LE MANIPULE
1. Le manipule était, à l’origine, un linge qui se tenait à la main, comme le nom l’indique.
Actuellement, lé prêtre, le diacre et le sous-diacre le portent à l’avant bras gauche, pour la messe seulement.
2. En le donnant au sous cliacre comme marque de ses fonctions, l’évêque lui dit qu’il doit y voir le symbole des fruits que produiront ses bonnes œuvres :
« Tune manipulum in sinistrum brachium ,
cuilibet dicens : Accipe manipulum per quem designantur fructus bonorum operum. »
3. Le prêtre le prend après le cordon et avant l’étole : il baise d’abord la croix du dessus2 ; puis, en le passant au bras, récite cette prière, où il le compare, par un jeu de mots, à une gerbe péniblement ramassée, mais qui méritera une récompense au ciel par suite du devoir accompli : « Merear, Domine, portare manipulum fletus et doloris, ut cum exultatione recipiam mercedem laboris. »
4. Le manipule, comme aspect général, n’est qu’une étole réduite. Il se conforme donc aux mêmes règles qu’elle, tant pour la coupe que pour l’ornementation. On y ajoute, au sommet et en dessous, un double cordon pour l’attacher sous le
1 « Utrum in administraudo sacramento baptismi licite sacerdos uti possit stola bicolori, ex una parte violacea et ex altéra alba, juxta opportun itatem ex ea parte invertenda, quæ colorera præferat a Rituali præscriptnra? S. R. G. resp.: Affirmative. >> (in Tarnovien., 2fi mart. 1859.)
2 « Sacerdos accipit manipulum, osculatur crucem in medio et imponit brachio sinistro. » (Rubr. Missal.)
bras, ce que fait le servant de messe et, en avant, à la hau- j teur de la croix, une petite houppe d’or ou de soie jaune qui rapproche les deux côtés.
Dimensions : longueur totale, sans la frange : 0,97 c ; largeur, en haut : 0,10 c ; à la palette : 0,22 c ; longueur de la palette, sans la frange : 0,20 c.
L’usage français, qui emploie une épingle pour assujétir le manipule au bras, est très-incommode et à la longue l’aube se déchire en cet endroit.
S. A la messe pontificale, le sous-diacre tient le manipule plié dans l’évangéliaire et l’évèque ne le prend qu’à Indulgentiam 1 2 ; de même aux messes basses.