BOURRACHE
5 étamines sont cxsertes, à filaments très-courts, ü anthères lancéolées, rapprochées de manière à former un cône au centre
Fig. 42. Fig. 43.
de la fieur. L’ovaire quadrilobé {fig. 42), contient un ovule dans chaque lobe.
La plante fraîche à une odeur légèrement vireuse, et une sa-
veur fade. — Elle contient du mucilage, de la résine, et des sels alcalins, parmi lesquels on remarque surtout le nitrate de potasse.
On emploie quelquefois à la place de la Bourrache les fleurs de Buglosse, et plus rarement celles de Vipérine. Les premières {Anchusa officinalis L.) ont des propriétés à peu près semblables. Elles se distinguent facilement à leurs corolles non rotacées, formées d’un tube droit bien marqué, terminé par un limbe
Fi(j. 42. — Ovaire de la bourrache se ddvcloppant en fruit.
Fig. 43. — Fleur de la bourrache.
44. pistil fendu longitudinalement avec une portion de la corolle et une étamine.
90 DES HERBES. — SCROPHELARINÉES.
oblique à 5 divisions et fermé à la gorge par 5 écailles. Quant à la Vipérine {Echimn vulgare L.), ses fleurs sont encore plus faciles à distinguer de la Bourrache : elles sont en effet irrégulières, tubuleuses, infundibuliformes, assez fortement courbées, sans appendices à la gorge.
SCROPHÜLARINÉES.
Quatre genres principaux de cette famille donnent des plantes fleuries à la matière médicale. Ils sont tous reconnaissables à leurs fleurs plus ou moins irrégulières {fig. 45 a), portant
Fig. 45.
4 étamines didynames (fig. 45 h) ou simplement 2 étamines, et un ovaire à 2 loges pluriovulées, donnant à maturité une capsule {fig. 45 c) biloculaire à placentas axiles.
Leurs différences génériques sont assez tranchées :