‹ Traité pratique de la construction, de l'ameublement et de la décoration des églises, selon les règles canoniques et les traditions romaines, avec un appendice sur le costume ecclésiastiqueChapitre 205 sur 244 · Costume ordinaire · texte numérisé non relu

Costume ordinaire

Le costume que nous allons décrire, ainsi que les suivants, concerne indistinctement les différents ordres de la hiérarchie épiscopale, tels que les patriarches et primats, les archevêques et les évêques.

Les évêques portent habituellement dans leur palais des souliers noirs à boucles d’or, des bas violets, une simarre noire à boutons, boutonnières, passe-poils et doublure de soie amarante ; la croix pectorale en or, suspendue à une chaîne de même métal 1 ; l’anneau avec pierre précieuse au chaton 2

1 La croix est un usage moderne dans l’Eglise : aussi le Cérémonial des évêques n’en parle-t-il pas. Un manuscrit de la Bibliothèque nationale de Paris, écrit au siècle dernier et consacré à des consultations canoniques, en rapporte ainsi l’origine : « C’est un usage particulier à la France que les évêques portent la croix avec leur habit ordinaire. Il n’y a même été introduit qu’au commencement du siècle dernier. Un évêque ayant été maltraité à une porte du Louvre par ceux qui avaient ordre de la garder, Henri IV dit aux évêques de porter une croix qui pût faire connaître leur dignité, afin qu’un pareil accident n’arrivât point. »

» La semaine liturgique du diocèse de Poitiers , dans son n° du U janvier

et un cercle de brillants; le col violet, recouvert en partie par un collet de toile blanche et enfin la calotte violette1.

La soutane est en drap, l’hiver et en mérinos, l'été.

S’ils font une visite sans cérémonie, ou sortent simplement en ville, ils ajoutent à ce costume une ceinture violette, fran- \ gée de la meme couleur, un large manteau de soie violette et un chapeau entouré d’un cordon vert. En hiver, pour se pré- ) server du froid, ils se couvrent les épaules d’un manteau en drap noir ou violet, à volonté.

Le costume d’étiquette ne diffère du précédent que par la soutane sans queue, qui remplace la simarre.

Page 1