‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 266 sur 580 · COQUE DU LEVANT · texte numérisé non relu

COQUE DU LEVANT

la partie concave du rein, ils portent soit un petit pédoncule, soit une dépression circulaire correspondant à l’insertion de ce pédoncule. Au-dessus de la concavité et à peu près sur la même verticale que le point d’attache, se trouve un petit tubercule conique, correspondant h l’insertion du style.

Le petit drupe a un brou très-mince, sec, recouvrant un petit noyau blanchûtre, peu épais, formé de cellules pierreuses. Les bords de la feuille carpellaire, qui forment ces parois, se replient fortement en dedans, au niveau de la concavité du fruit, de manière à former un placenta, qui pénètre dans l’intérieur de la loge en restant rétréci à la base, et s’élargissant et se dilatant à son sommet. La graine, qui remplit l’intérieur du fruit, se moule par sa partie interne sur ce placenta et l’entoure de toutes parts. Elle est formée d’une mince enveloppe et d’une amande huileuse, composée elle-même d’un gros albumen et d’un embryon, de forme particulière. La radicule est placée dans la partie supérieure de la graine ; deux cotylédons allongés, qu’on a comparés aux deux branches d’un forceps, se détachent de cette radicule et vont en divergeant se placer chacun d’un côté du gros placenta, au milieu de l’albumen qui les enveloppe complètement.

Cette amande est amère et contient, dans des cellules polyédriques ou cubiques à parois minces, des cristaux d’une matière grasse et peut-être aussi du principe actif amer et vénéneux qu’on a nommé picrotoxine , et qui ne se trouve que dans cette portion. Le péricarpe du fruit, qui est vomitif, contient une substance différente, la ménispermine^ qui paraît être un alcaloïde, et en outre la par aménisper mine. Ces deux derniers principes paraissent n’avoir pas beaucoup d’action sur l’organisme.

DES FRUITS

BERBÉRIDÉES.

REIIBEUIDEES.

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