OLÉO-RÉSINES ET DA L' MES
nom de Térébenthines, soit sous le nom de Uaumes, el beaucoup de produits gardent dans les pharmacies celte dernière désignation, qui de nos jours a pris une signification plus étroite et plus arrêtée. On l’applique en effet aux produits qui contiennent, en même temps que de la résine et de l’essence, une certaine proportion d’acide benzoïque ou cinnamique.
Nous avons fait déjà observer, à propos des résines, combien ces deux groupes de produits sont voisinsl’un delautre et se relient par des intermédiaires, qui rendent bien difficile leur séparation. Nous trouverons, en effet, dans ce chapitre des corps qui ont peut-être une moindre proportion d’essence que certains produits que nous avons déjà indiqués dans le groupe des résines proprement dites. Les Galipots, la Poix de Bourgogne, par exemple, sont des intermédiaires entre les produits résineux des pinstet les térébenthines de ce groupe, et si nous les plaçons à côté de ces dernières, c’est moins à cause de leur composisilion (pie d'un ensemble de caractères qui nous paraît rendre difficile leur séparation. Nous avons, de même, placé dans ce chapitre les Ëlemis, les Tacamaques, que beaucoup d’auteurs ont décrit comme des résines (I).
Les plantes qui donnent les oléo-résines peuvent appartenir à des familles assez diverses. On peut cependant désigner quelques groupes, (pii donnent plus particulièrement ces produits. En tête, les Conifères el les Térébinthacées, dont les sucs oléo-résineux ont plus particulièrement porté le nom de Térébenthines. Puis les Légumineuses et particulièrement les genres Copuifera et Myroxylon, qui donnent soit des oléo-résines, soit de véritables Baumes; ensuite les Balsamilluécs et particulièrement le genre Liquidambar ; enfin les Gut-
(1) Pour toutes ces raisons, nous engageons ii chercher dans le chapitre des Résines, les substances (pie les auteurs ont décrites parfois connue oléo-résines et (pii ne seraient pas comprises dans le chapitre actuel. Par contre, on devra chercher ici certaines substances regardées souvent connue des Résines pures.
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tifères, qui donnent quelques Tacamaqucs. On voit (juc ce sont à peu près les mêmes familles que celles que nous avons indiquées à propos des Résines.
Les substances typiques de celte division sont des produits naturels, qui découlent spontanément ou à la suite d’incisions, des arbres qui les produisent. 11 est cependant quelques produits secondaires, qui résultent du traitement qu’ont subi les matières premières, et qui doivent trouver place ici : ce sont, par exemple, les Goudrons, les Poix liquides, l’Huile deCadc, toutes substances assez complexes, qui résultent d’opérations particulières, que nous aurons à indiquer. Mais ce sont là des exceptions dans le groupe ; les vraies oléo-résines ne sont point des produits de l’art.
Ces oléo-résines se forment dans les organes divers des végétaux; mais ce sont les tiges des arbres ou les grosses branches, qu’on exploite presque toujours, parce que c’est là que l’oléorésine se trouve en grande abondance. Les incisions qu’on fait d’ordinaire pour faciliter l’issue du liquide, sont naturellement plus ou moins profondes suivant les parties du tronc qui fournissent le produit. Tantôt on se contente d’entailler ou de traiter par des procédés divers les couches extérieures, comme dans certains Sapins, ou encore dans le Myroxylon peruiferum Mutis, qui donne lé Baume noir du Pérou; tantôt on pénètre profondément dans le bois, et on se sert d’une tarière pour donner issue au suc, qui se forme dans les couches centrales du tronc.
Les éléments anatomiques, qui renferment l’oléo-résine, sont, dans la plupart des cas, des canauxs écréteurs, analogues à ceux que nous avons indiqués dans l'étude des Gommes résines.
Le développement de ces lacunes intercellulaires est plus ou moins complet suivant l’état des tissus dont elles font partie. Prenons, par exemple, une jeune branche de P inus sylvestris L. {fi (J- 303). Dans le bois de cette branche, qui n’a pas pris un grand accroissement transversal, on trouve des canaux résinières, qui ne sont pas parvenus à leur développement complet.
Plancuos. — Droyv.es simples, t. II. ] X