LES BAS
1 . La rubrique nomme caligæ le vêtement affecté aux j: et aux jambes, que le moyen âge appelait bas-de-chau , mot spécial dont le langage moderne n’a gardé que la mière moitié.
2. Les bas sont en soie, de la couleur du jour, blanc, roi vert ou violet. On ne les prend pas, en signe de tristesse, offices funèbres.
3. Ils se mettent par-dessus les bas ordinaires, don n’ont ni le tissu ni la forme. Ce sont des espèces de housi en étoffe tissée et non tricotée, ayant un pied uni, une ja large et, à la partie supérieure, deux cordons terminés des houppes pour les attacher au-dessus du genou.
4. Les bas des abbés, des protonotaires et des chanc sont en étoffe unie et sans broderies : les cordons et hou sont en soie. Les évêques les portent en étoffe lamée d’or,
LES PONTIFICAUX
galons de même et sans croix, malgré Fusage français. Seuls le pape et les cardinaux ont droit de les orner de broderies d’or.
5. Les bas se prennent à la sacristie ou dans le sanctuaire. En même temps, le prélat qui les reçoit dit cette prière, qui en montre le symbolisme :
« Calcea, Domine, pedes meos in præparatione Evangelii pacis, et protégé me in velamento alarum tuarum. »
Les bas signifient donc la protection accordée par Dieu au prélat, qui se tient ainsi prêt à annoncer l’Évangile.
6. Les bas sont réservés à la messe solennelle et, sous aucun prétexte, ils ne peuvent figurer aux autres fonctions. Le sous-diacre les porte au cardinal ou à l’évêque officiant sur un bassin d’or ou d’argent, suivant le degré de la hiérarchie et couverts d’un voile de soie unie, bordé d’or et de la couleur du jour. Lui-même a sur les épaules un voile huméral de couleur analogue. Aidé d’un ou deux familiers et à genoux, abrité, s’il y a lieu, par la cappa étendue au-dessus de lui, il chausse d’abord le pied droit, puis le pied gauche.
Ce cérémonial n’est pas usité pour les indultaires qui prennent les bas à la sacristie.