ABSINTHE MARITIME
C’est VArtemisia marilima L., cjui fournit les sommités connues sous ce nom. Elle croît sur les plages de l’océan Atlantic|ue depuis l’Espagne juscju’en Angleterre, en Irlande et en Écosse.
On la distingue dans les droguiers â sa tige et à ses feuilles blanches tomenteuses sur les deux faces. Ses feuilles très-menues sont bipinnatiséquées, à lanières linéaires, obtuses : les inférieures portent un pétiole auriculé ; les moyennes et les supérieures sont sessiles et auriculées à la base. Les capitules, en général encore en bouton dans les plantes des droguiers, sont portés sur des rameaux latéraux, arqués et réfléchis, et placés à laisselle de bractées plus longues qu’eux. Ils sont trèspetits, tomenteux, à folioles concaves, inégales.
La plante entière a une odeur aromatique assez douce, se rapprochant de celle de la Mélisse, et une saveur rappelant, par la mastication, celle de l’Absinthe.
3o. AURONE DES CHAMPS.
Armoise rouge. — Ilerba Artemisiæ rubrœ.
V A7't€7nisia ca7npest7'is L., plante commune de nos champs, a des tiges diffuses, dont les feuilles caulinaires, moyennes et supérieures, les seules qu’on ait dans les droguiers, sont sessiles, vertes ou d’un vert grisâtre, bipinnatiséquées, à segments entiers ou bi-trifides, à lanières linéaires, l.es capitules sont brièvement pédiccllés, groupés en petites grappes qui, par leur ensemble, forment une panicule pyramidale à rameaux étalés. L’involucre est ovoïde, à folioles très-inégales, d’un vert jaunâtre.
Plaxcuon. — Drogues simples. 6
DES HERBES. — LOBÉLIACÉES.