NARD INDIEN
Spica-nard. — Nardus indica seu Spica Nardi. Radix Nai'divera.
Le i\'arii in€iicii est le ihizome, recouvert des débris de feuilles radicales, du Nardostachys Jalamansi D. G., plante des Indes Orientales.
Dans le commerce, ce Nard se présente sous forme d’un paquet de libres brunâtres, oblongues ou fusiformes, de 7 à 8 centimètres de long sur 1 de large.
Si l’on écarte le lacis de fibres, on s’aperçoit qu’elles forment à elles seules presque toute la substance ; le rhizome auquel elles s’insèrent est en effet très-court et très-peu épais, de 3 ou 4 millimètres environ, et souvent même ce rhizome tombe en poussière, détruit par les insectes. Les fibres qui se détachent de cette petite souche ne sont pas autre chose que le squelette des feuilles radiales, composé de nervures anastomosées et formant des mailles élroites. Le rhizome ne se trouve qu’à la portion inférieure du paquet ; il présente sur sa coupe transversale une mince écorce, et au milieu une moelle centrale; entre les deux, un certain nombre de faisceaux fibro-vasculaires séparés par des rayons médullaires larges.
Le Nard a une odeur qui rappelle à la fois celle de la Valériane et celle du Patchouly. Cette odeur est forte et persistante.
Il ne faut pas confondre le vrai Nard indien avec les faux Nards de l’Inde^ qui ont du reste un aspect différent : on les connaît sous le nom de Na7‘d radicanl et à&Nard foliacé. Ces Nards sont formés de rhizomes allongés, le plus souvent ramifiés et
RHIZOME D’ARNICA.
couverts soit de fibres grossières brunâtres, et d’un certain nombre de racines adventives ; soit de véritables feuilles allongées, du milieu desquelles sortent les fibres radicales. Ces deux Nards ne paraissent être que deux états d’une même plante : le lyai'd radicant étant le Nard foliacé plus avancé en âge, dans lequel le parenchyme des feuilles a disparu et laissé vides les intervalles des nervures. L’espèce qui produit ces substances est encore inconnue; on l’a rapportée avec doute â un Nardostachys la structure des rhizomes, aussi bien que des feuilles, semble contredire une pareille assimilation, et doit faire rapporter le faux Nard à une Monocotylédone (1).
COMPOSÉES