LIBRAIRIE E. SAVY
2i, nUE HAUTEEEUILIÆ.
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AVANT-PROPOS
I^’ouvrage dont nous entreprenons aujourd’hui la publication a un but bien déterminé, que son titre indique suflîsamment. L’origine des substances médicinales, les |)rincipes actifs qu’elles renferment y sont simplement mentionnés, et l’attention y est concentrée sur un point spécial, mais qui est assurément le plus important de la matière médicale : la recherche des caractères qui servent soit à grouper entre elles, soit à distinguer les unes des autres les drogues simples, à l’état où elles sont employées dans les pharmacies. Le livre est donc établi sur un terrain pratique, d’où toute discussion purement théorique a été volontairement écartée.
Ce n’est pas à dire cependant que la science n’y ait pas sa place marquée. Les caractères vraiment utiles sont évidemment ceux qui peuvent conduire le plus directement et le plus sûrement à une détermination rigoureuse. Or, il n’en est pas, à notre avis, qui remplissent mieux ce but, que ceux que nous fournissent les procédés scientifiques suivis par les naturalistes. C’est dans les résultats des recherches botaniques que nous trouverons les caractères importants des substances d’origine végétale, et c’est là que nous irons les chercher. Les signes extérieurs ou purement empiriques ne seront point négligés pour
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cela, mais nous tàciicrons de les mettre à leur véritable place, après ceux qui ])ar leur importance mérileut le premier rang.
11 est vrai que cette méthode nous forcera à recourir à des [)i’océdés uii peu plus compliqués que ceux qu’ou emploie d’ordinaire pour la détermination des drogues simples. Les caractères distinctifs, [)Our des organes tels que les racines, les tiges, les écorces, etc., seront tirés surtout de la structure anatomique de ces organes, et leur reclierclie nécessitera souvent l’emploi delà loupe et même du microscope. Mais, dans l’état actuel de nos connaissances, quel est le pharmacien vraiment à la hauleur de sa })rofession, qui ne sente la nécessité de s’habituer au maniement d’un instrument, dont l’usage n’est ni plus diflicile ni plus délicat que celui du saccharimètre ou de tel autre instrument d’optique, dont il est appelé à se servir fréquemment? — D’ailleurs nous n’abuserons pas de ce moyen : nous ne l’emploierons que dans les cas vraiment utiles, pour mettre en évidence soit les signes caractéristiques d’une substance, soit les parties du médicament qui renferment plus spécialement les principes actifs.
Dans cette étude pratique, nous n’avons voulu comprendre que les drogues simples usuelles, que toute pharmacie complète doit posséder. La liste nous en était naturellement donnée par le Codex, et nous n’avons pas cru pouvoir mieux faire que de l’accepter dans son ensemble, sauf à y ajouter quelques nouveaux médicaments dont s’est enrichie récemment la thérapeutique. Pour rendre plus facile la détermination dos produits, nous avons établi de grandes divisions bien tranchées, et dans chacune de ces divisions nous avons dressé des tableaux qui, mettant en
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relief les caractères distinctifs, permettent d’arriver soit directement, soit par rintermédiairc de groupes secondaires, à chaque substance spéciale.
Des ligures permettent de se rendre compte, autrement que par une description toujours difficile à suivre, soit *ies caractères extérieurs, soit surtout de la structure anatomique des drogues simples. Le plus grand nombre a été dessiné par M. Faguet sur des préparations microscopi(jues et des échantillons types de l’École de Pharmacie de Paris.
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