LA COUR INTÉRIEURE
1. Quand une sacristie n’est pas gênée dans son développement normal, elle comprend dans ses dépendances une petite cour pavée, avec un puits ou fontaine. Cette cour est très-nécessaire en une foule de circonstances, pour laver les linges, étendre et battre les tapis, allumer le réchaud, etc.
Elle contiendra une fontaine ou un puits dont l’eau sera exclusivement affectée aux besoins de l’église. A Saint-Nicolas de Bari, le puits est dans Eéglise même, au bas de la nef ; à la cathédrale d’Amiens, près la chapelle de N. D. de Pitié, on voit remplacement du puits de Sainte Ulphe ; à la cathédrale
LES DÉPENDANCES
d’Angers, il était dans la sacristie et on en a fait une piscine ; à celle de Poitiers, il est au midi et en dehors des murs1.
2. On a découvert à Rome, dans la villa Altoviti, la margelle en marbre blanc d’un puits de ce genre, qui a appartenu à l’église Saint- Marc. Autour est gravée cette inscription, qui le fait remonter au vm° ou ixe siècle : De donis Dei et sancti Mar ci loannes presbyter fie(ri) rogavit. Omnes sitient(es) venite , venite ad aqu(am) et si gais de ista aqua pretium tuleri(t),anathema sit.
3. Sur un des côtés de cette cour, mais le plus loin possible de l’église, on ne peut oublier les lieux d’aisances, complets et, autant que possible, à l’anglaise pour éviter toute odeur fétide : il sera bon aussi d’y avoir constamment de l’eau à discrétion.