‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétaleChapitre 146 sur 331 · I. RÉSINE DE JALAP FUSIFORME · texte numérisé non relu

I. RÉSINE DE JALAP FUSIFORME

Rcsina Jalapœ orizabensis.

La Résine «le Jalap tubéreux est retirée de l’ Ipomæa orizabensis Le Danois, que nous avons déjà étudié plus haut (T. I, page 5-21).

Cette résine, obtenue par les mêmes procédés que la Résine du Jalap tubéreux, se présente aussi dans le commerce en

RÉSINE DE SCAMMONEE.

masses cylindroïdes, tordues en forme de corde. Elle a une couleur d'un rouge foncé. Elle se distingue de la précédente par son odeur parfumée, qui rappelle celle des fruits cuits, et qui devient surtout sensible par la pulvérisation et par sa solubilité complète dans l’éther.

Elle est uniquement composée de Jalapxne.

On a falsifié la résine de Jalap avec d’autres résines : la colophane, la résine d’Agaric, la résine de Gayac. Voici quelques moyens de reconnaître ces falsifications :

La colophane est soluble dans l’essence de térébenthine, qui ne dissout pas la résine de Jalap.

La résine d’Agaric peut être reconnue au moyen de l’éther, qui la dissout complètement; ou encore au moyen d’une petite quantité d’eau bouillante, avec laquelle elle donne un liquide visqueux, coagulable par l’eau froide.

La résine de Gayac a une odeur aromatique, qui se prononce surtout par la chaleur et lorsqu’on enflamme le mélange ; elle prend, sous l’influence de l’acide nitreux, une coloration bleue; ou une coloration rouge, sous l’action de l’acide sulfurique.

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