‹ Traité pratique de la construction, de l'ameublement et de la décoration des églises, selon les règles canoniques et les traditions romaines, avec un appendice sur le costume ecclésiastiqueChapitre 49 sur 244 · LES HOPITAUX · texte numérisé non relu

LES HOPITAUX

1. Notre langue a établi une différence entre deux mots que l’on fait trop souvent synonimes, mais qui, en réalité, ne le sont pas : Yhospice est un refuge ouvert à l’indigence ou à des besoins passagers, comme un pèlerinage, l’enfantement, etc.; l’ hôpital, au contraire, n’admet que des malades, même à l’état chronique. Tous les deux sont des secours offerts à la misère par la charité .

2. Les inscriptions qui avertissent au dehors de la destination du local, sont de deux sortes : simplement indicatives ou pieuses. Je citerai des unes des autres :

A saint Jérôme des Esclavons, à Rome :

HOSPITALE S. HIERONYMI PEREGRINIS ILLIR(î'm) EXCIPIENDIS

A sainte Marie dell' Anima (xvue siècle) :

XENODOCHIVM BEATAE MARIAE DE ANIMA PAVPERVM PEREGRIN ORVM GERMANORVM SVSTENTATIONI EXTRVGTVM

A Bénévent (1610) :

MISERORVM ÆGROTORVM INO PIÆ AG NEGESSITATI SVBLEVANDÆ

Le cardinal Orsini, comme il résulte de ses procès-verbaux de visites, avait fait inscrire à Bénévent, au-dessus de la porte

1 « Cum rector et collegiales S. Dionysii Areopagitæ in monte Vallis Paradis! extra muros Granatensis civitatis, qui uti seminaristæ in dicto collegio collegialiter vivunt (in quo oratorium et altare S. Dionysio ipsius collegii patrono dicatum habent), dubitarent, an simile oratorium inter probibita comprebendatur? Die il julii 1620, Gongregatio Goncilii censuit non comprehendi. »

de ses deux hôpitaux, selon leur destination : Domus hospitalis pro infirmis ac peregrinis — Hospitium pro peregrinis ; puis il avait fait plaquer cette belle inscription au-dessus de l’entrée de l’hôpital fondé par ses soins dans sa ville métropolitaine : Eospes , ne ambigas a Deo peregrinos amantes amari . Juxta sacras paginas , peregnnum amat Dominus eique victum præbet ac vestitum.

A Gapoue, hôpital général (xvm® siècle) :

VIDE ADMIRA BILEM/DIVIN Æ PROVIDENTIÆ LARGITATEM

A Turin, hôpital saint Jean (xvn° siècle) :

SALUTI PAUPERUM TEMPORALI DIVITUM ÆTERNÆ APERTUM

A Turin, hospicé des Rosines pour les jeunes filles pauvres (xvme siècle) :

LABORE MANIJUM TUARUM MANDUGABIS PSALM. 127

A l’hôpital de saint Jean Calybite, le Sauveur adresse cette parole aux visiteurs :

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