LICHEN D’ISLANDE
La coupe du Cetraria Islandica montre la structure suivante {fig. 19). Au milieu, se trouve une zone {fig. 19, c) qui est formée de nombreuses cellules tubuleuses, ramifiées, lâchement unies entre elles et laissant de nombreuses lacunes remplies d’air.
De chaque côté de cette partie centrale, s’étend une zone {fig. 19, b) de cellules fort allongées parallèlement aux faces du lichen, formant entre elles un feutre épais e t dense.
C’est entre ces deux zones et la moelle centrale que se trouvent surtout les grosses cellules ver- • dâtres, que l’on appelle gonidies {fg. 19, g) : elles y sont isolées les unes des autres. Enfin plus extérieurement et sur chaque face une couche {fg. 19, a) de cellules arrondies ou polyédriques, à parois épaisses, à cavité intérieure rétrécie. Si on touche ces diverses parties avec l’acide sulfurique d’abord, avec l’iode ensuite, on voit les couches extérieures jaunir; les couches feutrées devenir d’un bleu violet; les gonidies prendre une couleur brune. Le chlorure de zinc iodé produit des colorations semblables.
Les principes importants contenus dans ces diverses parties et qui donnent au Lichen d’Islande ses propriétés et ses caractères sont :
1° La Lichénine, de la nature des substances amylacées, colorable en bleu par l’iode, après traitement par l’acide sulfurique, et qui doit surtout se rencontrer, d’après la coloration que nous avons indiquée ci-dessus, dans la zone feutrée: c’est l’élément principal de la gelée du lichen; 2° la matière amère, qui est Vacide cétrmdqiie. On a également signalé un autre
Firj. 10.
Fig. 19. — Coupe longitudinale d’une fronde du lichen d’Islande. Pla>ciiox. — Drogues simples.
DES CRYPTOGAMES CELLULAIRES. — LICIIEIS’S
acide gras, acide lichenstéarique, d’une saveur non point amère, mais très-âcre (1).