Titres honorifiques
Urbain VIII, en 1630, réserva aux cardinaux, aux trois archevêques électeurs du Saint Empire Romain et au Grand- Maître de Malte, le titre d 'Eminence et d 'Eminentissime, avec défense d’en prendre d’autres. Innocent X, son successeur* confirma ce décret. "
Comme les cardinaux sont tous princes, on peut les qualifier Eminentissime Prince . S’ils appartenaient à une famille de Souverains, on devrait dire Eminence Impériale ou Royale.
Le titre de Monseigneur étant exclusivement affecté à la prélature, ce serait rabaisser les cardinaux que de le leur attribuer. On doit donc les appeler Monsieur le cardinal.
La suscription d’une lettre sera ainsi conçue : A Son Eminence Révérendissime Monsieur le cardinal N. La lettre commencera par ces mots : Eminentissime Prince ou Eminence Révérendissime et finira par ceux-ci : Je baise humblement votre pourpre sacrée.
Les cardinaux, dans leur signature, mettent toujours leur titre honorifique entre le nom de baptême et celui de famille ; par exemple, Jacques cardinal Antonelli. S’ils sont de l’ordre des évêques, ils font précéder le nom de leur diocèse ; ainsi, Constantin y évêque d'Ostie et Velletri , cardinal Patrizzi.
Dans les en-tête, ils mettent : Constantin , par la miséricorde divine évêque d Ostie, cardinal Patrizzi , parce qu’ils arrivent à l’épiscopat par droit d’ancienneté et non par la grâce du Saint Siège.
Si un cardinal-prêtre est en même temps archevêque ou évêque d’un diocèse non suburbicaire, il signe de cette sorte : dans le diocèse : Joachim , cardinal archevêque ; hors du diocèse : Joachim , cardinal Pecci , archevêque de Pérouse.
Les cardinaux sont toujours dits « de la sainte Eglise Romaine, » Sanctæ Romanæ Ecclesiæ , ce qui s’abrége ainsi : S. R. E.