CHAPITRE XII
l’écharpe
1. Il y a trois sortes d’écharpes : celle du sous-diacre, celle de l’officiant et celle du notable.
2. Le sous-diacre prend une écharpe de la couleur du jour, à la messe solennelle, de l’offertoire au Pater \ pour tenir la patène ou pour présenter à l’évêque ses bas et ses sandales2.
3. L’officiant, aux processions et bénédictions du S. Sacrement, ainsi que pour porter le saint viatique, s’enveloppe dans une écharpe blanche 3.
Elle est également nécessaire, mais de la couleur du jour, pour le personnage de distinction qui donne à laver à l’évêque 4.
1 « Subdiacono... ponit in dextra manu patenam quam cooperit extremitate veli ab ejus bumero pendentis. » ( Rubr . Missal.) — « Accipit de manu diaconi patenam, quam veli extremitate, adjuvante cæremoniario, contegit. » ( Cær . episc ., lib. I, cap. x, n. 6.) — « Extenso sibi, adjuvantibus acolytbis, circa humeros vélo serico, quo calix, patena et alia super mensa cooperiabantur, ita ut a latere dextero longius pendeat, accipit manu sinistra calicem cum patena... eaque omnia longiori ilia parte veli cooperit. » ( Ibid ., n. 5J
2 « Affert illi (episcopo) caligas et sandalia, ex credentia sumpta, quæ portât super baeili vel super vélo, alio vélo serico cooperta. » (Ibid., n. 2.)
8 « Vélum sericum album, amplum, auratum seu perpulcbre ornatum, ponendum super humeros episcopi, dum Sacramentum portabit. » {Ibid., lib. II, cap. xxxiii, n. 14.J — « Vélum... magnum et amplum, quod circum humeros episcopi ponetur, dum Sacramentum portabit. » {Ibid., cap. xxm, n. 3.) __ « Diaconus oblongum ac decens vélum circumponit scapulis sacerdotis, qui parte veli ante pectus pendente, utraque manu cooperta, ostensorium seu tabernaculum... suscipit. » (Rit. Rom.) — « Ipse vero sacerdos, imposito sibi prius ab utroque humero oblongo vélo decenti, utraque manu accipiat vas cum Sacramento. » {Ibid.)
4 u Si celebrans esset S. R. E. cardinalis vel archiepiscopus aut episcopus valde insignis, possent ad hujusmodi ministerium abiutionis manuum ipsius
LES ORNEMENTS
4. Avant la messe, on l’étend déployée sur la crédence et elle couvre alors tout ce que celle-ci contient’. Pour la bénédiction, au contraire, on la tient pliée au même endroit.
Les écharpes du notable et du sous-diacre, à l’office pontifical, sont aussi pliées et déposées sur la crédence.
o. Ces dernières sont entièrement unies et simplement garnies tout autour d’une petite dentelle d’or.
Les autres sont plus ornées et généralement, au milieu du dos, on voit un monogramme du Nom de Jésus, entouré d’une auréole à longs rayons.
6. L’étoffe est souple, afin qu’on puisse facilement saisir et envelopper l’objet porté. Les écharpes françaises sont si raides qu’on a été obligé d’ajouter sur les côtés deux poignées aussi affreuses qu’incommodes. A Rome, il n’y a même pas de doublure.
Nos écharpes sont étriquées faute d’ampleur. Celles de Rome, qui drapent parfaitement, ont une longueur de 2m, 80 c à trois mètres et une largeur de 0, 90 c. à un mètre.
7. Il faut encore deux écharpes unies, l’une blanche, l’autre verte pour les diacres qui, le Jeudi-Saint, portent, de la sacristie au chœur, les ampoules du Saint- Chrême et de l’huile des catéchumènes 2.
celebrantis invitari aliqui ex magistratu, vel proceribus et nobilibus viris illius civitatis, qui vélo serico circum spatulam extenso, duas argenteas
lances extremitate ejusdem veli coopertas. » (Cær. episc., lib. I, cap. xi,
1 « Eaque omnia cooperientur vélo pulchriori quo uti debebit subdiaconus, cum patenam tenebit. » (Ibid., cap. xn, n. 10.J
2 « Duas mappulas mundas sive vêla pro diaconis qui ampullas oleorum pro chrismate et oleo catechumenorum de sacristia ad cborum portare debent. » (Pontif. Rom.)