‹ Traité pratique de la construction, de l'ameublement et de la décoration des églises, selon les règles canoniques et les traditions romaines, avec un appendice sur le costume ecclésiastiqueChapitre 202 sur 244 · Titres honorifiques · texte numérisé non relu

Titres honorifiques

Urbain VIII, en 1630, réserva aux cardinaux, aux trois archevêques électeurs du Saint Empire Romain et au Grand- Maître de Malte, le titre d 'Eminence et d 'Eminentissime, avec défense d’en prendre d’autres. Innocent X, son successeur* confirma ce décret. "

Comme les cardinaux sont tous princes, on peut les qualifier Eminentissime Prince . S’ils appartenaient à une famille de Souverains, on devrait dire Eminence Impériale ou Royale.

Le titre de Monseigneur étant exclusivement affecté à la prélature, ce serait rabaisser les cardinaux que de le leur attribuer. On doit donc les appeler Monsieur le cardinal.

La suscription d’une lettre sera ainsi conçue : A Son Eminence Révérendissime Monsieur le cardinal N. La lettre commencera par ces mots : Eminentissime Prince ou Eminence Révérendissime et finira par ceux-ci : Je baise humblement votre pourpre sacrée.

Les cardinaux, dans leur signature, mettent toujours leur titre honorifique entre le nom de baptême et celui de famille ; par exemple, Jacques cardinal Antonelli. S’ils sont de l’ordre des évêques, ils font précéder le nom de leur diocèse ; ainsi, Constantin y évêque d'Ostie et Velletri , cardinal Patrizzi.

Dans les en-tête, ils mettent : Constantin , par la miséricorde divine évêque d Ostie, cardinal Patrizzi , parce qu’ils arrivent à l’épiscopat par droit d’ancienneté et non par la grâce du Saint Siège.

Si un cardinal-prêtre est en même temps archevêque ou évêque d’un diocèse non suburbicaire, il signe de cette sorte : dans le diocèse : Joachim , cardinal archevêque ; hors du diocèse : Joachim , cardinal Pecci , archevêque de Pérouse.

Les cardinaux sont toujours dits « de la sainte Eglise Romaine, » Sanctæ Romanæ Ecclesiæ , ce qui s’abrége ainsi : S. R. E.

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