MERCURIALE
cie ; c’est la Mercuriale officinale. On la trouve clans les lieux cultivés, et on la cueille entière, au moment de la lloraison.
C’est une plante de 20 30 centimètres de haut, dont la tige
herbacée, lisse, est épaissie aux nœuds et rameuse vers le haut. Les feuilles sont opposées, d’un vert pâle, pétiolées, ovales lancéolées, obtuses, arrondies â la base, crénelées et linement ciliées sur le bord, glabres sur les faces.
L’espèce est dioïque et donne des échantillons d’aspect différent, suivant ciu’ils sont mâles ou femelles. Dans les mâles, on voit à l’aisselle des feuilles supérieures de longues inflorescences, dépassant les feuilles et formées d’un axe filiforme qui porte des petits glomérules de fleurs très-simples à calice quadripartite et à 8-12 étamines. Dans les femelles, ces inflorescences allongées n’existent pas et on voit tout simplement des fleurs solitaires ou géminées, presque sessiles à l’aisselle des feuilles. Un calice très-simple, une capsule didyme hérissée de pointes vertes, à 2 styles divergents, composent ces petites fleurs trèscaractéristiques.
La plante a une odeur spéciale et peu agréable, et une saveur amère et âpre.
Elle contient une substance qui se colore en bleu, par l’exposition à l’air; en outre un alcaloïde, qu’on a nommé mcrcurialine, et qui a été découvert par Heichart en 1863 (1).
La .Uercurialc viracc se distingue de la précédente par ses tiges simples et nues supérieurement; par ses feuilles d’un vert foncé, bleuissant très-fort par la dessiccation; par scs fleurs femelles assez longuement pédonculées.
Elle contient les mômes principes que la précédente, et est môme plus fortement purgative.
(1) Chcmie Ccntralblatt, 18G.3 — G j. — Archives de pharmacie, CLXXXVI, 55.
DES HERBES. — URTICEES.