LE MANUTERGE
1. Le manuterge, selon son étymologie, désigne le linge avec lequel le prêtre s’essuie les doigts au lavabo.
2. 11 accompagne les bureites et se place, non à leur sommet pour les couvrir, mais sur le plateau ou sur la crédence i.
Le servant ne le tient pas sur le bras, mais l’étend au coin de 1 épitre, ayant soin de relever un peu le milieu pour que le prêtre le prenne plus commodément.
3. Le prêtre, à l’aller et au retour, ne doit pas l’avoir sur son calice 2.
4. Le manuterge ne se bénit pas. Quoiqu’il soit d’usage do le faire en toile, le coton n’est pas strictement prohibé.
5. A l’ordination, l’archidiacre fait toucher au sous-diacre les burettes, le bassin et le manuterge : « Archidiaconus aecipit et tradit eis urceolos cum vino et aqua ac bacile cum manutergio, quæ omnia similiter tangere débet. » (Pontif. Rom.)
1 « Ampullæ vitreæ vini et aquæ, cum pelvicula et manutergio mundo in fenestella seu in parva mensa « {Ruhr. Miss.)
2 « An sacerdotibus liceat deferre manutergium supra calicem tam eundo, quam redeundo ab altari? S. R. G. resp.: Non licere. » (1 sept. 1703, in Pisauren.)
LA LINGERIE,