser à la passion et au triomphe des martyrs et lui fait demander à Dieu lo secours du signe de la croix contre les embûches de ses ennemis :

« Munire digneris me, Domine Jesu Christe, ab omnibus insidiis inimicorum omnium signo sanctissimœ crucis tuas ac concedere digneris mihi indigne serve tuo ut, sicut han«

) « Une petite croix d*or... avec un cordon vert. » {Spolium de Mgr dlogHimbert, évêque de Carpentras, en 1758.^

crocem sanctorum tuorum reliquiis refertam ante peclni meam teneo, sic semper mente retineam et memoriam pas. rionis et sanctorum victorias martyrum. »

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