‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 540 sur 580 · ARISTOLOCHES · texte numérisé non relu

ARISTOLOCHES

OOR

La coupe transversale montre une structure bien caractéristique {fig. 266) : au-dessous de la ligne mince del’écorce externe, se trouve un tissu homogène d’un rouge cannelle, sur lequel tranche seulement une ligne ellipsoïdale pointillée, formée de faisceaux très-minces tantôt foncés, tantôt blanchâtres. Cette ligne est à la distance d’un millimétré environ de la circonférence extérieure.

Le microscope montre {fig. 267) : dans l’écorce tout à fait extérieure, des cellules subéreuses s brunâtres, allongées dans le sens tangentiel; au-dessous un parenchyme/) de cellules, d’abord largement étendues dans le sens de la circonférence, devenant ensuite plus grandes et presque arrondies. Ce parenchyme se continue jusqu’au centre même du rhizome. Il contient, dans ses cellules, des grains de fécule, ovoïdes ou disciformes, de 0,02 mill. environ de diamètre; de la matière colorante brunrouge, enfin de nombreux cristaux en étoile d’oxalate de chaux.

Les faisceaux /?, fb, qui se trouvent au milieu de ce parenchyme ont une forme ovoïde et sont coupés en deux parties par une ligne de cambium (c). A la partie interne sont des vaisseaux d’un diamètre moyen, mêlé des cellules ligneuses fl. De l’autre côté sont des fibres libériennes accumulées, représentant la partie interne de l’écorce {t.f).

La Bistorte a une saveur astringente. Elle contient du tannin et de l’amidon.

ARISTOLOCniÉES.

li)-:2. .VIIISTOLOCHES.

Les Aristoloches fournissent à la matière médicale un grand nombre de souches souterraines, souvent improprement appelées racines. De ces souches les unes sont cylindriques, plus ou moins minces, et garnies d’un nombre considérable de racinesadventives, c’est le cas des Aristoloches Serpentaires^ de V Aristoloche Clématite et de diverses espèces américaines, connues sous le

HIIIZOMES.

ARISTOLOCIIIEES.

r.oi

nom de Racines de Mil-Bomens, qui rentrent dans les Guaco du commerce. Toutes ces racines contiennent dans leur parenchyme et môme dans leur liber une quantité assez considérable de fécule en petits grains généralement arrondis. Parfois celte fécule prend des proportions prédominantes ; elle gorge la souche qui devient alors une sorte de tubérosité, soit napiforme {Ar. longa), soit irrégulièrement arrondie (dr. rotunda). Mais dans toutes ces souches, è quelque forme qu’elles appartiennent, on peut constater une structure spéciale qui les fait facilement reconnaître. Au-dessous d'une partie corticale, formée du suber (parfois développé en véritable liège comme dans l’Arfs^o/ocAm cymbifera Mart.), d’une couche herl)acée et d’un liber contenant tous deux de l’amidon, se trouvent des couches ligneuses rendues poreuses par l’ouverture de gros vaisseaux. Ces parties ligneuses sontdisposées en faisceaux cunéiformes assez irréguliers, rayonnant en éventail, séparés entre eux par des rayons médullaires qui font communiquer largement la moelle centrale et l’écorce. Des grains de fécule se trouvent également dans ces rayons et dans le parenchyme central qui forme la moelle. Cette organisation qui se voit très-aisément à l’œil nu dans les diverses espèces américaines (A. grandifloraGom.^ A. cymbifera Mart.) est trèsévidente aussi dans notre Aristoloche Clématite; la loupe et le microscope la montrent parfaitement dans les Serpentaires d’Amérique : enfin elle est indiquée, d’une manière très-suffisante, dans les A^'istoloches à rhizomes tubéreux. Ajoutons que toutes les Aristoloches ont une odeur extrêmement développée, rappelant parfois celle du camphre, mais le plus souvent tout à fait sui generis. Cette odeur indique nettement les rapports de ces diverses espèces entre elles.

Le tableau suivant permettra de distinguer les substances dont nous venons d’indiquer les caractères communs :

A. Rhizomes non tubéreux.

Rhizomes de l.i grosseur d’une plu-

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